J'ai commencé mes études de biologie à l'Université de Neuchâtel en Suisse romande au milieu des montagnes enneigées. Ayant dans l'idée fixe déjà depuis plusieurs années de faire de la biologie marine, j'ai quitté mes montagnes pour rejoindre Brest où Yves-Marie Paulet, responsable de la mission MACARBI, a bien voulu me prendre en stage, puis en thèse, pour travailler sur la crépidule, mollusque introduit sur les côtes bretonnes depuis le milieu du XXème siècle. J'ai alors pu allier des recherches en écologie marine avec une de mes passions, la plongée sous-marine. Lors de ma thèse, mes recherches portaient sur l'invasion de ce fameux mollusque dans le but de mieux comprendre les caractères particuliers de cette espèce qui ont fait la réussite de son explosion, notamment en rade de Brest, milieu dans lequel elle est en compétition avec la coquille Saint-Jacques. Environ six mois avant la fin de ma thèse, l'équipe MACARBI initialement constituée m'a alors proposée de la rejoindre pour renforcer le staff plongée sous la condition que j'ai terminé ma thèse avant. J'ai évidemment sauté sur cette proposition (que peut-on faire d'autre quand on vous propose une telle aventure ?) pour mettre les bouchées double pour mettre un point final à ma thèse et, quelques jours plus tard, embarquer sur l'Astrolabe !
Je travaille maintenant comme enseignant-chercheur à l'Université de la Réunion (sur une petite île française de l'hémisphère Sud) et je profite des vacances des étudiants réunionnais pour continuer l'aventure MACARBI 2. Dans ce programme, je travaille plus particulièrement sur la partie physiologie du pétoncle Antarctique et cherche à savoir ce qu'il mange : se nourrit-il d'algues pélagiques (vivant en pleine eau) ou alors d'algues benthiques (vivant sur le sédiment) ?