5 décembre 2007 – Embarquement pour le Sud
Hobart - A peine descendus de l’avion, nous embarquons sur l’Astrolabe,le navire affrété par l’IPEV qui nous conduira jusqu’au continent antarctique. Retrouvailles avec ce vaillant navire, et aussi son patron Xavier que nous connaissons de nos précédentes missions. Retrouvons également Alain, l’homme sans qui MACARBI n’aurait pu exister ; un bosco hors du commun qui a réussi à résoudre avec astuce et bonne humeur une bonne partie des problèmes de travail à la mer entre les glaçons. Formalités de douanes terminées, c’est le départ dans la nuit naissante. A peine dépassés les caps qui protègent la baie de Hobart, la houle nous cueille. Bord sur bord, ce sera le rythme pendant une semaine. En fait dans cette mer australe le régime des vagues est assez chaotique, contrairement à l’idée que l’on s’en fait. Oui une grande ondulation de houle, courant de l’ouest à l’est est bien perceptible, mais elle est recouverte de vagues de différentes directions produites pas des coups de vents locaux. Le résultat est finalement assez irrégulier, et c’est peut-être cette irrégularité là qui ne permet pas à nos corps de vraiment s’immunisés du mal de mer. A propos de coup de vent, c’en est bien un qui nous est tombé dessus dans la nuit de vendredi à samedi. Nous le sentions venir, la chute vertigineuse du baromètre tout au long de la journée de vendredi nous l’avait confirmé. C’est à la nuit tombée qu’il nous a frappé, levant une mer suffisamment forte, pour empêcher tout sommeil. Il fallait voir les mines au petit déjeuner…
Sinon à bord la vie suit son cours, rythmée par les repas. Le reste du temps c’est lecture, ou bien cinéma. Avec ses 300 films le disque dur du bord est bien fourni…Et puis les balades sur le pont, quand le temps le permet, à admirer les albatros, les pétrels et autres puffins nous offrant un magnifique ballet sans fin.
Demain probablement les premiers icebergs, et puis la banquise encore bien en place si nos informations sont bonnes. Promis on vous tient au courant.