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Dans
le Sud de l'Ile des Pétrels, les macarbistes installent leur labo.
Du mât-iono au mât-carbi : le 13 janvier 2006 |
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![]() entre mât-iono et dortoir |
Nous y avons mis nos ordinateurs car c'est là que nous allons régler nos appareils (c'est ce qu'on appelle la calibration) : les thermomètres, les oxymètres (mesure de l'oxygène dissout dans l'eau), les salinomètres (mesure de la salinité), les fluorimètres (mesure de la quantité de chlorophylle pour connaître la quantité d'algue dans l'eau) et les turbidimètres (mesure de la transparence de l'eau pour déterminer la quantité de particules). Ces instruments de mesures sont réunis au sein du même instrument que nous appelons sonde. Ça se présente comme un tube en plastique gris, au bout duquel se trouvent les capteurs. C'est dans le mât-iono que nous pouvons entretenir ce matériel et récupérer les informations que les sondes auront enregistrées durant nos expériences.
![]() Joelle à la filtration |
![]() Yves-Marie à la loupe binoculaire |
C'est également dans le mât-iono que nous effectuons les filtrations d'eau. Tous les deux jours nous prélevons de l'eau de mer devant le labo, et nous la passons sur des petits filtres en fibre de verre qui permettent de recueillir les particules les plus petites pour les étudier. Ces filtres recueillent des particules, comme des algues microscopiques qui peuvent mesurer moins de 0,01 mm ! Pour pouvoir filtrer l'eau sur une si fine passoire, il faut une pompe aspirante. Dans ce petit laboratoire nous avons aussi ce qu'il faut pour examiner les animaux que nous recueillons, pour les peser ainsi que mener des observations précises de la faune et de la flore sous loupe binoculaire. Nous avons apporté de Brest cette loupe afin de photographier les animaux que nous voyons mais également pour les disséquer (c'est-à-dire prélever avec de toutes petites pinces certaines parties de l'animal pour des analyses plus précises en rentrant en France). Nous conserverons les individus dont nous ne connaissons pas le nom dans l'alcool pur. L'IPEV ramènera ces échantillons congelés, déshydratés ou bien dans des liquides conservateurs. A Brest nous travaillerons sur ces échantillons avec des collègues de l'IUEM spécialistes de la reconnaissance des animaux marins. Nous avons apporté une étuve, c'est une armoire que nous pouvons mettre à la température que nous voulons (souvent 40, 60 ou 100°C) Elle nous permet de sécher complètement les filtres après filtration de l'eau de mer, et de sécher les échantillons d'animaux ou de végétaux avant de les peser. La balance de précision a aussi été installée.
Nous avons également effectué dans le mât-iono le montage des enceintes (des sortes de cloches en plexiglass) qui vont contenir les pétoncles pour la mesure de leur respiration et de leur alimentation. Nous allons placer ces enceintes sous l'eau dans la petite baie qui se trouve devant notre laboratoire.
![]() Laurent monte les enceintes |
![]() montage des enceintes |
![]() les variateurs des pompes immergées |
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![]() Les enceintes sous l'eau |
Tout ce matériel est prêt ! Le laboratoire du mât-iono est presque entièrement occupé par notre matériel et c'est pour cela qu'Erwan l'a rebaptisé Mât-carbi
![]() Mât-carbi |
![]() Un phoque s'est invité |
Maintenant il nous faut trouver des pétoncles !