Publications

Cet espace vous présente les publications d'ouvrages et d'articles de professeurs et intervenants du master.

  • Jean-Manuel Warnet, directeur du master : Les laboratoires. Une autre histoire du théâtre.

Paru en 2014 aux éditions L'Entretemps :

Lien vers la recherche google relative à l'ouvrage : ici

Présentation de l'ouvrage par l'éditeur :
Ce livre raconte une histoire, une autre histoire du théâtre. C’est une histoire de famille.
Le grand ancêtre s’appelle Constantin Stanislavski, qui invente en 1905 un nouvel espace-temps théâtral, « ni théâtre, ni école » : un Studio d’expérimentation dont il confie la direction à son premier fils rebelle, Vsevolod Meyerhold. Ainsi, sur le double modèle des sciences et des arts plastiques, s’ouvre l’ère des laboratoires : un collectif ad hoc y mène, sous la direction d’un maître, un projet de recherche dans différents domaines de la pratique théâtrale, indépendamment de la nécessité de produire un spectacle devant un public. C’est d’abord l’incroyable aventure des Studios du « système » : Leopold Soulerjitski, Mikhaïl Tchekhov, Richard Boleslavski, Evgueni Vakhtangov, et d’autres, mettent à l’épreuve les intuitions de Stanislavski, les révisent, les diffusent à travers le monde. Au même moment, Vsevolod Meyerhold, Edward Gordon Craig, Jacques Copeau, mêlent l’enseignement et la recherche dans une forme réalisée ou utopique d’école expérimentale plus centrée sur « un théâtre théâtral ». Dans cette première moitié du XXe siècle, le mode d’organisation du collectif s’inspire de la communauté artistique ou religieuse, ou bien, comme chez Meyerhold en URSS, de l’avant-garde politique. Après la seconde guerre mondiale, « l’esprit de studio » rejaillit malgré les scléroses et les interdits totalitaires. Maria Knebel, puis Jerzy Grotowski, retrouvent le chemin rigoureux et libérateur du laboratoire, donnant ainsi l’élan aux aventures ultérieures de Peter Brook, d’Eugenio Barba ou d’Anatoli Vassiliev.
Suivre cette notion de laboratoire à travers le siècle et les continents, c’est s’intéresser à des aventures singulières, mais aussi tenter de reconstituer une lignée qui, par-delà l’éphémère des spectacles, inscrit le travail théâtral dans le temps long de la recherche, et de ce fait propose les expériences parmi les plus fécondes de celles qui ont émaillé l’histoire du théâtre de 1905 à nos jours.

 

  • Pascal Cadieu (Intervenant dans le cours Droit public de la culture - UE3) : Le financement public du spectacle vivant - Dossier de synthèse publié dans la revue JURISCULTURE - Mai 2014

 

 

 

  • CÉline ROUX (chercheur indépendant - intervenante en esthétiques contemporaines, histoire de la danse (Ue2) : Danse(s) performative(s) - l'harmattan /// revue 303 n°132

Danse(s) performative(s)
Paris, L’Harmattan, Coll. Le corps en question, 2007.

4e de couverture :
Contre-pouvoir critique d’un système qui ne répond plus aux désirs des créateurs, l’attitude performative présente dans le champ chorégraphique français de la décennie 1993-2003 propose des alternatives invitant à des évolutions possibles sans révolution inéluctable. Dégénérescence pour certains, libération créatrice pour d’autres, elle s’établit à la fois sporadiquement et aussi en mode réseau pour une génération inconditionnelle.
Ni genre, ni mode de création, cette attitude génère un « état d’être » face à la création chorégraphique et à la notion de représentation dans des projets au service des discours. Les projets de cette génération sont nécessairement polymorphes, protéiformes, invitant à partager leur nature transdisciplinaire.

 

 

Céline Roux à été invitée à participer à réalisation du numéro : Performance, happening, art corporel... Au-delà des disciplines artistiques,
Revue 303 arts, recherches, création, N° 132, Septembre 2014.

4e de couverture :
Performance : terme fort répandu, souvent employé lorsqu’on ne sait nommer ce qui apparaît, pour désigner un art qui « sort du cadre ». Dans une acception plus courante, le vocable performance renvoie à la société de consommation, à l’entreprise et au monde sportif, exprimant des objectifs de résultats, de dépassements et de productivité. Dans le monde de l’art, il désigne des actions d’artistes et se confond parfois avec les termes d’event, d’happening, d’art corporel, de body art, selon les moments de l’histoire de l’art.
La performance n’est pas reliée à une technique ou un genre artistique. C’est un patrimoine vivant, souvent subversif, toujours éphémère qui, comme l’histoire et le présent du patrimoine architectural, pictural, sculptural etc. dit quelque chose de l’état et des interrogations d’une société. Ce numéro se concentre à déplier cette notion tant en termes historiques que dans une contemporanéité, du territoire des Pays de la Loire à l’échelle internationale, l’occasion de découvrir la pluralité artistique qui en découle.

Sommaire du dossier :
« L’Instant de la performance artistique » de Sylvie Mokhtari
« Maintenance Art » de Julien Zerbone
« Des manifestations performatives au sein
du champ chorégraphique français [1990-2010] » de Céline Roux
« Bou, traccc, trac, trr / Zang Tumb Tumb. Quelques réflexions sur la poésie sonore » de Gilles Amalvi
« Les notions de « performance »
et de « performativité »
en philosophie et autour du théâtre » d’Alice Lagaay
« De l’art de conférer… ou comment les artistes s’emparent de la conférence pour en réinventer le statut » d’Éva Prouteau
« Territoires élargis et œuvres participatives : des extensions à géométrie variable »
de Céline Roux
« La performance peut-elle être politique ? » de Chantal Pontbriand
Carte blanche : Laurie Peschier-Pimont & Lauriane Houbey
Sur-navigation dans la sablière:
les traversées immergeantes
par Marina Pirot


 

 

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