Nos listes cherchent à rassembler tous les personnels de l’Université de Bretagne Occidentale et des organismes qui y vivent pour mener à bien les missions fondamentales de l’université. Nous appelons les personnels bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, de service et de santé (BIATOSS), les enseignants, les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les personnels ingénieurs, administratifs et techniciens (ITA) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à voter pour nos listes et soutenir ainsi cette vision collective de notre établissement.
Depuis l’application de la loi « relative aux libertés et responsabilités des universités » (LRU), et le passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE), force est de constater la dégradation générale des conditions de travail, une précarité grandissante, une gouvernance éloignée des réalités de terrain, l’affaiblissement d’une gestion collégiale et démocratique, une frénésie de réformes, imposées par le Ministère, et menées au pas de charge dans notre université.
Un fonctionnement collégial s’appuyant sur les débats et délibérations des différentes instances représentatives de l’université (conseils centraux, conseils de composantes, départements et laboratoires) est essentiel et d’autant plus nécessaire que le conseil d'administration est devenu la seule instance décisionnaire. Il appartient au président d’en être le garant et d’assurer un équilibre raisonnable de représentation des opinions et positionnements au conseil d'administration pour compenser les effets du mode d’élection.
Le désengagement de l’Etat et le sous encadrement risquent de nous mener vers une logique purement comptable : emploi croissant de contractuels, modulation à la hausse des services d’enseignement, diminution de l’offre de formation, fermeture d’unités d'enseignement à faibles effectifs. Nous serons attentifs à une répartition équitable des moyens collectifs et humains sans privilégier des formations au prétexte de « l’excellence ».
Nous agirons afin de promouvoir une pédagogie de qualité, en soutenant toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’amélioration de la formation des étudiants. Nous sommes attachés à la défense d’un service public d’enseignement pour permettre à tous les étudiants de travailler dans de bonnes conditions, pour maintenir une offre pluridisciplinaire prenant appui sur la recherche, et résister à une logique à court terme d’adéquation de la formation à des besoins immédiats et locaux. La réforme de la formation des enseignants met à mal cette mission de l’université et fragilise tout particulièrement l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres dont le potentiel de formation et les compétences doivent être préservés. L’université doit y veiller pour préparer l’avenir.
Les chercheurs, les enseignants-chercheurs et leurs équipes de recherche doivent avoir la garantie de financements récurrents à un niveau suffisant pour leur permettre d’accomplir leur mission de recherche. La recherche doit être indépendante et son développement doit s’opérer dans tous les champs de la connaissance, tout particulièrement dans sa dimension de recherche fondamentale et de spécialité.
Suivre les préconisations de l’Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) ne peut constituer une politique scientifique d’établissement. De même, les choix de notre université ne peuvent pas se fonder uniquement sur les avis des comités d’experts constitués pour répartir les moyens du Grand Emprunt dont nos organisations demandent la suppression. Enfin, les projets et appels d’offres lancés par les différentes agences de moyens (régionales, nationales et internationales) doivent être encadrés pour bénéficier à tous.
Les diminutions de moyens engendrées par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), la mise en compétition à tous les niveaux, les notations individuelles et la logique des primes au mérite altèrent nos conditions de travail et déstructurent la dynamique collective. Un organigramme de l’université, de ses services et des personnels qui les composent doit être réalisé pour préciser la place, le rôle de chacun et éviter ainsi les abus de position et l’arbitraire.
Une gestion humaine, responsable et transparente, un climat de confiance, une administration attentive aux besoins des personnels sont nécessaires : la gestion du personnel n’est pas la seule gestion d’une masse salariale.
à promouvoir une Université ouverte à tous, de service public, centrée sur ses missions d’enseignement et de recherche
à privilégier des exigences de qualité et d’efficacité sur le long terme et non des considérations de rentabilité à court terme.
à porter un projet solidaire, ambitieux et partagé
à lutter contre la précarité en accompagnant les contractuels en place sur des missions pérennes vers le statut de fonctionnaire
à demander que soit réalisé un organigramme fonctionnel de l’université, précisant le rôle de chacun
à élaborer une dynamique de coopération apaisée et renforcée avec les autres universités bretonnes, en particulier dans la mission de formation des enseignants.