Site Model

centre d'étude
des correspondances
et journaux intimes

Entités de recherche
Évaluation du HCERES sur l’unité :
Centre d’Étude des Correspondances et des Journaux Intimes CECJI
sous tutelle des
établissements et organismes :
Université de Bretagne Occidentale - UBO
Campagne d’évaluation 2015-2016 (Vague B)
Entités de recherche
Pour le HCERES,1
Michel COSNARD, président
Au nom du comité d’experts,2
François ROUDAUT, président du comité
En vertu du décret n°2014-1365 du 14 novembre 2014,

1 Le président du HCERES "contresigne les rapports d'évaluation établis par les comités d'experts et signés par leur président." (Article 8, alinéa 5)

2 Les rapports d'évaluation "sont signés par le président du comité". (Article 11, alinéa 2)
 

3 Rapport d’évaluation

Ce rapport est le résultat de l’évaluation du comité d’experts dont la composition est précisée ci-dessous.
Les appréciations qu’il contient sont l’expression de la délibération indépendante et collégiale de ce comité.
Nom de l'unité : Centre d’Étude des Correspondances et des Journaux Intimes
Acronyme de l'unité : CECJI
Label demandé : EA
N° actuel : 7289
Nom du directeur
(2015-2016) :
M. Éric FRANCALANZA
Nom du porteur de projet
(2017-2021) :
M. Éric FRANCALANZA
Membres du comité d'experts
Président : M. François ROUDAUT, Université de Montpellier
Experts : M. Michael BROPHY, University College Dublin
Mme Martine REID, Université Lille 3
Mme Myriam TSIMBIDY, Université Bordeaux-Montaigne (représentante du CNU)
Déléguée scientifique représentante du HCERES :
Mme Catherine MAYAUX
Représentant des établissements et organismes tutelles de l'unité :
Mme Muriel REBOURG
Directeurs de l’École Doctorale :
Mme Hélène MACHINAL, ED n° 506, « Arts, Lettres, Langues », site de Brest
M. Pierre-Henry FRANGNE, ED n° 506, « Arts, Lettres, Langues », COMUE
 

4 Introduction


Historique et localisation géographique de l’unité
L’unité de recherche est installée dans les locaux de la Faculté des Lettres Victor-Segalen de l’Université de
Bretagne Occidentale. Elle a succédé en 1996 au GRECO 53 (Groupe d’Étude des Correspondances) créé par M. Louis
LE GUILLOU en 1982, devenu GDR en 1988 et UPR en 1991, puis une UMR de 1996 à 2011. Le désengagement du CNRS a
conduit l’unité à devenir une structure FRE en 2012, puis une Équipe d’Accueil en 2013.
Équipe de direction
Le directeur est M. Éric FRANCALANZA, professeur de littérature française du XVIIIe siècle. Il est assisté par un
conseil de laboratoire composé de trois professeurs de littérature française : Mme Sophie GUERMES (XXe siècle), Mme
Marie-Josette LE HAN (XXe siècle, émérite), M. Yann MORTELETTE (XIXe siècle).
Nomenclature HCERES
SHSS-1 Langues / Littératures anciennes, françaises, Littérature comparée
SHS5_2 Littératures et langues étrangères, civilisations, cultures et langues régionales
Domaine d’activité
Le domaine de cette unité de recherche, unique en France depuis plus de trente ans, est l’édition et le
commentaire de la correspondance et des journaux intimes d’écrivains (et plus généralement d’artistes français ou
d’expression française), des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Il faut ajouter désormais, dans les mêmes limites
chronologiques, l’étude des biographies.
 

5 Effectifs de l’unité


Composition de l’unité Nombre au
30/06/2015
Nombre au
01/01/2017
N1 : Enseignants-chercheurs titulaires et assimilés 17 17
N2 : Chercheurs des EPST ou EPIC titulaires et assimilés
N3 : Autres personnels titulaires (appui à la recherche et/ou n’ayant pas
d’obligation de recherche) 6 6
N4 : Autres enseignants-chercheurs (PREM, ECC, etc.) 4
N5 : Autres chercheurs (DREM, post-doctorants, etc.)
N6 : Autres personnels contractuels (appui à la recherche et/ou n’ayant
pas d’obligation de recherche) 0,6
N7 : Doctorants 13
TOTAL N1 à N7 40,6
Personnes habilitées à diriger des recherches ou assimilées 5
Bilan de l’unité Période du 01/01/2010
au 30/06/2015
Thèses soutenues 12
Post-doctorants ayant passé au moins 12 mois dans l’unité
Nombre d’HDR soutenues 1

6 Appréciation sur l’unité

 

Introduction
Depuis maintenant plusieurs décennies, cette unité mène avec régularité, efficacité et qualité un travail
portant sur l’édition et l’étude des correspondances. Cette activité ne s’est pas ralentie au fil des années. L’empan
chronologique s’est largement accru puisque l’unité couvre désormais quatre siècles. De même, les textes étudiés ne
se limitent plus aux auteurs dits patrimoniaux, mais comprennent également des correspondances et des journaux
d’officiers de marine, de soldats…, si bien que le travail effectué embrasse un large domaine et s’apparente à
certains égards à l’histoire culturelle.
 

Contrainte à un passage en FRE en 2012, privée de ses chercheurs CNRS, l’unité a su se restructurer et devenir
une Équipe d’Accueil très productive, tout en gardant une spécificité relative. La politique prévoyante de
recrutement suivie par l’université et le dynamisme des collègues sont à souligner.
 

L’unité a tenu compte des préconisations indiquées par l’AERES lors de la précédente visite : le champ de
recherches a été élargi aux XVIIe et XVIIIe siècles, et des thématiques transversales ont été développées, comme en
font foi, par exemple, les séminaires « Correspondances, philosophie et religion » et « Correspondance et arts ».
L’axe transversal « Mer » apparaît comme une initiative originale et propice à l’association de compétences multiples.
On ne peut que souligner les efforts faits par le directeur et par l’ensemble de l’unité pour accroître
l’efficacité de cette Équipe d’Accueil. Par exemple, les éditions sont davantage collectives et les conférences des
séminaires font désormais l’objet d’une publication. Des thèmes précis et originaux sont abordés dans le cadre de
colloques : sur « l’entretien du XVIIe siècle à nos jours », sur « le rire chez les épistoliers ».
 

L’attractivité de l’unité est notable : arrivée de nouveaux chercheurs, de doctorants extérieurs à l’Université
de Bretagne Occidentale (Brest), de membres associés. On soulignera la forte activité des enseignants émérites.
L’équipe est assez jeune : peu de départs à la retraite sont prévus si bien qu’il n’y a pas à craindre un effondrement
au cours du prochain contrat.

 

Avis global sur l’unité

 

Cette unité de recherche dynamique a su préserver sa spécificité au sein du paysage scientifique français. Les différentes difficultés survenues ces dernières années ne l’ont pas empêchée de se réorganiser résolument autour de ce qui fait son originalité. Elle a su également renforcer plusieurs axes qui émergeaient lors du précédent contrat, en particulier les correspondances et les écrits intimes des officiers de marine. La visibilité et les offres de l’unité de recherche sont bien marquées dans la documentation concernant le master. Il ne serait absolument pas souhaitable de voir cette équipe, dont l’unité est particulièrement forte, fusionner avec une autre, quelle qu’elle soit. Il faut tout au contraire soutenir au plus haut point la pérennité de l’un des fleurons de l’UBO.


Points forts et possibilités liées au contexte
L’ouverture sur les XVIIe et XVIIIe siècles (et même sur le XVe siècle, puisque l’édition des lettres de Ficin
apparaît à l’actif de l’EA) est certainement un atout scientifique qui enrichit la production et les activités du CECJI ;
elle a insufflé un renouveau au sein de l’unité.
La relation entre formation et recherche, ainsi que la politique qui la sous-tend, apparaît dynamique et
efficace.
Les réseaux communautaires et académiques dont fait partie le CECJI et qui augmentent en nombre,
confortent sa notoriété et son rayonnement. En font foi, par exemple, plusieurs participations de collègues extérieurs
à l’UBO dans le cadre des séminaires internes, et celle des membres de l’EA à des séminaires extérieurs à leur
université. Un comité de rédaction international vient d’être mis en place.
 

7 Points faibles et risques liés au contexte

L’étude du genre biographique, intégrée comme domaine de recherche depuis 2006 et signalée dans le dernier
rapport de l’AERES comme « un enjeu décisif pour le prochain quadriennal », reste en retrait ; ce qui peut apparaître,
en définitive, comme un bon choix, en évitant une possible dispersion des objectifs de l’unité. Il ne faudrait pas que
l’axe intitulé « Théorie », qui recouvre en réalité des projets appartenant de manière assez traditionnelle aux genres
et sous-genres littéraires, vienne mettre à mal la cohérence de la recherche menée dans cette unité.
Il n’est pas souhaitable de publier des brochures qui semblent ressortir au genre des « presses grises ». Une
telle équipe ne doit pas choisir ce type de publication, pas plus que l’auto-édition.

 

 

Recommandations
Il serait préférable de restreindre la part accordée aux notions d’intime, de privé, de « soi », et ce qu’elles
supposent en littérature, afin de bien maintenir l’unité de cette Équipe d’Accueil reconnue, avant tout, pour sa
compétence dans le domaine de l’édition savante – dûment annotée – des correspondances et des journaux intimes.
Envisager le dépôt de trois dossiers ANR est une excellente initiative, preuve du dynamisme de l’équipe. Mais il
serait souhaitable de proposer un seul projet, bien construit, en liaison étroite avec les axes majeurs de l’EA.
Le projet de « Dictionnaire Anthologique Numérique des Écrivains Épistoliers de Langue Française » (DANEELF)
est très intéressant mais paraît relever davantage d’un projet ANR que d’un projet d’équipe. Pour qu’un tel travail
constitue un outil de grande qualité scientifique (comme ce peut être la mission non seulement des UMR mais aussi
des EA), il faut un cadrage très précis, afin que la quantité de matière ne soit pas réduite à des considérations certes
très utiles mais peu originales.
 

L’internationalisation du CECJI reste à développer. Les rapports avec d’autres unités de recherche en France et
à l’étranger (le centre des récits de voyage de Vérone et l’Université du Québec à Montréal, par exemple) pourraient
être pérennisés. Il serait souhaitable de voir le CECJI s’allier avec des centres de recherche étrangers qui ont
également fait de l’édition des correspondances leur point fort (ainsi le centre Sablé de l’Université de Toronto et
d’autres centres en Europe et aux États-Unis). La mise en place de co-tutelles ou de co-directions et l’accueil régulier
de professeurs invités doivent être envisagés.
 

La création d’une ou plusieurs collections dans une maison d’édition telle que les Presses Universitaires de
Rennes permettrait d’assurer à l’unité une meilleure visibilité et une présence plus forte dans les domaines qui sont
les siens.
 

 

Une des « thématiques identitaires » de l’UBO est la mer. Peut-être faudrait-il que l’unité réorganise ses
« axes » un peu différemment. On proposera ceci : deux axes d’édition : les correspondances et les journaux intimes ;
deux axes transversaux, situés, par conséquent, sur un plan différent : les écrivains bretons de langue française (ce
qui permet, au sein de l’UBO, de former un dyptique avec l’autre unité qui s’occupe des écrivains de langue
bretonne) et les écrivains et la mer (ce qui assure une intégration de l’unité dans un des quatre axes de l’UB0). Le
grand chantier que représente le numérique doit avoir naturellement pour but de s’appliquer à ces quatre axes.
Appartenant aux SHS, se souciant de la mer et appliquant les technologies numériques, le CECJI s’intègre ainsi dans
trois des quatre axes de l’UBO (le quatrième étant la santé).

 

8 Appréciations détaillées

Appréciation sur la production et la qualité scientifiques
La production scientifique s’organise actuellement autour de trois axes : correspondances, journaux et écriture
du for intérieur ; théorie ; auteurs bretons de langue française. La qualité et la quantité de la production sont
excellentes, dans tous les siècles. Il est inutile, dans la masse des entreprises éditoriales menées avec efficacité et
régularité depuis des années, de dégager certaines publications saillantes.


Appréciation sur ce critère
Les projets de l’unité sont bien accueillis par la communauté scientifique comme en témoignent le numéro de
la Revue d’Histoire Littéraire de la France de 2012 et le colloque international sur le genre de l’entretien au XVIIe
siècle, organisé en 2015 (les actes seront publiés aux Classiques Garnier).
 

Appréciation sur le rayonnement et l’attractivité académiques
L’unité est largement impliquée dans la vie culturelle locale, ce qui ne doit en aucun cas être confondu avec
une forme de localisme ou de régionalisme au sens le plus étroit du terme. On relèvera ainsi des publications sur
SAINT-POL-ROUX, Auguste DUPOUY, Henri QUEFFELEC… et, naturellement, les différents travaux sur Ernest RENAN qui se poursuivent depuis des années avec sérieux et régularité.
 

La notoriété de l’unité de recherche lui permet d’établir des coopérations avec des instances internationales
(en particulier en Italie et au Canada), coopérations qui mériteraient d’être pérennisées. Elle pourrait également
construire des programmes transnationaux, afin de tisser des liens plus forts avec les autres équipes qui, certes depuis
moins longtemps qu’elle, s’occupent également d’éditer des correspondances ou des journaux intimes.
Une convention signée en 2014 avec le Centre de recherche sur la correspondance du XVIIIe siècle (CRES) de
l’Université de Vérone permet des échanges de chercheurs, des conférences et l’organisation d’un colloque (La lettre
fictive, à Vérone). Cette coopération se poursuit avec le projet « Réseau italien Voltaire » qui consiste à mettre à
disposition une base de données concernant les liens entre le philosophe et ses correspondants italiens ; la spécificité
de cette question, connue des dix-huitémistes, demanderait toutefois à être précisée. Ce projet « Voltaire » a, du
reste, été déposé auprès de la MSH de Bretagne.
 

Une convention est également envisagée en 2016 avec l’Université de Catane ; elle porte sur un programme de
recherche consacré à la pensée philosophique du XVIIe siècle, en relation avec le domaine des correspondances. Il
serait bon que l’unité fasse des propositions pour que soient invités à sa demande des professeurs étrangers à l’UBO. Il
est en effet possible de faire venir, pour un mois voire plus, un professeur par an.
 

Appréciation sur ce critère
Le rayonnement est notable. Plusieurs membres de l’unité siègent dans des comités scientifiques de revues,
dirigent des publications dans des maisons d’édition à caractère international, ou encore fournissent des recensions
dans des revues de premier rang (RHLF, Studi Francesi, French Review).
Appréciation sur l’interaction avec l’environnement social, économique et culturel
Les interactions sont nombreuses. Notons, pour les XVIIe et XVIIIe siècles, le colloque « Rousseau en toutes
lettres » qui a eu des échos dans la presse locale (Télégramme de Brest et Tébéo, journal télévisé de vingt heures), et
l’élaboration du dossier dans L’Essor de l’Isère sur la correspondance de Mme dE SEVIGNE. On rappellera également les
relations avec d’autres institutions : ainsi, l’unité entretient une coopération continue avec des institutions reconnues
comme l’Institut de France, l’Institut et Musée Voltaire (Genève), la SHLF, l’AIRE, l’ADIREL, la SIEFAR.
L’unité a été contactée en 2013 par la Mairie de Brest à l’occasion des célébrations du centenaire de la mort
de Louis Hémon. On pourra regretter que la Région, sollicitée à l’occasion d’un colloque sur un écrivain breton de
langue française, n’ait pas désiré aider l’unité.
 

9 Appréciation sur ce critère

L’unité n’hésite pas à participer activement à diverses manifestations destinées au grand public, par exemple
sous la forme d’une exposition sur le poète et peintre Frédéric Plessis à la Bibliothèque Municipale de Brest.
Appréciation sur l’organisation et la vie de l’unité
L’unité est bien structurée : un directeur, élu pour quatre ans ; un conseil de laboratoire composé de trois
professeurs, un représentant des doctorants.
Une assemblée générale se réunit six fois par an ; ses comptes rendus sont diffusés par le courrier électronique
à l’ensemble des membres de l’unité.
Les moyens sont mutualisés non seulement en ce qui concerne le secrétariat, mais également pour ce qui
touche aux fonds documentaires : ils se trouvent, sur des rayons spécifiques, dans la bibliothèque universitaire afin
que les étudiants puissent y avoir accès.
L’Université de Bretagne Occidentale a consenti, ces dernières années, de gros efforts pour fournir au CECJI
des locaux spacieux et un équipement de qualité. L’unité a à sa disposition, en partage avec une dizaine d’autres
unités, un scanner très performant, acheté par l’Institut Brestois SHS (IBSHS), une structure fédérative des SHS ayant
pour fonction d’établir des liens entre laboratoires et disciplines au sein de l’UBO.
L’affichage des activités de l’équipe est parfaitement clair.

 

 


Excellente organisation et excellente vie de l’unité.
Appréciation sur l’implication dans la formation par la recherche
Les relations avec la vaste école doctorale (elle va bientôt se déployer en effet sur six universités) et avec le
master sont excellentes. On notera en particulier la forte participation de l’unité dans ces deux formations.
Les enseignants-chercheurs sont impliqués dans l’élaboration des maquettes des masters depuis 2009.
Pour le plan 2017-2020, dans le cadre de la COMUE UBL, un master de lettres adossé au CECJI sera proposé.
C’est la preuve de la reconnaissance par l’université de l’importance primordiale de cette unité, dont les membres
sont actifs dans les différents conseils de l’UBO.


Des étudiants de master (M1 et M2) sont accueillis dans l’unité ; ils sont bien accompagnés dans divers
séminaires.


Une collaboration avec la bibliothèque de la ville de Brest permet d’initier les étudiants au travail éditorial, et
l’accueil de stagiaires par le CECJI pour transcrire des manuscrits et organiser des manifestations scientifiques est une
ouverture intéressante sur le monde professionnel.
Le nombre des thèses est très satisfaisant : 12 soutenues et 13 en cours. Par souci de cohérence, les sujets des
thèses sont principalement choisis dans les thématiques de l’unité.

 


La durée moyenne des thèses est de 6 ans, et le taux d’abandon faible. L’équipe encadrante de l’unité est très
attentive au devenir des docteurs, particulièrement bien suivis comme en témoignent les documents fournis. La quasitotalité des doctorants sont titulaires d’un poste d’enseignement. Les doctorants sont tous conscients de la difficulté
d’obtenir un poste dans l’enseignement supérieur et ils sont parfaitement informés, par les différentes instances, des
nombreuses autres possibilités qui s’offrent à eux.


Les doctorants participent à la vie de l’unité de recherche ; ils sont sollicités pour organiser des journées
d’études et présenter des conférences lors des séminaires. Ils sont accueillis une fois par an par le directeur de l’unité
qui, en séance plénière, leur donne les informations relatives à l’équipe. Il serait bon qu’à cette occasion les
enseignants-chercheurs de l’unité puissent venir présenter rapidement les orientations de leur recherche afin de
mieux faire connaître aux étudiants les « ressources » de l’unité.

 

10 Les doctorants sont associés au projet de dictionnaire numérique portant sur les écrivains épistoliers de langue
française.
Les « Doctoriales de la Région » indiquent aux doctorants des perspectives d’emploi (une doctorante a fait
allusion aux contrats CIFFRE). Des doctoriales sont également mises en place avec l’équipe HCTI, autre équipe qui
comprend également des enseignants-chercheurs en lettres.
Avec l’aide de l’unité, un doctorant va proposer, en octobre 2016, une journée d’étude sur la « lettre de
recommandation ». Des doctorants vont organiser un colloque soutenu par l’École Navale et par l’école de Saint-Cyr.
Appréciation sur ce critère


Comme par le passé, l’unité possède un rayonnement national et international qui joue un rôle certain dans
son attractivité. L’information circule bien. L’unité participe activement aux activités proposées par l’ED qui, ellemême,
est attentive aux travaux de cette équipe. Il serait bon que les doctorants soient sollicités pour présenter leur
recherche à leurs condisciples. Enfin, l’unité pourrait envisager l’accueil d’un ou deux post-doctorants.
Appréciation sur la stratégie et le projet à cinq ans
 

À juste titre, l’unité entend poursuivre son travail dans les domaines qui ont fait sa renommée. De plus, un
développement est prévu dans le champ des humanités numériques. Ainsi, le dossier fait état de quatre rubriques :
édition, théorie, auteurs bretons de langue française, numérique.
 

Dans le domaine de l’édition, outre la poursuite de plusieurs projets (dont l’édition de la correspondance de
Patrice de La Tour du Pin et celle de Romain Rolland : un colloque est prévu, en partenariat avec la BnF et
l’Association Romain Rolland), il faut noter la mise en place d’un chantier en lien avec le consortium CAHIER.
Tout en poursuivant les projets commencés dès 1982, l’unité entend également renforcer ses travaux sur les
XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier en éditant une anthologie des lettres de moniales de Port-Royal, d’une part, et,
d’autre part, des lettres de Jean-Baptiste Antoine et Amélie Suard.
 

La plupart des projets sont liés à d’autres institutions, de natures diverses : musée (Musée Voltaire),
associations savantes (AIRE, SIEFAR), Institut de France (pour la correspondance des Suard). Un lien est également
établi avec un centre de l’Université de Vérone, avec lequel un projet ANR est en préparation.
En ce qui concerne la théorie, l’unité, active, reste centrée sur ses thématiques. Elle poursuit le travail sur le
genre de l’entretien avec un colloque en 2016, tout en se lançant dans de nouvelles approches. Ainsi en 2017 aura lieu
un colloque sur « le rire des épistoliers » et le nouveau séminaire portant sur « la correspondance et la mer » (2017)
conduira à un colloque intitulé S’écrire en mer, prévu pour 2019-2020.
 

Les auteurs bretons de langue française forment un axe assez récent qui va se développer, en particulier par
l’étude de Claire de Duras (convention avec la maison de Chateaubriand de la Vallée-aux-loups), par celle d’Ernest
Renan (colloque prévu en 2017), et par celle de quelques autres auteurs. Mais, comme le rapport l’a indiqué, il est
difficile de placer cet axe sur le même plan que les autres.
 

Enfin, le numérique, axe assurément transversal, se verra octroyer une place grandissante. L’unité prévoit
plusieurs grands chantiers : une édition de la correspondance italienne de Voltaire (dans le cadre du projet « réseau
italien Voltaire »), la création d’une bibliothèque URL, des sites de correspondances à héberger sur le site du CECJI,
une anthologie de lettres destinée à l’usage du secondaire et l’édition du journal de l’hydrographe Rollet de L’Isle.
Peut-être faudrait-il ici établir un ordre chronologique afin que les projets, nombreux, puissent être traités
sereinement lors du prochain contrat.
 

11 Appréciation sur ce critère

Un calendrier prévisionnel (p. 19 du dossier) prouve, s’il en était besoin, le sérieux de ces prévisions. Le
projet, dans son ensemble, peut être accompli en cinq ans, à condition, semble-t-il, qu’une énergie particulièrement
forte soit déployée.
On soulignera l’élargissement disciplinaire, les nombreux liens avec des partenaires, académiques ou non. Ces
liens ne peuvent que produire d’excellents résultats étant donné l’expérience et le travail déjà bien engagé de
l’unité. Il faut cependant veiller à un risque d’éclatement qui serait dû à une certaine multiplicité des sujets.
Devançant l’intégration dans la COMUE, l’unité a établi depuis plusieurs années des relations avec le CELLAM
de Rennes 2 et, plus récemment, avec L’AMO de Nantes. Il faut, cependant, que l’unité maintienne sa spécificité pour
éviter une dissolution dans une structure plus grande.
 

12  Déroulement de la visite

Date de la visite
Début : mardi 15 mars 2016, à 09h00
Fin : mardi 15 mars 2016, à 16h00
Lieu de la visite
Institution : Université de Bretagne Occidentale
Adresse : 20 rue Duquesne - 29238 Brest
Locaux spécifiques visités
Locaux de l’EA.
Déroulement ou programme de visite
09H00 - 10H00 : réunion à huis clos du comité d’experts
10H00 - 12H00 : réunion plénière avec le directeur et les membres de l’équipe :
10H00 – 10H30 : présentation de l'unité par son directeur
10H30 - 12H00 : discussion générale entre le comité et tous les membres de l'unité
présents, y compris les doctorants.
12H00 - 12H30 : réunion à huis clos avec les doctorants seuls.
12H30 - 13H30 : pause-repas
13H30 - 14H00 : rencontre à huis clos avec le VP Recherche en SHS.
14H00 - 14H30 : rencontre à huis clos avec le directeur de l’ED de rattachement de l’UR
14H30 - 16H00 : délibération des experts à huis clos après une dernière prise de contact
avec le directeur de l’unité et préparation du rapport.