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Séminaire 9 décembre 2016

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"Cézanne et Zola : correspondance croisée" par Lucie Riou, Doctorante
"Les correspondants français d'Antonio Canova" par Daniel Manuel, Doctorant

Vendredi 9 décembre 2016 - 14 H 30 - Salle C219

Les correspondants français d'Antonio Canova, admirateurs, commanditaires et artistes dans la France napoléonienne

Daniel Manuel -  Doctorant

La correspondance passive d'un artiste suggère autant sur la réception d'une œuvre que sa correspondance active, à preuve les personnalités françaises ayant correspondu avec le sculpteur Italien Antonio Canova sous le Consulat, le 1er Empire et la Restauration.
Séduits par un sculpteur néoclassique étranger célébré par les Napoléonides, celles-ci l'ont suivi dans son ascension autant par effet de mode, intérêt que réel attachement. Lui livrant sans détour leurs préoccupations, leurs désirs et leurs sentiments, elles permettent d'apprécier l'atmosphère intellectuelle et artistique entre Rome et Paris au tournant du XIXe siècle.
L'intérêt pour la correspondance passive d'Antonio Canova m'a conduit à recueillir un corpus de missives adressées à l'artiste par ses correspondants français. Un cheminement personnel m'a convaincu de restituer la part d'inédit comme de connu dans cet échange épistolaire en le replaçant dans son contexte historique, politique, culturel et esthétique.
Sans perdre de vue l'homme et l'artiste qui se sont construit patiemment, j'ai tenté d'offrir une histoire différente du goût en rassemblant le puzzle des missives de Français à Canova.
 

 

Cézanne et Zola : Correspondance croisée

Lucie Riou - Doctorante

L’édition récente de la correspondance croisée de Cézanne et Zola – publiée par Henri Mitterand aux éditions Gallimard en septembre 2016 – invite à (re)découvrir l’échange épistolaire qui a uni les deux hommes pendant près de trente ans. L’objectif de cette communication consiste à prouver qu'une lecture attentive de cette correspondance et, en particulier, de la lettre de Cézanne datée du 4 avril 1886 – longtemps considérée, à tort, comme une lettre de rupture – ainsi que celle datée du 28 novembre 1887 – découverte à la fin de l’année 2013 –, permet d’apporter un éclairage fiable sur une relation injustement victime de calomnie et de diffamation depuis la fin du XIXe siècle. L’argument le plus fréquemment avancé par certains critiques malveillants, consistant à affirmer que le peintre aurait été trahi par l'écrivain, lequel aurait représenté son ami sous les traits d’un artiste raté dans son roman L’OEuvre, ne résiste pas plus que les autres à l’analyse de leurs
missives. Ces dernières témoignent, à plus d’un titre, de la force, de la pérennité et de l’exemplarité de leur amitié.

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