Département de chimie


 

Nathalie Cosquer est Maitre de conférences à l’UBO. Elle enseigne au département de chimie et développe des recherches dans une des équipes du laboratoire CEMCA qui est une unité mixte de recherche UBO-CNRS. Elle est également présidente du jury de L1 Physique-Chimie et répond, à ce titre, aux questions suivantes.

 

 

Question 1 : Quelle est la formation initiale des étudiant-e-s s’inscrivant en L1 PC ?
Nathalie Cosquer : Les étudiant-e-s de L1 PC sont principalement titulaires d’un Bac S avec diverses spécialités (math, PC et SVT).
Ils arrivent pour la grande majorité directement après le lycée et quelques fois après avoir tenté le concours de médecine (PACES) ou les classes préparatoires. Il est arrivé que certains inscrits en PACES ou en CPGE en septembre rejoignent après réorientation le L1 PC dès le mois d’octobre, avec, au bout du parcours, une très belle réussite.
 

Question 2 : Quel est le pourcentage de réussite des étudiant-e-s ? Comment se fait l’adaptation à l’Université ?
NC : Le pourcentage de réussite était de 55 % en 2013-2014. Cependant ce pourcentage est calculé sur l’ensemble des inscrits. Or certains inscrits ont des situations complexes (travail en parallèle, autres activités…), si bien qu’il est plus raisonnable de parler de pourcentage de réussite pour les étudiant-e-s effectivement présent-e-s. Dans ce cas le taux de réussite est de 75 %.
Plusieurs enseignements sont dispensés sous forme de cours-travaux dirigés « intégrés » en groupes de 40 étudiant-e-s maximum, tandis que d’autres cours sont magistraux. Ceci permet une transition plus douce entre le lycée et la première année de licence. Les séances de travaux pratiques sont aussi des moments privilégiés car elles contribuent à la cohésion des groupes. Les enseignant-e-s connaissent bien les étudiant-e-s et, de ce fait, sont capables de les conseiller pour le choix du parcours de licence, qui se fait à partir de la deuxième année, en fonction de leur projet professionnel


Question 3 : Quelle est l’orientation des étudiant-e-s après la première année Physique-Chimie ?
NC : Cette première année Physique-Chimie à l’UFR des Sciences permet aux étudiant-e-s d’affiner leur choix entre la physique et la chimie. Il s’agit donc d’une année commune entre physique et chimie. Parmi les étudiant-e-s admis en seconde année, ceux-ci se répartissent de façon assez équitable entre les deux disciplines. Une licence conservant à la fois la physique et la chimie est également proposée au choix des étudiant-e-s. Ce parcours est particulièrement approprié pour les étudiant-e-s qui s’intéressent aux métiers de l’enseignement dans le secondaire mais pas uniquement.
 

Question 4 : Dans le domaine de la chimie quelles sont les poursuites d’étude possibles à Brest. ?
NC : En ce qui concerne la chimie, les étudiant-e-s peuvent obtenir à Brest une licence de chimie. Le programme de cette licence englobe les différents domaines de la chimie (chimie analytique, chimie organique, chimie inorganique, chimie théorique ou encore biochimie) permettant ensuite aux étudiant-e-s de candidater aux masters proposant une spécialité de leur choix. A Brest, nous proposons trois masters. Deux master recherche et un master professionnel.
L’un des masters recherche porte sur la chimie moléculaire. Il est adossé à un laboratoire de recherche reconnu par le CNRS (le CEMCA, localisé dans le bâtiment C de l’UFR des sciences). Actuellement 70 % des enseignant-e-s du département de chimie effectuent leur recherche dans ce laboratoire. Le second master à vocation recherche est spécialisé dans le domaine marin (Master de chimie de l’environnement marin). Ce master est adossé au laboratoire de recherche CNRS spécialisé dans le milieu marin (LEMAR) qui est situé à l’IUEM. 20 % des enseignant-e-s-chercheur-e-s du département de chimie effectuent leur recherche dans ce laboratoire. Enfin, le département de chimie propose un master « pro » (OPEX) qui forme des spécialistes de l’optimisation des procédés par la maitrise des méthodes d’analyses statistiques. Ce master englobe également dans son contenu des aspects de d’assurance Qualité.
D’autres étudiant-e-s choisissent de s’orienter vers le master MEEF (métiers de l’éducation et de l’enseignement spécialité Physique-chimie) et deviennent professeurs de collèges et lycées.
Après des études plus longues (le doctorat) qui correspond aussi à un changement de statut (tous les doctorant-e-s sont salarié-e-s), les étudiant-e-s peuvent accéder aux métiers de la recherche publique (ingénieur-e de recherche, enseignant-e-chercheur-e, chercheur-e) ou du secteur privé (dans les laboratoires pharmaceutiques, d’analyses…).
 

Question 5 : Quels sont les métiers de la chimie ? Que deviennent les étudiant-e-s ayant suivi un parcours en chimie ?
NC : Les métiers de la chimie sont multiples et la chimie en elle-même est composée de nombreuses spécialités. Les étudiant-e-s issu-e-s de nos formations ont des devenirs divers. Des étudiant-e-s ayant obtenu la licence et le master de chimie occupent aujourd’hui des postes de chercheurs au CNRS, à l’INSERM ou dans des laboratoires du secteur privé et contribuent fortement aux avancées de la recherche. D’autres ont fondé leurs sociétés.
Pour des exemples « concrets », voir la rubrique « devenir des étudiants » sur ce même site.
 

Questions 6 : Quelles sont les clés de la réussite en première année Physique- Chimie ?
NC : Il faut évidemment travailler régulièrement et surtout être présent à tous les enseignements. L’équipe pédagogique, composée d’enseignant-e-s-chercheur-e-s physiciens ou chimistes, est disponible auprès des étudiant-e-s pour répondre à des questions relevant des enseignements mais aussi pour les conseiller sur les formations.