UBO - Université de Bretagne Occidentale
 
Classification des Basidiomycota

Anciennes classifications

 La classification des basidiomycètes est assez complexe, les récentes études de biologie moléculaire portant sur ces champignons ont remis en cause les anciennes classifications essentiellement fondées sur les caractères morphologiques du basidiocarpe.

Quelques unes des anciennes classifications des basidiomycètes sont développées sur la page suivante :

 

 

Classification phylogénétique

Les analyses phylogénétiques ont permis, pour l'instant, de reconnaître 3 lignées : les Pucciniomycotina, les Ustilaginomycotina, les Agaricomycotina. Deux classes, Wallemiomycetes et Entorrhizomycetes ne sont pour l'instant rattachées à aucune des trois lignées.


d'après Tolweb

 

Les Pucciniomycotina

Les Pucciniomycotina (anciennement appelés Urediniomycètes) comprennent 7500 espèces et leur classification est en remaniement car les analyses moléculaires ont montré que des groupes que l'ont pensait apparentés aux Ustilaginomycotina et aux Agaricomycotina sont en fait des Pucciniomycotina.

Ce sont pour la plupart des champignons parasites obligatoires de plantes (surtout conifères et plantes à fleurs). D'autres vivent sous formes de saprophytes ou de parasites d'insectes et de champignons. Quelques espèces se sont adaptées à la vie aquatique et on trouve des pucciniomycètes dans les eaux douces et marines.
Les phytopathogènes sont souvent des biotrophes obligatoires et ont des cycles de vie variés qui peuvent nécessiter 2 hôtes et faire intervenir une succession de propagules de dispersion différentes. Pour beaucoup d'espèces les spores sont nombreuses et sont rousses d'où le nom de rouilles donné à ces champignons.

Quelques espèces fabriquent des fructifications multicellulaires simples, souvent de petite taille. D'autres ont régressé vers des formes vivant essentiellement comme des levures.

 

Actuellement, les 4 groupes suivants sont distingués :

  • Pucciniomycetes
  • Microbotryomycetes
  • Agaricostilbomycetes
  • Cystobasidiomycetes

 

Les Ustilagomycotina

Les Ustilaginomycotina regroupent environ 1300 espèces qui sont des parasites de plantes à fleurs avec un seul hôte et sont donc comme les rouilles (Pucciniomycètes) des pathogènes d'importance économique. A la fin de l'infection, ils forment souvent des amas de spores noires d'où le nom de charbon qui leur a été donné.

 

Deux grands groupes sont reconnus sur la base des données moléculaires :

  • Ustilaginomycetes
  • Exobasidiomycetes

 

Les Agaricomycotina

Les Agaricomycotina (recouvrant grosso modo les anciens Hyménomycètes) regroupent la majorité des basidiomycètes, soit environ 20 000 espèces décrites. Ce groupe englobe la majorité des champignons familiers qui produisent une fructification importante visible à l'oeil nu.

Dans ce groupe, on trouve des champignons comestibles comme les champignons de Paris, les girolles, les bolets, les pieds de moutons, etc., mais aussi des champignons toxiques : amanites, galerines, etc.
La majorité de ces champignons sont des saprophytes impliqués dans le recyclage du bois et autres matières végétales. Quelques-uns sont des lichens et de nombreux autres vivent en tant que mycorhiziens. Enfin, certains sont capable de s'attaquer aux plantes saines ou affaiblies, en particulier des arbres, et sont donc de dangereux parasites. Une espèce Filobasidiella neoformans est un pathogène important de l'homme et cause des mycoses systémique principalement chez les malades immunodéprimés.

 

Actuellement, la classification des agaricomycotina est en cours de révision. Elle était anciennement basée sur la morphologie des basides, la couleur des spores, la forme de l'hyménium et autres caractères morphologiques. Mais il semble que de très nombreuses évolutions convergentes ont eu lieu au niveau des caractères choisis et seules les phylogénies moléculaires permettent de clarifier la situation.

Quatre grands groupes sont reconnus sur la base des données moléculaires :

  • Bartheletiomycetes
  • Tremellomycetes
  • Dacrymycetes
  • Agaricomycetes

 

Références

  • Hibbett, D. S. et al. (2007) A higher-level phylogenetic classification of the Fungi. Mycol. Res. 111: 509-547.
  • Spatafora, J.W., Hughes, K.W., & Blackwell, M. (ed.) 2006. A phylogeny for kingdom Fungi. Deep Hypha issue. Mycologia 98: 829-1106.

 

Retour à la classification générale des champignons

 

  Pour nous écrire
Mentions Légales | Accueil | Plan du site | Edition en ligne