UBO - Université de Bretagne Occidentale
 
Byssochlamys nivea - Paecilomyces niveus

Systématique

Forme sexuée :

Fungi, Ascomycota, Pezizomycotina, Eurotiomycetes, Eurotiomycetidae, Eurotiales, Trichocomaceae, Byssochlamys spp.

 

Forme asexuée :

La forme asexuée pousse souvent en mélange : Paecilomyces niveus.
Deutéromycète, Hyphomycètes, Hyphales, Moniliacés (Phialosporés - phialides en pinceaux, à phialospores en chaîne).

 

Caractères morphologiques

Caractères culturaux :

Sur milieu M2, les colonies sont de couleur blanc-crème.

Le mycélium est rayonnant, ras et granuleux en surface.
Le revers est crème tirant parfois sur le jaune.

Byssochlamys nivea

B. nivea sur milieu M2

 

Microscopie :

Au microscope, on peut voir trois types de spores :

  • Des ascospores (8/asque) elliptiques ou globuleuses, lisses (de diamètre 4-5,5 μm).
    Les asques 8-11 µm sont groupés leur paroi est évanescente et fragile.
    Il n'y a pas d'ascocarpes (asques nus).
B. nivea
 

Asques et ascospores de B. nivea

B. nivea
  • Des conidies en chaînes persistantes, elliptiques, lisses  (de diamètre 3-6 μm) formées à partir de phialides (12-20 μm) à col allongé, raides, solitaires ou groupées en verticilles
  • Des spores (aleurioconidies) solitaires, sphériques (7-10 μm), hyalines portées à l’extrémité de filaments peu différenciés

Conidies et aleuriospores de B. nivea

 

 

Habitat, Ecologie, Intérêt

Conditions de culture :

Espèce thermopréférante et osmotolérante.
Croissance rapide sur milieux M2 et M5S5, optimale sur le milieu M2 à 30-35°C.

  • optimum : 35°C
  • minimum : 10°C
  • maximum : 40°C

 

Habitat :

Il s’agit d’un contaminant répandu du sol, des grains, on le retrouve fréquemment sur des fruits surtout sur fruits abîmés. C'est un contaminant important des fruits en conserve ou des jus de fruits car ses ascospores sont thermoresistantes.


Byssochlamys nivea est résistant à des conditions d’anaérobiose, il est micro-aérophile.

L’écologie de ce champignon est très voisine de celle de Byssochlamys fulva.

 

D'après l'aspect du thalle et la morphologie des asques on peut le confondre avec Neosartorya fischeri, rencontré dans les mêmes types d’habitat.

 

Toxicité et pouvoir pathogène :

Production d’une mycotoxine : patuline.

 

Bibliographie

  • Chahagnier B., 1997, Moisissures des aliments peu hydratés, Lavoisier Technique et documentation, Paris.
  •  Noyd R .K., 2000, Mycology references cards, The American phytopathological society.
  •  Samson, R.A., Hoekstra, E.S., Frisvad, J.C. (eds., 2004). Introduction to food- and airborne fungi (7e ed.). Centraalbureau voor Schimmelcultures, Utrecht, The Netherlands. 389 p.
  •  Samson, R. A., Houbraken, J., Thrane, U., Frisvad, J. C. & Andersen, B. (eds., 2010). Food and indoor fungi. (CBS-KNAW Fungal Biodiversity Centre: Utrecht, The Netherlands). 390 p.

 

L'espèce sur Mycobank

 

 

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