UBO - Université de Bretagne Occidentale
 
Fusarium avenaceum

Systématique

Forme parfaite :

Fungi, Ascomycota, Pezizomycotina, Sordariomycetes, Hypocreomycetidae, Hypocreales, Nectriaceae, Gibberella avenacea

 

Forme asexuée :

Fusarium avenaceum est le nom de la forme asexuée.
Deutéromycètes, Hyphomycètes, Hyphales, Tuberculariacés (Phialosporés, phialides en bouquet)

 

Synonymes :

Fusarium herbarum var avenaceum, Fusarium roseum (ne devrait plus être utilisé comme un nom  d'espèce).

 

Caractères morphologiques 

Thalle :

Sur PDA, thalle à croissance moyenne, jaune ou rougeâtre couvert par un mycélium aérien floconneux blanc virant en un feutrage pêche à brun rougeâtre.

Revers jaunâtre ou brun rougeâtre.

Cette espèce peut être d’apparence et de couleur extrêmement variable.

Aspect sur milieu PDA

Fusarium Fusarium

Thalle

Revers

 

Forme asexuée :

Conidiophores simples ou peu ramifiés, formés sur le mycélium aérien ou sur des sporodochies orange.
Mono ou polyphialides.
Macroconidies, fusiformes et fines, un peu courbées à presque droites, 4-7 cloisons, à cellule apicale allongée et cellule basale distincte, 35-90 X 3,5-6 µm, formées en masses orange.
Microconidies formées sur des cellules polyblastiques, fusiformes, 0-3 cloisons, de taille variable 6-30 X 2,5-5 µm.
Chlamydospores absentes du mycélium, parfois présentes dans les conidies.

 

Observations diverses

   

 Macroconidies et microconidies

 

 Conidiophore et macroconidies

 
   
    Macroconidies et microconidies  
Macroconidies      

 


Forme sexuée :

L’espèce Gibberella avenacea a été décrite par Cook en 1967 comme téléomorphe de F. avenaceum. Les périthèces ont été isolés dans la nature mais ne sont pas produits en laboratoire. Les hôtes de G. avenacea n’ont pas été déterminés.

 

Habitat, Ecologie, Intérêt

Conditions de culture :

Températures de croissance optimale : 25°C

Bien que sa température de croissance optimale soit de 25°C ce champignon se développe de -3 à +31°C.

 

Habitat :

Fusarium avenaceum est une espèce cosmopolite, présente plutôt dans les zones tempérées et un peu dans les zones subtropicales, couramment isolé du sol et d'une large gamme de végétaux.

 

Toxicité et pouvoir pathogène :

Peut causer des pourritures racinaires sur beaucoup de graminées et endommager de nombreux fruits, légumes, ou graines.

On retrouve ce parasite sur les céréales (maïs, orge, blé ...) et les autres graminées. C'est une des espèces impliquées dans la fusariose des épis (avec F. graminearum, F. culmorum, F. poae, et M. nivale). Lorsqu’elle affecte l’épi, la fusariose cause des pertes de rendement pouvant aller de 30 à 70 % de la récolte en conditions très défavorables, ainsi qu'une diminution de la qualité boulangère et du taux de germination. De plus, lorsque l’infection est due à l’une des 4 espèces de Fusarium précitées, les pertes de rendement s’accompagnent d’une diminution de la qualité des grains par la production de mycotoxines.

 

F. avenaceum est toxinogène, des souches sont productrices de polykétides (fusarine et moniliformine) et de peptides non ribosomiques (beauvericines et enniatines).

 

Moyens de lutte et prévention :

Lorsque les symptômes apparaissent sur épi, il est déjà trop tard pour intervenir avec efficacité contre la maladie. Dans les parcelles à risque, il est conseiller de traiter en préventif .

La présence d’inoculum dans le sol joue un rôle très important. Les précédentes cultures de céréales (blé, maïs ou sorgho), favorisent la présence de la maladie. Un travail préalable correct du sol réduit l'incidence de la maladie.

 

 

Notes

Avec F. graminearum et F. culmorum, Fusarium avenaceum est féquemment impliqué dans les fusarioses des céréales. Les trois espèces sont regroupées sous le nom de Fusarium roseum (ne devrait plus être utilisé comme un nom  d'espèce).

 

En 1995 Sangalang et al. ont isolé du sol Australien deux populations de Fusarium morphologiquement identiques à F. avenaceum, nommées subsp aywerte et subsp nurragi. Les études par séquençage, RFLP, et AFLP ont montré que les deux sous-espèces étaient deux espèces distinctes de F. avenaceum qui ont été nommées F. aywerte et F. nurragi. Les téléomorphes de ces deux espèces sont inconnus.

 

 

Bibliographie

Both C. (1971).The genus Fusarium.Commonwealth Agricultural Bureaux. England
Burgess L. W., Summerell B.A., Bullock S., Gott K.P., Backhouse D. (1994). Laboratory manual for Fusarium research, 3nd ed. University of Sydney, Sydney, Australia.
Cook RJ. (1967). Gibberella avenacea sp. n., perfect stage of Fusarium roseum f. sp. cerealis ‘avenaceum’. Phytopathology 57:732–36
Gerlach W., Nirenberg H. (1982). The genus Fusarium -a pictorial atlas. Mitt. Biol. Bundesanst. Land Forstwirtsch. Berl. Dahlem 209 : 1-406.
Leslie J.F., Summerell B.A. (2006). The Fusarium Laboratory Manual , Blackwell Publishing
Marasas W.F.O., Nelson .P.E, Toussoun T.A. (1984). Toxigenic Fusarium Species: Identity and Mycotoxicology. University Park: Pennsylvania State Univ. Press
Messiaen C.M. et Cassini R., 1968, Recherches sur les Fusarium, La systématique des Fusarium, tome 19, p.396-454.
Nelson P. E., Toussoun T.A., Marasas W.F.O. (1983). Fusarium species. An illustrated manual for identification. Pennsylvania State University Press, University Park, PA.
Sangalang, A.E., Summerell, B.A., Burgess, L.W., and Backhouse, D. (1995). Taxonomy of Fusarium: characterization of Fusarium avenaceum subsp. aywerte and Fusarium avenaceum subsp. nurragi. Mycological Research 99, 287–290.

 

L'espèce sur Mycobank

 

 

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