UBO - Université de Bretagne Occidentale
 
Fusarium oxysporum

Systématique

Forme parfaite :

La forme sexuée n'est pas connue.
Fungi, Ascomycota, Pezizomycotina, Sordariomycetes, Hypocreomycetidae, Hypocreales, Nectriaceae

 

Forme asexuée :

Fusarium oxysporum est le nom de la forme asexuée.
Deutéromycètes, Hyphomycètes, Hyphales, Tuberculariacés (Phialosporés, phialides en bouquet)

 

Remarque :

L’espèce est très variable et présente beaucoup de formes spécialisées pathogènes pour un type de plantes, ex : F. oxysporum f. sp. lycopercici.
L’appartenance de ces différentes formes spécialisées à une même espèce est en cours de révision avec l’apport des techniques de biologie moléculaire.
Il est probable que dans le futur certaines formes spécialisées soient considérées comme des espèces.

 

Caractères morphologiques

Thalle :

Sur PDA, thalle blanc, rose saumon à violet, mycélium aérien blanc coloré de violet, peu dense, floconneux.

Revers pourpre, parfois jaunâtre, le plus souvent violet intense. 

Certaines souches présentent des sporodochies orange.

Aspect sur milieu PDA

Fusarium Fusarium

Thalle

Revers

 

Forme asexuée :

Ce champignon produit des macroconidies et des microconidies, mais les macroconidies sont rares dans certains isolats.

 

 

Macroconidies légèrement arquées, présentant 3 (à 5) cloisons, pointues aux deux extrémités, cellule basale pédicellée, cellule apicale en crochet, produites par des phialides sur des conidiophores ramifiés ou en sporodochies. (27 - 46 x3 - 4.5 µm)

 

Microconidies abondantes, de taille variable, ovoïdes à cylindriques, présentant de 0 à 2 cloisons mais le plus souvent unicellulaires, agglomèrées en fausses têtes, produites par de petites phialides lagéniformes dans le mycelium aérien. (5 - 12 x 2.2 - 3.5 µm)

 

Chlamydospores hyalines lisses ou rugueuses, globuleuses, terminales ou intercalaires, en chaîne, en paire ou isolées, formées dans l'hyphe ou les macroconidies.(5 -15 µm de diam.)

   

 

 

Habitat, Ecologie, Intérêt agronomique

Températures de croissance :

optimale : 25 - 30 °C

minimale : 5 °C

maximale : 37°C

 

Habitat :

Ce champignon dispose d'une large répartition géographique mais est plus adapté aux climats tempérés. Il est présent dans les sols sous forme sporulée.

 

Toxicité et pouvoir pathogène :

C’est une des espèces les plus importantes du genre d’un point de vue économique du fait de ses activités phytopathogènes.

Nombreuses variétés pathogènes de plante : concombre, courgette, topinambour, piment, pomme de terre, patates douces, tomates, pastèques, céleri, asperge, ail, oignon, chou, gingembre..., mais il est aussi isolé de banane, et de nombreuses plantes environnementales.
Provoque une pourriture des tissus avec apparition d'un mycélium blanc rosé à la surface.

 

Quelques souches productrices de mycotoxines : moniliformine, zéaralenone, wortmannine, et plus rarement : nivalenol, fusarenone X, Sambutoxine.

 

Moyens de lutte et prévention :

Désinfection du sol.
Recours à des graines enrobées.
Protection vis à vis des insectes et des blessures.
Traitements fongicides systémiques de la culture, post récolte avant stockage.
Elimination des fruits et légumes légèrement atteints avant le stockage.
Stockage réfrigèré (développement ralenti à 10 °C).
Utilisation de cultivars plus résistants.

 

Notes :

F. oxysporum est en fait un complexe d'espèces et on le subdivise en nombreuses formes spécifiques pathogènes pour un type de plantes, lesquelles peuvent être subdivisées en variétés.
Sur la tomate (fusariose de la tomate) on distingue Fusarium oxysporum f. sp. radicis lycopersici qui attaque les parties racinaires, et Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici qui attaque les parties aériennes de la plante.

Certains isolats de F. oxysporum peuvent être difficiles à distinguer de F. solani ou de F. subglutinans.

 

Bibliographie

  • Booth C. (1971).The genus Fusarium.Commonwealth Agricultural Bureaux. England
  • Hawksworth D. L., Sutton B. C., Ainsworth G. C. (1983). Ainsworth and Bisby's dictionary of the Fungi (7e ed.). Commonwealth mycological institute. Kew.
  • Messiaen C.M. et Cassini R., (1968). Recherches sur les Fusarium, La systématique des Fusarium, tome 19, p.396-454.
  • Pitt J. I., Hocking A. D. (1997). Fungi and food spoilage (2e ed.). Blackie Academic & Professional, London.

 

L'espèce sur Mycobank

 

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