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Détection/analyse de transmissions à spectre
étalé : Application aux techniques d'accès
multiples CDMA
I. Contexte
Les transmissions numériques à spectre étalé
sont devenues très populaires. Pour les applications militaires,
l'intérêt majeur est la propriété de grande
discrétion de telles communications (détection difficile).
Dans le domaine civil, celles-ci sont exploitées pour l'accès
simultané de plusieurs émetteurs à la même
bande de fréquence (Code Division Multiple Access - CDMA). De
plus, les transmissions à spectre étalé présentent
généralement une bonne robustesse sur les canaux fortement
perturbés (trajets multiples).
Les transmissions à spectre étalé se décomposent
en deux grandes familles :
- Les transmissions
à sauts de fréquence : la fréquence porteuse change
sans arrêt, et à très grande vitesse, ce qui rend
l'interception de la transmission extrêmement difficile.
- Les transmissions
à étalement par séquence directe : le signal est
multiplié par un pseudo-bruit avant d'être amplifié
et envoyé sur l'antenne. La détection et l'exploitation
d'une telle transmission est extrêmement difficile lorsque l'on
ne connaît pas le pseudo-bruit utilisé par l'émetteur.
Dans les deux cas, l'objectif est le même : étaler la puissance
du signal transmis sur une large bande de fréquence, afin de
noyer cette puissance dans le bruit ambiant ou dans les autres communications.
C'est pourquoi, ces techniques ont été initialement développées
dans le domaine militaire : elles permettent de cacher des transmissions
dans le bruit.

Figure 1 : Caractéristiques spectrales comparées
Comme nous pouvons le voir sur la Figure 1 ci-dessus, représentant
les caractéristiques spectrales comparées (Densité
Spectrale de Puissance) pour un bruit seul en rouge, un signal bande
étroite en bleu et le même signal informatif mais étalé
avec un gain d'étalement de 63 en magenta ; il est évident
de constater qu'avant étalement le signal informatif initial
bande étroite était facilement repérable car
au dessus du niveau du bruit ambiant. Par contre, après étalement
son spectre a été, d'une part élargi d'un facteur
63 et d'autre part le niveau spectral a diminué d'un facteur
63 le faisant passer sous le niveau du bruit et permettant du même
coup sa dissimulation.
On assiste maintenant à un important développement de
ces techniques dans le domaine civil: elles permettent notamment à
plusieurs utilisateurs de transmettre dans la même bande de
fréquence. Le CDMA (Code Division Multiple Access), présent
dans les normes telles que l'IS95, GlobalStar, UMTS ou CDMA2000, est
basé sur des techniques initialement développées
pour des applications militaires, aujourd'hui transférées
vers le domaine civil.
Les principaux travaux ont porté sur les techniques d'étalement
par séquences directes avec application aux techniques d'accès
multiples de type CDMA (DS-CDMA) où, de manière grossière,
l'opération d'étalement consiste à multiplier
chaque symbole du flux de données par la séquence d'étalement
et l'accès multiple étant assuré par l'affectation
d'une séquence différente à chaque utilisateur
(« canal »). Ce processus est illustré sur la Figure
2 ci-dessous dans le cas d'une modulation BPSK et d'une séquence
d'étalement réelle de longueur L=7.

Figure 2 : Principe de l'étalement par séquence directe
II. Résumé des travaux
Nous nous intéressons essentiellement à l'analyse des
transmissions à spectre étalé en contexte non-coopératif,
c'est-à-dire qu'aucune information a priori sur les paramètres
de l'émetteur n'est disponible au niveau du récepteur.
Le but ultime d'une telle étude étant de remonter au
final au signal informatif original et donc dans le cadre de communications
numériques, au train binaire informatif de l'émetteur.
Nos travaux consistent donc à déterminer en aveugle
l'ensemble des paramètres du bloc d'étalement de spectre
de l'émetteur, à la condition qu'un signal à
étalement de spectre soit effectivement présent au niveau
du récepteur.
Liste de différents types de configurations et paramètres
à déterminer sur le bloc étalement de spectre
pour les transmissions avec techniques d'accès multiples de
type CDMA :
- Transmission mono-utilisateur
/ multi-utilisateurs ou plus exactement mono-canaux / multi-canaux
;
- Transmission mono-débit
/ multi-débits (dénommées également multi-services);
- Contexte mono-standard
(norme) / multi-standards ;
- Présence
d'une liaison montante ou/et descendante ;
- Nombre d'utilisateurs
ou de canaux ;
- Longueur des séquences
d'étalement ;
- Période symbole
;
- Période «
chip » ;
- Type d'étalement
: standard ou non ;
- Codes d'étalements
= séquences d'étalement ;
A la vue de cette liste qui n'est pas exhaustive, il est facile de
se faire une idée sur la complexité du problème
liée aux fondements même des techniques d'étalement
de spectre et aux nombreux paramètres à prendre en compte
dans le cas de transmissions réelles. Il devient nécessaire
de mettre en œuvre une série de traitements adaptés
à la détermination de ces paramètres et des différentes
configurations possibles. Dans le cas général de transmissions
à spectre étalé avec ou sans accès multiples
de type CDMA, l'étude peut être décomposée
de manière grossière en trois étapes successives
:
1) Détection d'un signal à
spectre étalé avec ou non accès multiples.
2) Synchronisation aveugle sur rythme
symbole.
3) Estimation des séquences d'étalement.
A chacune de ces trois étapes un certain nombre de paramètres
sont déterminés ou plutôt estimés conjointement.
Les premières études ont été menées
dans le cas mono-utilisateur, mono-service et mono-standard, et ont
fait l'objet de contrats, ainsi qu'une thèse sur le sujet avec
publications en revues et conférences internationales. La prise
en compte des signaux avec accès multiples est venue après
avec toutes les difficultés engendrées par les interférences
d'accès multiples, l'asynchronisme des différents utilisateurs
en liaison montante, les problèmes de multi-débits (séquences
de longueurs différentes) liés aux aspects multi-services
et multi-standards, et ont fait également l'objet d'une thèse
financée par la Région Bretagne et de publications conférences
internationales. Afin de facilité la compréhension de
ce document, nous allons maintenant détailler en premier l'ensemble
des étapes en partant de la détection jusqu'à
l'estimation des séquences dans le cas mono-utilisateur. Les
résultats dans le cas des transmissions multi-utilisateurs
/ multi-services / multi-standards seront exposés ensuite.
II.1
Cas mono-utilisteur / mono-service / mono-standard
II.1.1 Détection d'un signal à spectre étalé
mono-utilisateur
L'objectif de notre première étude était de détecter
la présence d'une transmission à spectre étalé
mono-utilisateur (mono-canal) cachée dans le bruit. Cette détection
est difficile avec les outils classiques de traitement du signal,
car les signaux à spectre étalé ont statistiquement
les mêmes propriétés que le bruit, en plus d'être
caché dedans. L'idée originale que nous avons proposée
pour réaliser cette détection est d'utiliser, non pas
les estimateurs classiques (qui, on peut le démontrer, sont
inefficaces pour de tels signaux), mais les fluctuations de ces estimateurs.
Nous avons en effet pu démontrer que ces fluctuations sont
modifiées lorsqu'une transmission est cachée dans le
bruit. Nous avons développé une méthode efficace
pour la détection de signaux à spectre étalé
par séquence directe. Une détection est possible jusqu'à
des niveaux de puissance du signal utile largement inférieurs
à la puissance du bruit (rapport signal sur bruit allant jusqu'à
–10 dB à –15 dB, selon le contexte). Notre détecteur
est conçu pour pouvoir être utilisé par des opérateurs
qui n'ont pas nécessairement de connaissances approfondies
en traitement du signal. Il évalue ainsi automatiquement sa
calibration à partir de paramètres simples et intuitifs,
fournis par l'opérateur. Les résultats sont fournis
sous la forme d'une courbe facile à interpréter, telle
que celle qui est représentée sur la Figure 3 ci-dessous.

Figure 3 : Détection d'une transmission à spectre étalé
Cette courbe représente des résultats
de calculs de fluctuations. Lorsqu'une transmission à spectre
étalé est cachée dans le bruit, il apparaît
sur cette courbe des pics régulièrement espacés.
L'écart entre ces pics permet, de plus, d'estimer la fréquence
symbole de l'émetteur.
II.1.2 Synchronisation aveugle sur rythme symbole ; cas mono-utilisateur
L'objectif de cette seconde étape est à présent
d'être en mesure de se synchroniser sur le rythme symbole comme
le ferai un récepteur en contexte coopératif, à
la différence près que l'on ne dispose pas encore du
code d'étalement utilisé à l'émission
et que l'on ne peut donc pas utiliser la séquence associées.
Il est donc nécessaire d'effectuer une synchronisation en aveugle,
c'est-à-dire une synchronisation sans connaissance du code
d'étalement. Une méthode originale a été
développée, qui consiste dans un premier temps à
diviser le signal en N fenêtres d'analyse de durée Ts
la période symbole estimée précédemment
dans l'étape de détection et à maximiser un critère
basé sur la norme carrée de FROBENIUS de la matrice
estimée de corrélation R pour différentes valeur
de décalage des fenêtres d'analyses. Comme nous pouvons
le voir sur la Figure 4 ci-dessous, dans le cas mono-utilisateur,
le critère présente un maximum unique et le décalage
associé donne directement le temps de resynchronisation
pour se positionner au début du premier symbole entier.

Figure 4 : Critère de synchronisation aveugle
En effectuant une analyse multidimensionnelle
du signal, il est possible de démontrer que cette matrice
de corrélation dépend dans le cas mono-utilisateur,
soit du sous-espace unique engendré par le signal de l'utilisateur
dans le cas synchronisé, soit de deux sous-espaces (toujours
liés au signal de l'utilisateur en question) ; ce phénomène
de division en deux sous-espaces étant engendré par
la désynchronisation des fenêtres d'analyse. Les autres
sous-espaces étant uniquement liés au bruit. Cette
séparation en sous-espace signal et sous-espace bruit apparaît
de manière évidente sur la représentation graphique
Figure 5 de la matrice de corrélation, où le sous-espace
signal optimal et le décalage optimal associé sont
bien visibles et correspond dans le cas présent à
la sous-matrice de taille M (correspondant au nombre d'échantillons
pour une période symbole) ayant la plus forte énergie
(les zones les plus claires ayant les valeurs les plus élevées),
sachant que pour des raisons d'optimisation des calculs la matrice
R est construite avec une taille double 2M correspondant à
deux périodes symbole.

Figure 5 : Représentation graphique de la matrice de corrélation
estimée
II.1.3 Estimation des séquences d'étalement
: cas mono-utilisateur
Une fois la synchronisation aveugle réalisée, il ne
reste plus qu'à effectuer une décomposition en valeur
propres et donc d'obtenir le vecteur propre associé au signal
de l'utilisateur d'intérêt, à partir duquel
il est alors possible de réaliser une bonne estimation du
code d'étalement utilisé. L'intérêt de
cette estimation est bien entendu qu'elle permet de démoduler
la transmission analysée, ceci malgré le refus de
coopération de l'émetteur. La Figure 6 ci-dessous
montre un exemple de code estimé et la Figure 7 du code réel,
pour un rapport signal à bruit initial de -10dB. On notera
l'analogie de forme entre les deux courbes, témoin du succès
de l'estimation. De plus, un logiciel opérationnel à
été développé dans le cadre de deux
contrats consécutifs et une collaboration en tant qu'équipe
conseil a permis l'intégration par une entreprise de nos
algorithmes dans une chaîne matérielle opérationnelle.

Figure 6 : Code d'étalement estimé

Figure 7 : Code d'étalement de l'émetteur
II.2 Cas multi-utilisateurs
/ multi-services / multi-standards
Après les résultats concluant obtenus dans le cas
mono-utilisateur, nous avons essayé de savoir si nos algorithmes
et critères étaient toujours utilisables en contexte
de transmissions avec accès multiples. Dans un contexte le
plus général possible, un signal peut contenir la
somme de plusieurs groupes d'utilisateurs transmettant à
des débits différents à l'intérieur
de chaque groupe et pouvant être complètement asynchrones
entre eux. Nous avons utilisé l'approche CDMA multi-débits
par la technique VSL (Variable Spreading Length).
II.2.1 Détection d'un mélange de signaux à
spectre étalé : cas multi-utilisateurs / multi-services
/ multi-standards
Il est ici nécessaire de détecter la présence
d'une somme (ou mélange) de signaux. Nous avons montré
qu'il est également possible de détecter la présence
de plusieurs groupes de débits (différentes période
symboles), même en liaisons montante (le désynchronisme
entre les utilisateurs n'ayant aucune influence sur les propriétés
du critère basé sur les fluctuations des estimateurs)
et également d'identifier conjointement les différents
débits présents dans le mélange. Les différents
groupes de débits pouvant être dus à un contexte
multi-services à l'intérieur d'un standard ou d'une
norme unique, soit à la présence de plusieurs standards
utilisant la même bande de fréquence (ce qui peut être
le cas en cas d'occupation frauduleuse du spectre radiofréquences).
La Figure 8 ci-dessous montre la présence de deux groupes
de débits. Une fois cette étape effectuée,
il est alors possible de paralléliser les calculs pour chaque
groupe de débits si l'on souhaite effectuer la recherche
pour tous les signaux du mélange, soit de s'intéresser
uniquement à un groupe en particulier.

Figure 8 : Détection de 2 groupes de débits
II.2.2 Synchronisation aveugle sur rythme symbole
: cas multi-utilisateurs / multi-services / multi-standards
Une fois de plus le travail consiste à diviser le signal
intercepté en N fenêtres d'analyses temporelles de
tailles TFi = Tsi = M .Te correspondant au groupe de débit
souhaité comme l'illustre bien la Figure 9 ci-dessous, ou
l'on est dans le cas d'une liaison montantes (tous les utilisateurs
sont désynchronisés entre eux) , deux groupes de débits
dans le mélange avec 3 utilisateurs au débit le plus
faible et 2 utilisateurs au débit le plus important.

Figure 9 : Schéma de principe de l'accès multiples
multi-débits et de la synchronisation aveugle
Dans un premier temps, nous avons essayé
de voir si le critère de synchronisation (noté FSNB)
basé sur la norme carrée de FROBENIUS de la matrice
estimée de corrélation était toujours pertinent
et performant. Comme nous pouvons le voir sur la Figure 10, en présence
de 4 utilisateurs asynchrones entre eux, il y a apparitions de plusieurs
pics de synchronisations, correspondants chacun à un décalage
de synchronisation pour un utilisateur donné.

Figure 10 : Critère de synchronisation aveugle FNSB
Ce qui est également visible sur la matrice
de corrélation de taille double présentée sur
la Figure 11, ou il y a bien apparition de 4 sous-matrices «
d'énergie maximale ».

Figure 11 : Matrice de corrélation estimée dans le
cas de trois utilisateurs asynchrones
Il est apparut que le critère FNSB était
effectivement toujours pertinent, tout particulièrement dans
le cas de liaisons descendantes et de retard inter-utilisateur plutôt
équirépartis temporellement. De plus, il est à
noter que par construction du critère, son optimisation à
été faite de telle façon qu'il ne nécessite
en pratique aucune décomposition en valeurs propres et vecteurs
propres lors du processus de synchronisation. Egalement, un schéma
particulier de calcul peu être mis en œuvre afin de
réduire le temps de calcul à des fins d'implémentation
opérationnelle.
Cependant, il est également apparut, dans le cas d'un nombre
d'utilisateurs plus conséquent, avec des retards inter-utilisateurs
plus réduits, ce que l'on a appelé phénomène
de « masquage de pics » de synchronisation. En effet,
dans certaines conditions, certains pics de synchronisation ne sont
plus visibles, ceci n'étant pas due au bruit ou autres problème
lié à un contexte expérimental, mais uniquement
à la définition même du critère comme
nous pouvons le voir sur la Figure 12 qui représente le critère
FNSB théorique dans un cas ou est présent le phénomène
de masquage de pics de synchro. Dans cet exemple, il y a 4 utilisateurs,
mais seulement 2 pourront être synchronisés et donc
permettrons la détermination des 2 séquences d'étalement
associées.

Figure 12 : Critère de synchronisation FSNB théorique
dans le cas de « masquage de pics »
Afin de pallier ce problème, un autre critère
noté MEVB a été développé et
est basé sur la maximisation de la valeur propre maximale
de la matrice de corrélation estimée en fonction des
décalages des fenêtres d'analyse. Nous avons montré,
que théoriquement ce critère n'est pas sujet au phénomène
de masquage de pics et possède toujours Nu pics de synchronisation,
correspondant aux retards des Nu utilisateurs. Ceci est illustré
sur la Figure 13 dans les mêmes conditions de la figure précédente
où le critère FSNB présentait 2 phénomènes
de masquage de pics.

Figure 13 : Critère de synchronisation MEVB théorique
sans aucun « masquage de pics »
Dans tous les cas, la probabilité de synchronisation
à l'aide du critère MEVB est toujours supérieure
à celle du critère FSNB comme le montre la Figure
14.

Figure 14 : Comparaison des probabilités de synchronisation
des critères FSNB et MEVB
I.2.3 Estimation des séquences d'étalement
: cas multi-utilisateurs
Une fois la synchronisation effectuée, il ne reste qu'à
appliquer les mêmes algorithmes que dans le cas mono-utilisateur,
mais pour les différents décalages estimés.
Nous avons également pu constater qu'après une synchronisation
à l'aide du nouveau critère MEVB, les performances
en terme de taux d'erreur chip moyen étaient toujours meilleures
que celles obtenues après synchronisation à l'aide
du critère FSNB, car la synchronisation est généralement
plus précise. De plus, même si le critère MEVB
semble impliquer un coût de calcul plus important à
cause des décompositions en valeurs propres multiples pour
tous les décalages, il peut être optimisé par
l'utilisation d'algorithmes spécifiques permettant de se
limiter au calcul de la valeur propre requise et pas toutes.
Ces travaux ont fait l'objet d'une thèse financée
par la Région Bretagne, en vue du développement d'un
récepteur adaptatif et auto-configurant multi-standards.
III. Perspectives
Nous avons entrepris des travaux visant à prédire,
a priori, les performances de nos algorithmes. L'objectif est de
faire en sorte que le logiciel de détection/estimation soit
capable de déterminer a priori ses propres performances,
dans n'importe quel contexte opérationnel. Des études
expérimentales permettent bien entendu de déterminer
ces performances sur quelques exemples, mais n'ont pas la portée
et la généralité nécessaire. Seuls des
résultats théoriques sont susceptibles d'atteindre
le degré de généralité requis. Nos travaux
théoriques sont basés sur la théorie des perturbations
de matrices, ainsi que les propriétés statistiques
des matrices de type Wishart.
D'autres travaux prévus au sein de l'équipe concernent
l'estimation automatique du polynôme générateur
de la séquence d'étalement au lieu de la séquence
elle même.
De plus des travaux sur l'interception de transmission à
spectre étalés par séquences directes chaotiques
sont à l'étude et feront l'objet d'un stage de fin
d'étude d'ingénieur effectué au sein de l'équipe
dans le cadre d'une collaboration avec l'Académie Technique
Militaire de Bucarest en Roumanie.
IV. Applications et valorisations
Les domaines d'application de ces travaux relèvent initialement
en grande partie du domaine de l'interception militaire, cependant
à la vue de l'introduction croissante des techniques CDMA
dans le domaine civile, beaucoup d'autres applications voient le
jour, comme les récepteurs auto-configurant dans le cadre
des projets « radio logiciel », la surveillance du spectre
radiofréquence et surtout la sécurité des transmissions
domaine mis en avant dans les pôles de compétitivités
liés aux Télécoms.
V. Thèses
* C. Bouder, « Estimation, en contexte non coopératif,
des paramètres d'une transmission à spectre étalé
par séquence directe », Thèse de l'Université
de Bretagne Occidentale, 4 décembre 2001 ;
Financement : Allocation MENESR
Directeur de thèse : G. Burel ; Co-Encadrant : S. Azou
* C. Nsiala, « Récepteur adaptatif multi-standards
pour les signaux à étalement de spectre en contexte
non-coopératif », Thèse de l'Université
de Bretagne Occidentale, 5 juillet 2006 ;
Financement : Région Bretagne
Directeur de thèse : G. Burel ; Co-Encadrant : R. Gautier
VI. Publications
Une grande partie de ces publications sont disponibles au format
PDF dans la rubrique générale Publications
de ce site.
* C. Bouder, G. Burel, "Spread Spectrum Codes Identification by
Neural Networks", in Systems and Control: Theory and Applications,
N. Mastorakis Editor, published by World Scientific Press, 2000,
pp. 257-262, ISBN 960-8052-11-4
* G. Burel and C. Bouder, " Estimation of the spreading waveform
of a spread spectrum transmission ", CSNDSP'2000 (2nd Int. Conf.
on Communication Systems, Networks, and Signal Processing) , July
18-20, 2000, Bournemouth, UK.
* G. Burel, C. Bouder, "Blind estimation of the pseudo-random sequence
of a direct-sequence spread spectrum signal", IEEE 21st Century
Military Communications Conference (IEEE-MILCOM'2000), October 22-25,
2000, Los Angeles, USA.
* G. Burel, "Detection of Spread Spectrum Transmissions using fluctuations
of correlation estimators", IEEE Int. Symp. on Intelligent Signal
Processing and Communication Systems (ISPACS'2000), November 5-8,
2000, Honolulu, Hawaii, USA.
G. Burel, C. Bouder and O. Berder, "Detection of direct-sequence
spread spectrum transmissions without prior knowledge", IEEE-GLOBECOM'2001,
Nov. 25-29, 2001, San Antonio, Texas, USA
* C. Bouder, S. Azou, G. Burel, "A robust synchronisation procedure
for blind estimation of the symbol period and the timing offset
in spread spectrum transmissions", IEEE International Symposium
on Spread Spectrum Techniques and Applications (ISSSTA2002), Prague,
Czech Republic, September 2-5, 2002
* C. Bouder, S. Azou, G. Burel, « Estimation, en contexte
non coopératif, des paramètres d'une transmission
à spectre étalé par séquence directe
», Traitement du Signal, Vol. 20, No. 4, 2003
* C. Bouder, S. Azou, G. Burel, "Performance analysis of a spreading
sequence estimator for spread spectrum transmissions", Journal of
The Franklin Institute, Vol. 341, Issue 7, pp. 595-614, October
2004.
* R. Gautier, Crépin Nsiala, G. Burel, "Synchronisation
et estimation aveugle de séquences d'étalement pour
une transmission de type CDMA en liaison descendante", Premier
Congrès International de Signaux, Circuits et Systèmes,
SCS'04, Monastir, 18-21 mars 2004.
* C. Nsiala Nzéza, R. Gautier, and G. Burel, "Blind Synchronization
and Sequences Identification in CDMA Transmissions", IEEE-MILCOM'04
(International Conference on Military Communications), 31 oct.–
3 nov., 2004, Monterey, California, USA.
* C. Nsiala Nzéza, R. Gautier, and G. Burel, "Parallel
Blind Multiuser Synchronization and Sequences Estimation in Multirate
CDMA Transmissions", 40th IEEE - Asilomar Conference on Signals,
Systems and Computers, October 29 - November 1, 2006, Pacific Grove,
California, USA.
* C. Nsiala Nzéza, R. Gautier, and G. Burel, "Blind
Multiuser Identification in Multirate CDMA Transmissions: A New
Approach", 40th IEEE - Asilomar Conference on Signals, Systems
and Computers, October 29 - November 1, 2006, Pacific Grove, California,
USA.
* C. Nsiala Nzéza, R. Gautier, and G. Burel, "Blind
Multiuser Detection in Multirate CDMA Transmissions Using Fluctuations
of Correlation Estimators", 49th Annual IEEE - GlobeCom, November,
2006, San Francisco, California, USA.
VII. Contrats
[1] Interception de Transmissions à Etalement de Spectre
Période : 1998-199 ; Type de client : Organisme militaire.
[2] Traitement du signal à bord d'un satellite militaire
Période : 1999 ; Type de Client : Organisme militaire.
[3] Interception et Analyse de transmissions numériques (CDMA)
Période : 1999-2000 ; Type de Client : Organisme militaire.
[4] Estimation des caractéristiques d'un émetteur
non-coopératif
Période : 2001-2002 ; Type de Client : Organisme militaire.
[5] Conseil scientifique portant sur le fonctionnement du logiciel
DSE (Détecteur de Spectre Etalé) version 2.1 développé
par l'équipe TST du LEST
Période 2005-2006 ; Type de Client : Grande entreprise.
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