Méthodes temps-fréquence et temps-échelleContact: André Quinquis ContexteLe contexte scientifique des recherches relevant de cette activité est orienté vers les aspects méthodologiques et algorithmiques liés aux techniques statistiques de traitement des signaux avec un intérêt prédominant pour les signaux présentant des non-stationnarités. L'objectif scientifique est motivé par le fait que l'analyse de signaux non stationnaires ne constitue pas une fin en soi. Décider, interpréter, reconnaître ou classifier expriment le prolongement inéluctable de l'analyse. Les questions émergentes sont alors : construction de détecteurs ; fonction statistique de décision ou indice de détection ; estimation de paramètres (physiques ou non) ; méthodes probabilistes ou non, linéaires ou non ; transformation du signal (temps-fréquence, temps-échelle, ambiguïté,...) ; évaluation de distances ; extraction de signatures pertinentes ; nécessité d'un apprentissage ou non. Les travaux développés par l'équipe concernent la modélisation ou la représentation du signal dans son domaine initial ou transformé, afin d'opérer des processus décisionnels aptes à détecter, estimer ou classifier un signal. La plupart des représentations temps-fréquence (RTF) est de type non-paramétrique indiquant la distribution énergétique du signal dans le plan temps-fréquence, mais aucune information supplémentaire quant à la nature et aux paramètres temps-fréquence des composantes du signal analysé. Une série de travaux a été développée afin de fournir un modèle temps-fréquence du signal analysé. Le concept de base repose sur les représentions temps-fréquence hybrides qui combinent les avantages des méthodes temps-fréquence de base (linéaires et bilinéaires). Grâce à la qualité de l'image temps-fréquence obtenue, des méthodes déterministes ou statistiques sont mises en œuvre afin de caractériser la complexité temps-fréquence du signal. L’objectif principal est de rechercher les techniques temps-fréquence
mieux adaptées à la caractérisation analytique des
signaux non stationnaires. Les signaux analysés présentent
les particularités suivantes : Dans beaucoup de problèmes où l'on dispose de peu d'a priori
sur la constitution du signal, il est souhaitable que soit forcé
le moins possible un type de structure prédéterminée.
Cette situation correspond à l'utilisation des méthodes
non-paramétriques pour lesquelles l'espace transformé peut
éventuellement être significativement plus grand que l'espace
de départ. Ainsi, l'analyse conjointe temps-fréquence (spectrogramme,
Wigner Ville) ou temps-échelle (ondelettes, multirésolution,
paquets d'ondelettes) continue à jouer un rôle très
important dans le domaine du traitement du signal pour la description
des processus non-stationnaires tels que les signaux transitoires émanant
du système radar ou sonar.
Spectrogramme d ’un signal émis par une mammifère sous-marin (globicephale) un mouvement Détermination du noyau optimal dans le domaine des ambiguïtésDes travaux sont développés pour définir le polynoyau
de la représentation temps-fréquence adaptée à
toutes les classes de signaux. Les distributions T-F ne permettent pas
d'extraire les paramètres discriminants pour la classification,
à partir d'un signal multi-structures. Pour surmonter cet inconvénient
et pour conserver les propriétés des distributions issues
de la classe de Cohen (invariance par translation temporelle et fréquentielle,
par exemple), une idée consiste à projeter un signal sur
un certain nombre de fonctions de base, qui sont bien adaptées
(" matched ") aux atomes T-F du signal. Ces fonctions constituent
un nouveau dictionnaire, de quatre paramètres : origines temporelle
et fréquentielle, la durée et le taux de modulation du chirp.
Ces quatre paramètres sont caractéristiques des fonctions
chirplet. Ainsi, du point de vue théorique, il est possible d'approximer
n'importe quelle forme dans le plan temps-fréquence par un nombre
limité des chirplets. L' erreur sera contrôlée par
une bonne résolution.
Application des opérateurs de distorsion du domaine temps-fréquenceDeux techniques sont étudiées pour rendre optimale la représentation temps-fréquence de ce type de structures. La première technique repose sur le principe des déformations
("warping") unitaires des axes qui conduit à une "linéairisation"
des structures temps-fréquence du signal. Ainsi, il est possible
d'utiliser les méthodes présentées auparavant et
qui sont optimales pour l'analyse des composantes temps-fréquence
linéaires.
Une alternative à cette classe de techniques repose sur les outils de caractérisation polynomiale de la phase du signal. Le point de départ de ce type d'approches est basé sur la fonction d'ambiguïté d'ordre supérieur (FAOS). Ceci peut être vu comme un moyen d'initialisation du dictionnaire étendu. Domaines d'application- Détection des transitoires sous-marins (pour les méthodes
de représentations temps-fréquence de structures linéaires).
L'application à la tomographie océanique passive est actuellement
abordée. Exemple de focalisation d'images ISAR
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