UNIVERSITÉ DE BRETAGNE OCCIDENTALE |
(VIIe - XVIe siècles) par Jean Rosmorduc
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Conclusion Nous avons -hélas ! - hérité de l'ère coloniale (XIXe - première moitié du XXe) l'idée d'une civilisation arabe, intéressante sur le plan artistique, mais rétrograde dans le domaine culturel, et pâle prolongement de la Grèce antique sur le plan scientifique. Des auteurs comme Ernest Renan et Pierre Duhem, ont à cet égard joué un rôle très négatif. La réalité historique est toute autre. L'activité intellectuelle et scientifique du Haut Moyen-âge européen a été presque totalement nulle. L'héritage antique avait été complètement oublié, les intellectuels (sic) les plus lettrés étaient ceux qui connaissaient le latin et quelques mots de grec. C'est grâce aux échanges avec les pays musulmans que la vie intellectuelle a pu reprendre progressivement en Occident. Le vecteur principal a été l'Espagne, à un moindre degré, la Sicile et le sud de l'Italie. L'un de ceux qui ont introduit en Europe les " chiffres arabes ", le moine Gerbert d'Aurillac (qui devint ensuite Pape sous le nom de Sylvestre II) avait étudié en Espagne et au Maroc. Si la " Révolution Scientifique " a eu lieu en Europe au XVIe siècle, c'est grâce à tout ce que la civilisation arabe a apporté à l'évolution des sciences, des techniques et de la philosophie entre le VIIe et le Xve siècle. | |||