LBAI UMR1227

LBAI
Lymphocytes B et Autoimmunité
UMR 1227

Les réseaux

L’UMR1227 est membre du Labex « Immunotherapy, Graft, Oncology » (IGO), des réseaux « Canaux ionique » et « épigénétique » du Cancéropôle Grand Ouest et est fortement impliqué dans le consortium européen "Inovative Medicine Initiative" (IMI) “Molecular Reclassification to Find Clinically Useful Biomarkers for Systemic Autoimmune Diseases (PRECISESADS)”, N°115565.

 

Le Labex IGO

> QUI ?

En février 2012, le laboratoire de recherche et les autres équipes d’immunologie du Grand Ouest se sont vus attribuer le titre de "Laboratoires d’excellence" dans le domaine des immunothérapies (LABEX Immunothérapies Grand Ouest, IGO), ceci dans le cadre du Grand Emprunt "Programme Investissement d’Avenir".

L’appel à projets avait pour objectif d’attribuer aux laboratoires sélectionnés des moyens significatifs leur permettant d’accroître leur visibilité internationale, de faire jeu égal avec leurs homologues étrangers, d’attirer des chercheurs et des enseignants chercheurs de renommée internationale et de construire une politique intégrée de recherche, de formation et de valorisation de très haut niveau.

Porté par l’UNAM, ce projet associe les laboratoires de Nantes UMR892 - CRCNA, UMR643 - CRTI, UMR - Cancer Vaccin et immunorégulation, l’UMR917- Microenvironnement et Cancer de Rennes et l’UMR1227, lymphocytes B et Autoimmunité de Brest.

 

> POURQUOI ?

Grâce à une meilleure connaissance des mécanismes de réponses immunitaires de l’organisme, le projet IGO doit permettre l’exploration de nouvelles thérapies dans le cancer, le rejet de greffe et l’autoimmunité.
Le projet IGO permettra des avancées dans le domaine du contrôle des réponses immunitaires de l'organisme, favorisant ainsi une meilleure connaissance des résistances tumorales et des rejets, et le développement de nouvelles thérapies contre le cancer ou le rejet de greffe, plus adaptées au patient, moins invasives et plus efficaces. En fédérant plusieurs équipes de Nantes, Rennes, Brest et Angers travaillant en immunologie, oncologie, transplantation et autoimmunité, IGO aura un impact majeur sur la structuration de la recherche biomédicale dans l'Ouest de la France. Il devrait ainsi permettre de renforcer la cohérence, la visibilité internationale et l'attractivité de ces équipes par la constitution d'un pôle d'excellence en immunologie humaine fondamentale et la création d'un institut dédié au développement de la médecine de précision.


Le projet va permettre de mieux explorer le formidable potentiel des immunothérapies et de fournir des réponses thérapeutiques à des maladies actuellement incurables, créant ainsi des innovations et des opportunités de transfert industriel très importantes avec des impacts économiques et sociétaux majeurs.

> NOTRE PARTICIPATION...

L'objectif du Labex IGO est de développer des approches immunothérapeutiques innovantes, à travers:

  • le développement de programmes de recherche transdisciplinaires centrés sur (i) l'identification de nouveaux mécanismes immunitaires d'échappement ou de rejet en oncologie et allotransplantation, (ii) l'amélioration de protocoles d'immunothérapie cellulaire et (iii) le développement de nouvelles stratégies immunostimulatrices ou immunodéplétrices basées en particulier sur des approches thérapeutiques combinées
  • le soutien d'infrastructures de production de rongeurs humanisés et d'immunomonitorage
  • la mise en place d'une filière de formation en immunologie translationnelle
  • diverses actions de communication et d'animation destinées à renforcer les collaborations internes et externes, ainsi que la visibilité du consortium.

L'UMR1227 est porteur du projet "Lymphocyte B régulateur" défini dans la tâche T1.1 "cellules suppressives" du WP1.

En savoir plus sur l'avancée du projet...

Le Réseau H2020 HarmonicSS

> QUI ?

Le Projet HARMONICSS " HARMONIsation et analyse intégrative des Cohortes régionales, nationales et internationales de patients souffrant du Syndrome de Gougerot-Sjögren, vers l'amélioration de la stratification, du traitement et l'élaboration des politiques de santé" a été financé dans le cadre de l'appel à projets Européen H2020 en Santé, changements démographiques et bien-être intitulé "Mise en réseau et optimisation de l'utilisation des cohortes de patients au niveau de l'Union Européenne", le projet  sélectionné et financé. Ce projet est porté par le Professeur Tzioufas (Athènes) et regroupe 28 partenaires académiques et 6 organisations représentatives du monde socio-économique et des organisations de malades.

 

> POURQUOI ?

Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une maladie auto-immune systémique chronique caractérisée par une infiltration lymphocytaire dans les glandes exocrines responsable des manifestations de sécheresse oculaire et buccale. Une atteinte systémique et un risque accru d'évolution vers un lymphome compliquent la maladie. Elle affecte principalement les femmes (9 femmes / 1 homme) après la ménopause. Bien que la cause du syndrome de Gougerot-Sjögren reste inconnue, la maladie se développe sous l'influence d'une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et immunitaires, comme c'est le cas avec d'autres troubles auto-immuns. Fait important, le syndrome de Gougerot-Sjögren est pertinent non seulement en raison de son impact clinique, mais aussi comme l'une des rares maladies «modèles» liant l'auto-immunité, le développement du cancer (lymphoprolifération) et le rôle pathogénique de l'infection.
Les objectifs du projet HarmonicSS sont de créer un réseau international et une alliance de partenaires et de cohortes, chargés de répondre aux besoins non satisfaits du syndrome de Gougerot-Sjögren; Collaborer pour créer et maintenir une plate-forme avec des standards et des outils ouverts, conçus pour permettre le stockage sécurisé, la protection, l'analyse, le contrôle d'accès et le partage de l'information à plusieurs niveaux ainsi que des méthodes pour rendre les résultats des analyses comparables en lien avec les associations scientifiques de rhumatologie.

> NOTRE PARTICIPATION...

Ainsi, les différents objectifs du projets HarmonicSS à partir des 21 cohortes représentant plus de 7000 patients sont de :
1- Mettre en place un réseau de compétences enrichi des principaux groupes cliniques et de recherche travaillant sur le SGS en lien avec et un comité de pilotage assurant la coordination.
2- Analyser les questions éthiques, juridiques, les droits de propriété intellectuelle liés à la mise en commun des cohortes de patients en provenance de différents pays et définir comment sélectionner les patients à inclure dans les futurs essais cliniques internationaux.
3-Accroître la cohérence et la qualité des données des cohortes individuelles grâce à des actions préparatoires, conformément aux récentes publications de l’EULAR et harmoniser les cohortes individuelles et créer la cohorte (base) commune des données des patients atteints d’un SGS.
4-Fournir l'infrastructure de base des technologies de l'information et de la communication aux cliniciens, aux chercheurs et aux décideurs en matière de Santé.
5-Répondre aux besoins cliniques et de recherche non satisfaits dans le SGS.
6-Développer des outils propres à HarmonicSS pour la sélection des patients dans les essais cliniques, la segmentation des images d’échographie des glandes salivaires et assurer la formation des cliniciens.
7-Fournir des preuves et des connaissances utiles pour les politiques de santé dans le SGS et proposer des applications pilotes.
8-Assurer la durabilité, l'extensibilité et l'exploitation de la plate-forme commune créée.


 

L'UMR 1227 est impliquée dans la validation des marqueurs cliniques et biologiques existants et l'établissement des marqueurs de stratification des patients par la mise en place de scores composites. Nous avons également en charge la réalisation de SOPs communes pour la conservation des échantillons de sang, tissus, salive, sérum, cellules, ADN, ARN et biopsie dans chacune des biobanques des partenaires cliniques.

Le Réseau IMI "Precisesads"

> QUI ?

Le Projet Européen : Innovative Medicines Initiatives (IMI) “Molecular Reclassification to Find Clinically Useful Biomarkers for Systemic Autoimmune Diseases (PRECISESADS)”, N°115565 est un réseau translationel de chercheurs et de cliniciens accompagnés par 5 sociétés pharmaceutiques majeures (membres de l'EFPIA) ayant l'objectif commun de re-classifier sur des arguments biologiques les maladies auto-immunes afin d’apporter aux malades une immunothérapiee de précision et personnalisée.

> POURQUOI ?

Les maladies auto-immunes systémiques, ‘systemic Autoimmune DiseaseS’ (SADS) sont un groupe de maladies inflammatoires chroniques dont les diagnostics sont difficiles à établir et les traitements aléatoires. Leur caractéristique commune est la présence d'auto-anticorps (dirigés contre des composants du Soi) dans le sérum. Trois maladies représentent principalement ces SADS: le lupus érythémateux disséminé, la polyarthrite rhumatoïde et la sclérodermie. Ces 3 maladies présentent des chevauchements importants dans leurs manifestations. Plusieurs autres entités et syndromes peuvent leur être associés comme le syndrome de Gougerot-Sjögren et le syndrome des anticorps antiphospholipides. Alors que chaque entité clinique peut être considérée comme « rare », l’ensemble constitue la troisième cause de morbidité de part le monde (1% de la population générale). En outre, il existe un grand nombre de personnes qui ne remplissent pas les critères cliniques ou qui ne partagent pas toutes les caractéristiques de l’une ou l’autre de ces maladies et qui de fait, vivent pendant des années comme des « cas indifférenciés ».
Ces maladies sont au centre de ce projet dont le but est d'utiliser la puissance des techniques dites « OMIQUES » (génomique, transcriptomique, épigénomique, métabolomique, protéomique), et la bioinformatique pour re-classifier ces maladies connues pour partager des mécanismes physiopathologiques communs. Cette approche « OMIQUE » n'a jamais été appliquée à l’échelle du patient, le privant des bénéfices potentiels de nouveaux agents thérapeutiques qui ne peuvent lui être proposé en raison des classifications cliniques actuelles. Notre hypothèse principale est que l'identification de signatures moléculaires spécifiques chez les patients atteints de SADS permettra aux cliniciens d'adapter leurs traitements. De fait, nous allons mettre en œuvre des stratégies de médecine personnalisée.

Vidéo de présentation du projet par le Professeur Jacques-Olivier Pers lors de la séance délocalisée de l'Académie Nationale de Médecine à Brest le 2 Juin 2015.

> NOTRE PARTICIPATION...

 

Notre stratégie est de substituer aux entités cliniques les signatures moléculaires en faisant abstraction, dans un premier temps, du diagnostic clinique. Ainsi, nous allons développer une taxonomie systémique fondée sur l’analyse du sang, du sérum, des urines, du plasma ; recourir aux techniques « OMIQUES » et évaluer les marqueurs de sous-populations cellulaires et la présence d'auto-anticorps dans le sérum (analysé dans notre laboratoire de au CHRU de Brest). Ceci constituera une première cohorte transversale de 2000 individus. En parallèle, nous allons recruter des patients ayant des caractéristiques cliniques communes (cohorte longitudinale) pour valider notre nouvelle taxonomie. Cette étude aura deux objectifs : étudier les individus au moment de leur diagnostic, c’est à dire avec peu ou pas de traitement et les suivre afin d’observer leur évolution vers une signature moléculaire que nous aurons préalablement définie. Ces personnes seront prélevées à trois reprises et analysées à l'aide des techniques « OMIQUES » que nous aurons identifiés comme les plus fiables et cliniquement adaptables.

Le projet est coordonné par le Dr Chris Chamberlain (UCB), et l'organe de gestion est dirigé par le Dr Alarcón – Riquelme (Grenade).
L’UMR1227 est impliquée dans plusieurs work packages (WP) : WP1 “Coordination”, WP2 “Sample Collection and Biobanking”, WP3 “Clinical Data Management”, WP5 “Flow Cytometric Analysis and Cellular Separations from blood of patients with SADS and pre-clinical models” (WP leader: J.O. Pers), WP6 “Proteomics, Metabolomics and Serology of SADS”, WP8 “Data Analysis- Bioinformatics and Biostatistics” et WP9 “Knowledge Dissemination and Training”. JO Pers est membre du Comité de pilotage de Precisesads. Budget global: 22.8 millions €, Budget spécifique UMR1227: 834 400€.
 

Le réseau Canaux Ioniques et Cancer du Cancéropôle Grand-Ouest

> QUI ?

Le Réseau canaux ioniques du Cancéropôle Grand Ouest (IC-CGO) a été créé en décembre 2012. L'objectif de ce réseau est de structurer la recherche autour des canaux ioniques dans le cancer au niveau de la région Grand Ouest (Bretagne, Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes). Ce réseau est composé de 18 partenaires. La pluridisciplinarité de ses membres permet une recherche transversale, complémentaire et multidisciplinaire.

 

 

> NOTRE PARTICIPATION...

En 2012, suite a la constitution du réseau canaux ioniques au sein du Cancéropôle Grand Ouest (IC-CGO), c’est la leucémie lymphoïde chronique (LLC) qui a été retenue par l’équipe Brestoise comme modèle d’étude.
En effet, avec prés de 3 300 nouveaux cas pour 1 000 décès par an en France en 2010, la LLC représente la leucémie de l’adulte la plus fréquente (30 %) soit 1 % de l’ensemble des cancers. Cette maladie, dont la découverte fortuite s’effectue le plus souvent au décours d'une numération de formule sanguine, touche un homme dans 2 cas sur 3 pour un âge moyen de 65 ans. Il est a noter que malgré une apparente homogénéité phénotypique, la LLC est extrêmement hétérogène et ceci tant dans sa présentation clinique, que dans son évolution et sa réponse au traitement.
Longtemps descriptive, l’étude de la signalisation calcique dans les LB de LLC a permis de mettre en évidence que cette voie jouait un rôle central pour la survie, la migration et la réponse aux traitements des LB de LLC. Partant de ce constat, l’une des taches assignées par le consortium du réseau IC-CGO était d’étudier les acteurs moléculaires en charge de la signalisation calcique dans les LB de LLC. De plus, ces travaux ont permis la mise en place d’un programme d’identification des modulateurs des influx calciques dont les perturbations ont été décrites dans la LLC.

Cette thématique est portée au sein de l'UMR1227 par O. Mignen.
 

Le réseau Epigénétique du Cancéropôle du Grand-Ouest

> QUI ?

Le réseau épigénétique a pour objectif de développer/synthétiser de nouvelles drogues épigénétiques ou stratégies thérapeutiques ciblant spécifiquement les acteurs moléculaires responsables de signatures épigénétiques dites « de mauvais pronostic » chez des patients atteints de cancer.
Le REpiCGO est un réseau de regroupement de compétences scientifiques et techniques autour du thème « Epigénétique & Cancer ».
Ce réseau a vu le jour en novembre 2014 et fédère 16 équipes ou groupes de recherche localisées sur le territoire couvert par le CGO (régions Bretagne, Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes), et ayant une activité de recherche reconnue en épigénétique

> POURQUOI ?

L’implication de l’UMR 1227 au sein du réseau épigénétique du CGO (REpiCGO) s’articule autour de différents objectifs:
 
Objectif #1. Identifier les signatures/modifications épigénétiques associées à une valeur diagnostic, de mauvais pronostic clinique et/ou de mauvais pronostic de réponse à un traitement anticancéreux donné dans la LLC. On parlera de signatures épigénétiques péjoratives (ou SEP).
Objectif #2. Identifier les acteurs moléculaires imprimant les SEP (AMISEP) et/ou les causes moléculaires activant les AMISEP (CaMAAMISEP) dans la LLC.
Objectif #3. Développement de drogues épigénétiques ciblant spécifiquement les AMISEP et de stratégies thérapeutiques ciblant les CaMAAMISEP dans la LLC.
Objectif #4. Validation in vitro, in cellulo, et in vivo des drogues épigénétiques et stratégies thérapeutiques d’intérêt dans la LLC.
 

> NOTRE PARTICIPATION...

En 2014, suite a la constitution du réseau épigénétique au sein du Cancéropôle Grand Ouest (IC-CGO), c’est la leucémie lymphoïde chronique (LLC) qui a été retenue par l’équipe Brestoise comme modèle d’étude.
En effet, avec prés de 3 300 nouveaux cas pour 1 000 décès par an en France en 2010, la LLC représente la leucémie de l’adulte la plus fréquente (30 %) soit 1 % de l’ensemble des cancers. Cette maladie, dont la découverte fortuite s’effectue le plus souvent au décours d'une numération de formule sanguine, touche un homme dans 2 cas sur 3 pour un âge moyen de 65 ans. Il est a noter que malgré une apparente homogénéité phénotypique, la LLC est extrêmement hétérogène et ceci tant dans sa présentation clinique, que dans son évolution et sa réponse au traitement.