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LBAI
Lymphocytes B et Autoimmunité
UMR 1227

Le lymphocyte B dans la maladie parodontale

Les parodontites sont des pathologies chroniques liées à l’accumulation du biofilm bactérien, à l’origine des processus immuno-inflammatoires induits notamment par le LPS et les endotoxines qui ont comme conséquence la destruction progressive du parodonte notamment l’os alvéolaire et la perte des dents. Cette réaction inflammatoire fait intervenir de nombreux acteurs de la réponse immunitaire, dont les lymphocytes B (LB). Les LB activés expriment de nombreux facteurs impliqués dans l'ostéoclastogenèse comme le RANKL, le TNFalpha ou l'IL-6. Ainsi des LB activés peuvent induire la différenciation des ostéoclastes et participer à la destruction osseuse observée dans la maladie parodontale.

Les sous-populations lymphocytaires présentes dans le sang et la gencive des patients souffrant de maladie parodontale n'ont été que peu étudiées alors qu'elles pourraient être un indicateur de l’évolution de la maladie ou permettre d’étudier la réponse au traitement. Notre objectif est de caractériser les sous-populations des LB présentes au cours de la mise en place d’une maladie parodontale à la fois dans le sang et dans des biopsies gingivales. L'analyse des LB dans le sang pourrait permettre de mettre en évidence l'association d'une sous-population particulière avec l'agressivité de la maladie parodontale. Cela permettrait de mieux comprendre la physiopathologie des maladies parodontales et pourrait servir à affiner le diagnostic et mieux poser un pronostic vis à vis de l’évolution d’une atteinte parodontale.

               

De plus, la maladie parodontale présente de nombreuses similitudes avec la polyarthrite rhumatoïde (PR). Les biothérapies ciblées contre certaines cytokines à visée anti-inflamatoire sont de plus en plus utilisées comme stratégie de traitement des PR. Ces thérapies moléculaires systémiques pourraient avoir un impact sur d’autres pathologies à expression immuno-inflammatoire comme les parodontites. Ce domaine d’investigation est encore très peu exploré notamment pour les biothérapies récentes. Ceci nous a conduits à nous poser la question si ce type de traitement systémique a un effet sur le parodonte, en analysant les conséquences éventuelles de ce traitement au niveau parodontal, et plus largement, mieux comprendre la réponse biologique à ce type de traitement sur le plan moléculaire au niveau du fluide gingival.