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LBAI
Lymphocytes B et Autoimmunité
UMR 1227

Le lymphocyte B dans le rejet de l'allogreffe rénale

En transplantation humaine, l’induction d’une tolérance à une allogreffe est l’objectif majeur. La tolérance est définie comme l’acceptation à long terme du greffon, sans lésion ni rejet chronique, en l’absence de traitement immunosuppresseur. Nous avons caractérisé phénotypiquement et fonctionnellement les LB dans le sang et in situ au cours du rejet humoral chronique (cABMR) et chez des patients stables. Ainsi, nous avons observé des différences dans la distribution des sous-populations de LB uniquement chez les patients cABMR qui se caractérisent par une augmentation des LB mémoires au détriment des LB transitionnels préalablement décrits avec un fort potentiel régulateur. De plus, les LB issus des patients cABMR, sont incapables d'inhiber la prolifération des LT dans un modèle de co-culture ou d'empêcher leur polarisation en LT sécréteurs de cytokines Th1. Le rejet de type cABMR pourrait donc être partiellement expliqué par une anomalie de distribution des sous-populations de LB entraînant des dérèglements fonctionnels (Nouel, Kidney Int, 2014).
Nous avons aussi mis en exergue que les LB des patients cABMR présentent un défaut de sécrétion de molécules immunosuppressives telles que le TGFβ, l’IL-10 et IDO. Ce défaut conduit à une incapacité à générer des LT régulateurs. Cette observation semble propre aux LB issus des patients cABMR dans la mesure où les LB provenant des groupes contrôles ou de ceux présentant un rejet cellulaire aigu, régulent efficacement l’activité des LT. Par conséquent, les deux types de rejet font appel à des mécanismes immunologiques distincts