LBAI UMR1227

LBAI
Lymphocytes B et Autoimmunité
UMR 1227

L'ERI29 devient l'UMR-S 1227 !

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L’INSERM va reconnaître, au 1er janvier 2017, l'ERI29 comme Unité Mixte de recherche sous couvert du numéro d'UMR 1227 et d’un nouveau nom illustrant son champ de spécialités : Lymphocytes B et Autoimmunité (LBAI)

Cette reconnaissance est, avant tout, la récompense du fantastique investissement pendant plus de 30 ans du fondateur de l’Unité, le professeur Pierre Youinou. Pierre Youinou a en effet créé en 1983 le groupe « Immunologie et Pathologie » (EA2216) en se focalisant sur les maladies auto-immunes qui affectent 5 à 6 % de la population mondiale et qui constituent le 3ème processus pathologique après les maladies cardiovasculaires et les cancers. Après trois années passées sous le statut d'une convention de soutien de l'Inserm et de la Région Bretagne (Inserm ESPRI ERI29), le groupe, aujourd’hui dirigé par le professeur Jacques-Olivier Pers, est constitué de 2 chercheurs temps-plein, 10 enseignants chercheurs, 2 post-doctorants, 9 doctorants, 2 ingénieurs et 2 techniciennes de recherche. Il fédère autour du laboratoire hospitalier d’immunologie plusieurs entités cliniques : rhumatologie, hématologie, néphrologie et odontologie sur un axe de recherche voué à l'étude du lymphocyte B (comme Brest !) normal et pathologique. Au premier chef des pathologies étudiées, trois maladies auto-immunes particulièrement fréquentes en Bretagne parmi plus de 80 dénombrées à ce jour. Il s’agit de la polyarthrite rhumatoïde (qui touche 1 breton sur 100 !), le lupus érythémateux disséminé et le syndrome de Gougerot-Sjögren. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique auto-immune des articulations. C’est à dire que c’est l’organisme qui s’attaque à ses propres articulations ! Le lupus érythémateux disséminé touche surtout les femmes jeunes. Cette maladie peut être à l'origine d'une auto-destruction de tous les organes (peau, rein…). Enfin, dans le syndrome de Gougerot-Sjögren (ou syndrome sec), les malades souffrent des conséquences de la destruction de leurs glandes salivaires et lacrymales, c’est à dire d'une sécheresse buccale et oculaire sévère.

Nous avons développé notre recherche en immuno-pathologie du lymphocyte B depuis les approches fondamentales jusqu'aux applications cliniques en lien avec la médecine de précision.
Parmi les faits marquants ayant contribué à cette reconnaissance, en plus de la solide production scientifique mise en avant par les évaluateurs, il faut citer :
-le label de "Laboratoire d’excellence" dans le domaine des immunothérapies (LABEX IGO), en collaboration avec les autres équipes d’immunologie du Grand Ouest dans le cadre du Grand Emprunt "Programme Investissement d’Avenir".
-L'obtention de 2 contrats européens, le projet « Innovative Medicines Initiatives » “Molecular Reclassification to Find Clinically Useful Biomarkers for Systemic Autoimmune Diseases, (PRECISESADS N°115565) dont l’objectif est de re-classifier sur des arguments biologiques les maladies autoimmunes afin d’apporter aux malades une immunothérapie de précision et personnalisée (le recrutement des patients est en cours) et, tout récemment, le projet H2020 HarmonicSS " HARMONIsation et analyse intégrative des Cohortes régionales, nationales et internationales de patients souffrant du Syndrome de Gougerot-Sjögren* vers l'amélioration de la stratification, du traitement et l'élaboration des politiques de santé".