Alejandro Carmona

Alejandro Carmona

Communication Forum T&R 2014

Quelle place pour la lingua franca dans la recherche scientifique actuelle ?
What is the role of lingua franca in today’s scientific research

Depuis la création de la première école supérieure de traduction en 1972 à Barcelone, les études de traduction n’ont cessé de se consolider dans un contexte académique en Espagne ; et ceci jusqu’à présent, où l’on y compte 23 centres universitaires (privés ou publics). La recherche en Traductologie s’est considérablement développée, notamment dans des sous-domaines tels que l’histoire, l’audiovisuel, le droit, l’économie, la médecine ou la terminologie. De nombreuses écoles doctorales ont dès lors vu le jour, ce qui a aussi encouragé à la création de groupes de recherche et de revues consacrées à cette matière. À travers ce travail, principalement descriptif, l’auteur s’apprête à analyser la place de la langue espagnole vis-à-vis des autres langues « concurrentes » (entre autres, le français ou l’anglais), dans la divulgation de la Traductologie dans le milieu académique en Espagne. Pour ce faire, l’auteur identifiera les langues majoritairement utilisées pour la publication de travaux de recherche dans 12 revues nationales (espagnoles), pendant la période 2009-2013. Ces revues sont principalement issues des universités et, dans une moindre mesure, des associations et centres de recherche. Ce travail a pour but, d’une part, de décrire la situation délicate de l’espagnol comme langue de production et de divulgation en Traductologie. Il prétend également analyser, dans la mesure du possible, l’influence du facteur d’impact des revues concernées dans le choix de la langue de production scientifique (Swales, 2004 ; Mayoral, 2013 : 19). Finalement l’auteur tentera de mettre en relation les résultats recueillis avec le besoin des jeunes chercheurs de publier pour se construire une carrière professionnelle à partir de paramètres quantitatifs, au risque de laisser de côté les paramètres qualitatifs, qui viseraient à divulguer leur travaux à l’échelle internationale (Fernández, 2008 ; Rovira-Esteva & Orero, 2012).

Since the first graduate school of translation opened in 1972 in Barcelona, studies in translation have increasingly established themselves in an academic context in Spain, including, up to the present day, 23 university centres (private or state-funded). Research in Translation Studies has developed significantly, particularly in the fields of history, audiovisual media, law, economics, health and terminology. Many graduate schools have thus emerged, encouraging the creation of research groups and journals dedicated to this discipline. Through this study, which is mainly descriptive, the author will analyse the place of the Spanish language with regard to other “competing” languages (French and English, among others) in the dissemination of Translation Studies in the Spanish university sector. The author will identify which languages predominate in published research papers, using 12 national (Spanish) journals from 2009 to 2013 as his data. These journals mainly come from universities or, to a lesser extent, from associations and research groups. The following study aims at describing the delicate situation of Spanish as a language of production and dissemination in the field of translation. It also claims to examine, as far as possible, the influence of factor impact regarding these journals and the language they use for scientific production (Swales, 2004; Mayoral, 2013: 19). Ultimately, the author will try to link his results with the situation of young researchers today, that is their need to publish as a way of establishing their professional career. Indeed, in the strategy to disseminate their papers on an international scale (Fernández, 2008; Rovira-Esteva & Orero, 2012), the tendency is to focus on quantitative criteria, at the risk of leaving out the qualitative ones.

 

L'Université est une chance

Marque Bretagne