Anca Pascu

Anca Pascu

Maître de Conférence en Informatique à l’Université de Brest.

Après des études de mathématiques et informatique à l’Université de Bucarest, elle a travaillé dans le domaine des grammaires formelles, dans l’équipe du professeur Solomon Marcus de l’université de Bucarest. En 1971, elle a passé une thèse de doctorat en informatique théorique à l’Université de Bucarest et en 2001, elle a passé une thèse de doctorat en informatique appliquée aux sciences humaines à l’université de Paris-Sorbonne.
En 2006 elle obtient l’habilitation à diriger des recherches (HDR). Anca Christine Pascu a travaillé dans la modélisation logico-mathématique du langage, dans le cadre de l’équipe Langues, Logiques, Informatique et Cognition (LaLIC) du professeur Jean-Pierre Desclés de Paris-Sorbonne. Actuellement, elle travaille dans le domaine de la modélisation en linguistique computationelle appliquée à la traduction dans le cadre de l’équipe HCTI et, en tant que membre associé du laboratoire LabSTICC, en tatouage de l’image. Elle enseigne à l’université de Brest, l’informatique appliquée aux sciences humaines.

Anca Christine Pascu is Associated Professor of computer science at the University of West Brittany in Brest, France. After studying mathematics and computer science at the University of Bucharest, she worked in the field of formal grammars in the laboratory of professor Solomon Marcus at University of Bucharest. She is PhD in computer science from the University of Bucharest from1971 and PhD in applied computer science from the Sorbonne-Paris from 2001. In 2006 she received her habilitation to supervise researches (HDR) at the University of Paris-Sorbonne. Anca Christine Pascu worked in logical and mathematical modelization of languages in professor Jean-Pierre Desclés’ Language, Logic, Computer Science, and Cognition (LaLIC) laboratory at the Sorbonne. Now she is working in computational linguistics as member of HCTI laboratory and in watermarking as member of LabSTICC laboratory. She is teaching applied computer science at the University of West Brittany.

 

Publicaitons récentes :

J.-P. Desclés, A. Pascu, « The Cube Generalizing Aristotle's Square in Logic of Determination of Objects (LDO) », Around and Beyond the Square of Opposition, Jean-Yves Beziau and Dale Jacquette (eds) Birkhäuser / Springer Basel, (2012) p. 277-293
A. Pascu, « Le style épistolaire de Saint Exupéry – analyse formelle de sa correspondance », en Le texte épistolaire du XVIIe siècle à nos jours – Aspects linguistiques, Textes réunis par David Banks, L'Harmattan, 2013, p. 87 – 99.
A. Pascu, « Le traitement automatique des langues (TAL), la traduction assistée par ordinateur (TAL) et le bon sens en traduction », Le bon sens en traduction, Sous la direction de Jean-Yves Le Disez et Winibert Segers, Presses Universitaires de Rennes, 2013, p. 103-116.
J.-P. Desclés, A. Pascu and H.-J. Ro « Aspecto-Temporal Meanings analizyd by means of Combinatory Logic », International Journal of Logic and Language, Springer, in press

 

Communications Forum T&R 2014

La traduction scientifique et le rôle de l’analyse des concepts formels (FCA)
Scientific tranlation and the role of formal concept analisis (FCA)

En partant de l’impact de la TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) et la TA (Traduction Automatique) sur la traduction des textes scientifiques, cet article se propose de montrer comment l’Analyse des Concepts Formels (Formal Concept Analysis (FCA)) peut être utilisée comme outil d’analyse de la traduction d’un texte scientifique.

Au cours des dernières années, le modèle FCA a été appliqué dans l’analyse des traductions et notamment pour déterminer des ambiguïtés potentielles dans l’interprétation des traductions des textes de spécialité. Il peut apporter un « support rationnel » à la communication entre les humains, support qui s’avère un élément très important dans le contexte de la traduction.

L’Analyse des Concepts Formels (FCA) est un outil dont les bases sont strictement mathématiques, mais dont les applications ont dépassé largement les mathématiques. En raison de l’interprétation de certaines représentations cognitives comme ayant une structure de treillis, le modèle mathématique devient en Intelligence artificielle (IA) presqu’un paradigme, différent de celui des modèles d’apprentissage-machine ou de celui de la reconnaissance des formes. Le modèle a aussi reçu sa version informatisée par son implémentation sous forme de logiciels de la classe CONEXP.

Un mode d’application standard du modèle est de construire via la FCA la structure de treillis du texte dans la langue source et la structure du treillis de son pendant dans la langue cible et, ensuite, les comparer. Nous utilisons ce mode d’application de la FCA avec les étudiants en master Rédacteur-Traducteur de l’Université de Bretagne Occidentale, dans le cadre du cours de Traitement Automatique du Langage (TAL) appliqué à la traduction. England et Hanson (England, Hanson, 2008) proposent et analysent un autre mode d’application de la FCA pour des textes techniques (à syntaxe simple et vocabulaire restreint). Ils réalisent en même temps la structure de treillis des deux textes alignés et analysent la pertinence de la traduction via les deux parties du treillis.

Dans cet article nous nous proposons de présenter une application hybride de la FCA sur trois types de textes en version anglaise et française : un texte scientifique, un texte technique et une page web portant sur un texte scientifique.

Finalement, nous analyserons les possibilités de l’intégration de la FCA dans la conception des ontologies pour les domaines scientifiques. Nous proposons un couple d’ontologies, ontologie langue-source – ontologie langue-cible, pour les domaines scientifiques et surtout pour les domaines techniques, notamment pour la traduction de manuels d’exploitation ou pour l’apprentissage et la formation des formateurs en traduction spécialisée.

Un modèle computationnel du « contre sens » dans la traduction des textes techniques
A computational model of “mistranslation” in the translation of technical texts

Il existe très peu de théories sur ce qu’on appelle « contre-sens » ou « faux sens » dans la traduction. Et surtout, il n’existe aucun modèle permettant d’améliorer les solutions proposées par les outils de Traduction Assistée par Ordinateur (TAO) et de la Traduction Automatique (TA). Dussart (Dussart, 2005) propose une analyse de ces notions, leur pertinence dans la pratique de la traduction et un système plus performant d’analyse des traductions. Quant à elle, Baker (Baker, 1992) donne une simple caractérisation de la notion de « faux amis » et une explication du comportement de ces « mots » quand ils sont empruntés par une autre langue que leur langue d’origine. Dans cet article, nous proposons une analyse de cette problématique en utilisant un modèle logique de la théorie des concepts, la Logique de la Détermination d’Objets (LDO) (Desclés, Pascu 2011). Nous partons de quelques exemples relevés de la traduction d’un manuel d’utilisation d’un appareil à cautérisation des plaies mis sur le marché par Intuitive Surgical, une société canadienne spécialisée dans le matériel médical. L’appareil est composé d’une console du chirurgien, d’un chariot patient, d’un chariot d’imagerie et d’un endoscope. Il fait partie du système chirurgical Da Vinci Xi . Dans la traduction des manuels d’utilisation des outils numériques (équipements et logiciels), nous rencontrons un langage spécialisé parfois large comme nombre de lexèmes (mots et expressions figées), mais avec une syntaxe simple. La correspondance bijective (un-a-un) des termes entre la langue source et la langue cible qui représente la situation idéale pour un traducteur automatique est inexistante. L’ambiguïté reste présente, y compris dans le langage scientifique et technique. En analysant quelques exemples de contre-sens et d’ambiguïté d’une traduction du manuel suscité, nous proposons une analyse du contre-sens dans le cadre des concepts d’une théorie des concepts. Finalement, nous analysons les possibilités de l’intégration d’une théorie des concepts dans la conception des ontologies pour les domaines scientifiques. Nous proposons un couple d’ontologies (ontologie langue-source / ontologie langue-cible) pour les domaines scientifiques et surtout techniques, notamment dans le cadre de la traduction de manuels d’exploitation ou pour l’apprentissage et la formation des formateurs en traduction spécialisée.

Very few theories exists on what is known as “mistranslation” in translation. Most importantly, there is no existing model which allows for improving the solutions suggested by Computer-Assisted Translation (CAT) or by Automatic Translation (AT). Dussart (Dussart, 2005) proposes an analysis of these concepts, their relevance for the practice of translation, and a more efficient system of translation analysis. Baker (1992) presents a straightforward characterization of the concept of “false friends,” as well as an explanation of the performance of these “words” when they are borrowed by a language other than their language of origin. In this article, we aim to analyze this issue by using a logical model, that of the theory of concepts, or the Logic of the Determination of Objects (LDO) (Desclés, Pascu 2011). First we will consider several translation examples taken from the user guide for a wound cauterization device put on the market by the Canadian company Intuitive Surgical which specializes in medical equipment. This device is comprised of a surgeon’s console, a cart for the patient, a cart for imaging, and a cart for an endoscope. The device is part of the Da Vinvi Xi surgical system. When translating user manuals for digital tools (both supplies and software) we encounter a rather vast body of specialized language concerning the number of lexems, including words and fixed expressions. However, the syntax remains simple. The one-to-one objective correspondence of source language and target language terms -- the ideal situation for an automatic translator -- is nonexistent. Ambiguity persists, including in the scientific and technical language. In the analysis of several examples of ambiguities and mistranslations taken from the translation of the aforementioned guide, we propose an analysis of mistranslations within the framework of the concepts of a concept theory. To sum up, we will analyze the potential for the integration of a concept theory in the understanding of ontologies in scientific fields. We propose a pair of ontologies (source language ontology / target language ontology) for scientific and, most imporantly, tehcnincal fields, notably in the framework of the translation of user guides or for the learning and training of specialized translation trainers.

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