Carolyn Engel-Gautier

Carolyn Engel-Gautier

Professional freelance scientific translator & editor (Associate member of the Chrysalide business cooperative) since 2007. 
Professional freelance scientific translator & editor for researchers at French public and private research organisations (CNRS, Ifremer, INRA, biotechnology start-ups, etc.)
PhD in Population Biology (2000, Univ. Paris XI); Master’s degree in Translating and Technical Writing (2007, Univ. Brest)

Recent publications :

Davoult, D., C.R. Engel, P. Arzel, D. Knoch, M. Laurans (2011) Environmental factors and commercial harvesting: exploring possible links behind the decline of the kelp Laminaria digitata in Brittany, France. Cahiers de Biologie Marine. 52:429-435.
Valero, M., C. Destombe, S. Mauger, C. Ribout, C.R. Engel, C. Daguin, F. Tellier (2011) Using genetic tools for sustainable management of kelps: a literature survey and the example of Laminaria digitata. Cahiers de Biologie Marine. 52:467-483.
Engel-Gautier, C.R. (2010) Retranslating scientific works: The case of Darwin’s Descent of Man in Aspects diachroniques du texte de spécialité (ed. D. Banks) pp. 35-51. L’Harmattan, Paris.
Engel, C.R., E. Billard, M. Voisin, F. Viard (2008) Conservation and polymorphism of mitochondrial intergenic sequences in brown algae. European Journal of Phycology 43:195-205.
Muhlin, J.F., C.R. Engel, R. Stessel, R.A. Weatherbee & S.H. Brawley. (2008) The influence of coastal topography, circulation patterns, and rafting in structuring populations of an intertidal alga. Molecular Ecology 17:1198-1210.

Website: www.scitex.fr

 

Communication Forum T&R 2014

Trouver sa voix en rédaction scientifique
Choosing voice in scientific writing

Cela fait déjà une centaine d’années que la voix passive constitue l’une des caractéristiques incontournables de la littérature scientifique. Cette construction verbale dont on use et abuse, au nom d’une prétendue objectivité, est désormais décriée par nombre de publications comme la source d'une écriture peu élégante, ou, en d'autres termes, ennuyeuse. C'est pourquoi la voix active, plus ouverte à l’usage des pronoms personnels, est désormais fortement recommandée, voire exigée.  En outre, le recours à la voix active replace les scientifiques au centre de leurs recherches en les désignant comme acteurs responsables des expériences décrites, un engagement fort appréciable au sein d’une société qui débat toujours du rôle que doit y jouer la science. Pour autant, la voix active peut devenir maladroite dès lors qu’elle focalise l’action sur les acteurs humains, au risque que la mise en récit des recherches évoquées s’intéresse davantage à « qui a découvert quoi » qu’à la découverte en elle-même ainsi qu'aux faits qui la prouvent. Quel que soit le genre littéraire choisi, et à plus forte raison dans les publications scientifiques, dont l'objectif premier est de convaincre le lecteur du bien-fondé des conclusions établies, entretenir l’intérêt du lecteur est affaire d’efficacité et d’élégance. Ces deux qualités requièrent de la cohérence textuelle, laquelle passe par la structuration des informations données. C’est une progression thématique, un passage fluide des anciennes informations vers les nouvelles, qui devrait donc nous aiguiller vers le choix d'une voix ou de l’autre.
Par la permutation du sujet et de l’objet, la voix passive peut ainsi entretenir et consolider cette cohérence. Par ailleurs, la voix active n’a nulle raison de se restreindre aux acteurs humains, et des noms abstraits peuvent s’accommoder de verbes d’action. Perfectionner la littérature scientifique ainsi que sa traduction, c’est donc d’abord structurer le texte avec précaution, et combiner judicieusement les voix passive et active.

Over the last 100 years, one of the hallmarks of scientific writing in English has been the passive voice. Used and abused for the sake of ‘objectivity’, this verb form is now repudiated by many journals as the source of bad — read boring — writing. As a result, the active voice, with liberal use of personal pronouns, is now strongly encouraged or even required. Furthermore, this use of the active voice puts scientists back into their research, making them agents responsible for the experiments being described, a laudable choice in the debate of the role of science in society. However, poor use of the active voice centres the action on the human agents, and the research story recounted in the text is focused on the ‘who found what’, and not on the finding itself and its supporting evidence. In any genre, and most particularly in scientific writing whose main goal is to convince the reader of the soundness of the conclusions reached, holding the reader’s interest is a matter of efficiency and elegance. These qualities involve cohesion and the cohesiveness of a text depends on the structure of the information presented. Thematic progression, the streaming from old to new information, should thus be the guiding factor in choosing voice. By switching the subject and object, the passive voice can thus maintain and improve cohesion. In addition, the active voice does not need to be limited to human agents and abstract nouns can carry action verbs. Improving the quality of scientific writing and its translation thus involves carefully constructing the structure of the text and judiciously combining passive and active voices.

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