Christine Lécluse Voirin

Christine Lécluse Voirin

Titulaire en 1993 d'un doctorat de 3e cycle de l'Université Paris VII Denis Diderot en Sciences de la Terre et ancien chercheur, mon domaine d'expertise en traduction va des différents aspects des sciences de la Terre, jusqu'à l'astronomie, en passant par des connaissances approfondies en biologie, chimie et environnement. J'ai également travaillé pendant 15 mois en tant que chercheure en Angleterre, sur des échantillons de roches lunaires et sur la mission spatiale Rosetta, ce qui me donne de solides connaissances dans cette langue et dans ces domaines.

Durant plus de deux ans (de 2000 à 2002), j'ai exercé en tant que traductrice dans divers domaines techniques et scientifiques allant des sciences fondamentales aux protocoles médicaux, en passant par l'évolution technique des appareils de mesures de la marine américaine. J'ai ensuite été assistante de communication au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) où j’ai, participé à l’organisation de plusieurs conférences internationales dans le domaine des Sciences de la Terre, avant de fonder Écoglyphe, mon entreprise d'assistanat en communication multilingue. J’ai repris la traduction à plein temps depuis 2012. Je suis membre de la SFT depuis 2013.


Site Web : www.ecoglyphe.com

Communication Forum T&R 2014

L’avenir de la traduction scientifique : point de vue d’une ancienne scientifique
Former Scientist’s Take on the Future of Scientific Translation

À l’heure de la mondialisation de l’information, de l’apprentissage des langues étrangères dès le plus jeune âge, on peut se demander quelle est la place de la traduction scientifique vers une langue autre que l’anglais. En effet, la langue la plus utilisée dans le monde scientifique est l’anglais, plus exactement une sorte de "globish" que les membres de la communauté scientifique anglophones ou non anglophones peuvent comprendre et écrire. La stratégie adoptée en France et dans d’autres pays est de former les futurs ingénieurs et chercheurs aux langues étrangères de façon à ce qu’ils puissent travailler à l’étranger ou suivre facilement l’évolution de leur domaine. Cette tendance s’est accrue ces vingt dernières années. Dans ce contexte, on peut alors s’interroger sur l’avenir des traducteurs scientifiques qui travaillent depuis l’anglais vers leur langue maternelle. Même si l’avenir peut sembler bien sombre, on peut néanmoins distinguer plusieurs pistes : Avoir plusieurs domaines de spécialité : certains sont en pleine croissance et offrent des opportunités de travail plus importantes. Ne pas se cantonner au domaine scientifique mais aller vers les domaines techniques connexes à sa spécialité scientifique. La révision de textes : traduits par des traducteurs non spécialisés, la révision de textes spécialisés passe par l’œil d’un expert, afin d’éviter les contresens. Post-édition : traduit de manière automatique, beaucoup de textes présentent de graves erreurs, que ce soit sur le plan linguistique que scientifique et technique. La traduction de veille scientifique : secteur clé qui a le vent en poupe en raison des enjeux économiques, ce secteur offre la part belle aux traducteurs scientifiques. Le marketing de produits pour la recherche, que ce soit la localisation de sites Web ou la traduction de documentation de communication. Cette liste non exhaustive montre bien que dans un contexte de mondialisation, l’avenir du traducteur scientifique passe par l’ouverture vers des domaines connexes à la traduction et à son domaine de spécialisation.

In this era of the globalization of information, and of foreign language learning starting at a very young age, we might ask, what is the place for scientific translation in a language other than English? Indeed, the most used language in the scientific world is English, or more precisely a type of “globish” in which members of the anglophone and non-anglophone scientific community can write and comprehend each other. France, along with other countries, has adopted the strategy of training future engineers and researchers from foreign-language backgrounds in such a way that they will be able to work abroad or easily follow developments in their field. This tendency has only grown in the past twenty years. Given this situation, we can wonder about the future of scientific translators who work from English into their native language. Although the future may seem grim, we can nevertheless suggest several strategies and career paths: - Have multiple specialized fields: considerable work opportunities can be found in up-and-coming fields. - Don’t limit yourself to one scientific field. Explore technical fields related to your scientific specialty. Document editing: Specialized documents translated by non-specialist translators need to pass under the eye of an expert editor in order to avoid mistranslations. Post-publication: Automatically translated texts are more often than not filled with serious linguistic, scientific, and technical errors. - Scientific monitoring translation: this key sectoris doing well due to high economic stakes and is turning out to be a promising one for scientific translators. - The marketing of research products, be it website localization or the translation of public relations literature. This non-exhaustive list clearly shows that in the age of globalization, the future of the scientific translator lies in his/her being open to any field relating to translation or his/her specialization.

 

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