Helen McCombie

Helen McCombie

 Communication Forum T&R 2014

Le dialogue invisible : la contribution de l'inter-évaluation à la qualité des articles et l'échange des idées
The invisible dialogue : contribution of peer review to article quality and exchange of ideas

L'inter-évaluation des articles de recherche peut être considérée comme une forme de contrôle de la qualité des articles, mais elle représente aussi un moyen de l'améliorer. Le processus de critique en profondeur d'un travail scientifique, suivi de l'évolution qui en découle, présente l'opportunité d'un échange qui demeure en grande partie invisible pour le lecteur, étant donné qu'il se déroule entre le dépôt du travail et sa publication. Ce processus d'évaluation par les pairs requiert un dialogue entre correcteur et auteur, qui nécessite lui-même un langage clair pour une compréhension mutuelle. Dans un contexte international, la révision en anglais (ou occasionnellement la traduction) est fréquemment exigée (par les auteurs autant que par les correcteurs) comme outil de communication afin de préserver l'anonymat du correcteur et de faciliter la relecture des articles. Dans cette présentation, je parlerai du rôle des différents acteurs (correcteur, auteur et traducteur-relecteur), et j'examinerai leurs expériences du processus d’inter-évaluation ainsi que leurs attentes vis-à-vis de ce dernier, notamment de l'assistance linguistique, en m'appuyant sur un sondage mené auprès des chercheurs. L'implication d'un traducteur-relecteur dans le processus d'inter-évaluation génère une série de défis, qui nécessitent de justifier d’une compréhension approfondie, non seulement du contenu des manuscrits mais également de leurs aspects dynamiques : points polémiques à résoudre, décision à contester ou à défendre, vérification des modifications entre les différentes versions en fonction des recommandations, et formulation de réponses aux correcteurs présentant ces modifications de manière succincte. L'inter-évaluation devrait donc se traduire par une amélioration de la qualité des publications scientifiques. Cependant, celle-ci repose sur un processus actif qui peut être considéré comme une forme de communication scientifique à part entière.

Peer review of research articles can be seen as a form of quality control but is also a means of quality improvement. The process of the in-depth critique of a piece of scientific work and followed by its subsequent evolution provides an opportunity for exchange that remains largely invisible to the reader as it takes place between submission and publication. The peer review process requires dialogue between the reviewer and author, in which there is a need for clear language and mutual understanding. In an international setting, English editing (or occasionally translation) is frequently required (by authors and reviewers) as an aid to this communication, to preserve reviewer anonymity and to assist with article revision. In this presentation I will talk about the roles of the different parties (reviewer, author and translator-reviser) and, based on a survey of opinions among researchers, examine their expectations and experiences of the process, including language assistance. A translator-reviser’s implication in the peer review process generates a number of challenges: to have a full understanding not only the content of the manuscripts but also their dynamic aspects: points on which there may be a conflict of ideas to resolve or a decision to criticize or defend, verification of changes between versions according to recommendations, and wording of replies to reviewers presenting such changes succinctly. The end result of peer review should be an improved science publication, but this end-product is built on an active process that could be considered a form of scientific communication in its own right.

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