Jean-François Nominé

Jean-François Nominé

Traducteur diplômé de l’ESIT (École supérieure d’interprètes et de traducteurs, Paris Sorbonne Nouvelle, 1987)


Jean-François Nominé a un parcours de traducteur dans différents contextes professionnels et divers champs d’application. Depuis plus de 20 ans, l’essentiel de sa carrière se situe au CNRS dans le secteur de la documentation scientifique à l’Institut de l’information scientifique et technique, à Vandoeuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle, France). Tout à tour traducteur-réviseur, chargé de veille internet puis développeur de sites web, Jean-François Nominé dirige aujourd’hui une cellule de traduction dédiée à l’appui linguistique au chercheur grâce aux compétences de traducteurs expérimentés connaissant l’environnement de recherche. Sa petite équipe propose des prestations de corrections d’articles scientifiques, de traductions de publications scientifiques, de présentations et de communications, de sites web ou d’ensembles d’informations destinées à rendre les publications savantes d’expression française plus visibles sur la Toile.

 

Communication Forum T&R 2014

Au secours, il faut traduire ! Ce que traduire pour les chercheurs veut dire
Translation please! What Translating for Researchers means

Au travers de l’expérience d’un service de traduction implanté dans un organisme de recherche, le CNRS, divers exemples et retours d’expériences sur les besoins de soutien linguistique seront présentés en même temps que les services apportés. Une bonne partie des réponses touchent l’anglais, langue de prédilection pour la communication scientifique dans de nombreuses disciplines au détriment du français et de l'allemand. Toutefois, largement prépondérante dans les sciences « dures » et en biomédecine, cette langue ne l’est pas tout autant dans d’autres champs où l’activité de communication savante peut se développer beaucoup en langue nationale. Pour autant, les résultats ne présentent-ils pas un intérêt pour la seule communauté des spécialistes locuteurs de cette langue ? Et que dire de sa pertinence envers des lecteurs étrangers ? L’activité scientifique dépasse pour beaucoup les frontières. Il en va de même pour les activités de supports et de soutien. De plus, les scientifiques ne font pas que rechercher, transcrire leurs recherches dans des articles, des communications à des colloques ; ils doivent rédiger eux-mêmes de nombreux rapports et soumissions de projets, souvent destinés à des organismes bailleurs de fonds étrangers ou internationaux. Les traducteurs se placent à différents niveaux comme interlocuteurs des chercheurs et de leurs structures. Nous examinerons les différentes solutions qu’ils peuvent proposer. D’un point de vue plus cognitif, la réalité des effectifs, les limites naturelles des connaissances sous-jacentes aux compétences linguistiques font qu’il n’y a guère d’acteur idéal dans ce contexte. Quelles sont les solutions qui peuvent être proposées pour offrir des garanties de qualité à des scientifiques évoluant dans des activités de recherche extrêmement spécialisées ? Enfin, à la frontière avec la vulgarisation, se pose le problème de la visibilité des résultats. En quoi la traduction peut-elle l’améliorer, très souvent dans des contextes budgétaires serrés ? Des choix sont nécessaires pour viser l’optimum plutôt que la perfection. Un certain nombre de solutions seront passées en revue et commentées. Enfin, la place de la fonction traduction dans un schéma général de l’information scientifique et technique du CNRS sera exposée.

Through the experiences of a translation service embedded in a research organisation (the CNRS), different examples will be presented of the services supplied and of feedback given concerning the need for linguistic support. A major part of our answers concern English, the language of choice for scientific communication in numerous disciplines, to the detriment of French and German. However, although English is the major language of "hard sciences" and of life and health sciences, this is not necessarily the case in other disciplines where learned communication can develop in a country's national language. So what happens when scientific results present an interest for a community that transcends this national language? And can English be an adequate vehicle for foreign readers? Scientific activity goes well beyond geographic frontiers, as do funding and support activities. Scientists not only carry out research and communicate their results to the rest of the scholarly community, but also write many reports and requests for funding which are often directed at foreign or international organizations. Translators act on different levels as spokepersons for researchers and their structures. We will examine the different solutions that translators can offer. From a cognitive point of view, the size of a research team and the natural limits of linguistic competence results in there being no ideal person to take on this task. What solutions can be offered in order to provide a guarantee of quality to scientists working in extremely specialized research activities? Closely intertwined with vulgarisation is the problem of the visibility of results. How can translation improve this visibility, often in a context of tight budget constraints? Options are necessary which aim for the optimum solution rather than perfection. A certain number of solutions will be reviewed and commented on. Finally, we will discuss the place of translation in the CNRS' general schema of Scientific and Technical Information.

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