Katherine Kean

Katherine Kean

Chercheur au CNRS au grade de Directeur de Recherche, avec 30 ans d’expérience du métier de la recherche à l’Institut Pasteur de Paris en virologie, biologie moléculaire et biochimie, d’abord à la paillasse à plein temps, puis de 2000 à 2008 comme Responsable d’Unité. J’ai publié plus que 40 articles de recherche ou de revue dans ces domaines de recherche. A l’âge de 50 ans j’ai souhaité faire une reconversion de carrière pour être à la service des chercheurs et autres acteurs de la recherche non-anglophones, dans le domaine de leurs publications en anglais (traductions et relectures des articles, sites web etc.). Ainsi, je travaille au sein du Service Traductions de l’INIST-CNRS à Nancy d’abord grâce à une convention, et formalisé par un changement d’affectation depuis janvier de cette année.

Director of Research in the CNRS, with 30 years of experience of research at the Pasteur Institute, Paris, in Virology, Molecular Biology and Biochemistry. Initially I worked at the bench full-time, but from 2000-2008 I was in charge of a Research Unit. I have published more than 40 primary articles and review articles in my chosen subjects. When I reached the age of 50, I wished to re-orient my career to the service of non-native English speaking researchers and other people involved in the production of Scientific and Technical Information, to help them in the domain of their publications in English (translations and revisions of articles, web sites etc.). Thus I now work in the Translation Service of the INIST-CNRS in Nancy, initially thanks to a convention, which was formalized by a change in affectation in January 2014.

 

Communication Forum T&R 2014

MES POSTULATS : pourquoi la qualité d'un manuscrit scientifique est-elle significativement plus faible aujourd'hui qu'il y a 30 ans ? Pourquoi peu de laboratoires tirent-ils avantage des services d'un traducteur pour combler cette lacune ? 
ARGUMENTATION : Si l'aide d'un traducteur spécialisé est bel et bien appréciée par le scientifique à la paillasse, son rôle en tant que partie intégrante d'une équipe de recherche est mal perçu et peu compris par le directeur de l'équipe, et par les scientifiques exerçant des fonctions d’administration ou de direction.
Le directeur de l'équipe voit son capital temps sollicité par des obligations administratives ou d’autres responsabilités « non strictement scientifiques », c’est pourquoi ces dernières années consacrer le temps nécessaire à apprendre aux jeunes chercheurs comment préparer une communication scientifique est passé aux oubliettes.
La pression du « publier ou périr » s’est accélérée à l’instar de la facilité avec laquelle on accède à des ordinateurs et de l’accroissement des capacités des logiciels. Tout le temps (long) de réflexion consacré à la préparation du manuscrit est passé par pertes et profit.
La traduction scientifique n'est pas une discipline générale à pratiquer à la légère. Plus la spécialité scientifique est proche du domaine d’expertise du traducteur, plus précis sera le résultat final. Le rapport entre gains en qualité d'un manuscrit et coût du service est un facteur déterminant pour l'utilisation d'un traducteur.
LA CONCLUSION À FAIRE PASSER : un traducteur, notamment quand il dispose d’une culture scientifique approfondie, peut assurer une fonction importante de formation auprès de jeunes chercheurs en leur apprenant à rédiger une communication à la fois efficace et de grande qualité. Il peut être intéressant d’employer des scientifiques approchant de la fin de leur carrière désireux de se reconvertir pour passer du travail de laboratoire à des fonctions de traducteurs/rédacteurs et pour proposer collaboration et assistance à plusieurs laboratoires d’un domaine scientifique donné.
 

MY POSTULATES: why is the quality of a scientific paper significantly worse today than 30 years ago? Why do more laboratories not take advantage of the services of a translator to improve this fact?
THE POINTS THAT WILL BE CONSIDERED:
While the help of a specialist translator is appreciated by the scientist at the bench, the role of the translator as part of a research team is poorly and inadequately perceived by the head of the research team, and scientists in positions upwards of this.
The head of a research team is heavily solicited by administrative and other "non-strictly scientific" duties; taking the time necessary to teach young scientists how to prepare a manuscript has fallen by the wayside in recent years.
"Publish or perish" pressure has accelerated as access to computers has increased and software capacities have improved. The thought processes that used to go into the preparation of the manuscript have gone out of the window.
Scientific translation is not a generalized subject to be undertaken lightly. The nearer the scientific speciality is to the translator's own field of expertise, the more precise the end result will be. The relationship between gain in quality of the manuscript and cost of the service is a determining factor in whether or not to use a translator.
THE POSITION I HOPE TO HAVE DEFENDED: a translator particularly one with a strong scientific background can fulfil an important role in teaching young scientists how to construct an effective paper of high quality. It may be worth employing scientists towards the end of their careers who wish to re-convert from bench work to fulfil roles as translators/scribes to collaborate with and assist
several laboratories in a given field.

L'Université est une chance

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