Faculté Lettres et Sciences Humaines - UBO - Brest

FACULTÉ DES LETTRES
& SCIENCES HUMAINES
VICTOR-SEGALEN

DE JANVIER A JUIN 2018

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Entrée libre

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Ce programme sera complété tout au long de l'année...*

 

 JANVIER 2018

Les rendez-vous du mercredi - 10 janvier 2018 - 18h salle B001

Jérôme Wilgaux, Maître de conférences à l'Université de Nantes.
                                   Nouvelles approches de la parenté en Grèce ancienne
(contact : delavaud@univ-brest.fr)
Au cours des dernières décennies, la prise en compte croissante, par les recherches historiques, des rapports de genre, du corps, des émotions, des “subalternes” ou “invisibles”… ainsi que le développement d'approches culturelles des faits sociaux, ont profondément modifié le regard porté sur les familles et les systèmes de parenté antiques. En présentant ces évolutions historiographiques, nous nous intéresserons plus particulièrement à la question des représentations antiques de la parenté ainsi qu'à leurs effets sociaux au sein des organisations familiales.

Mardi 16 janvier de 18h à 20h salle B001

Cours public - Cycle de conférences « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».conférence de Thierry Paquot, philosophe de l’urbain et essayiste :
                                             « Quels devenirs pour les villes ? »
La terre entière est dorénavant urbanisée, ce qui ne fait pas pour autant de chaque urbain un citadin, pas plus que de chaque regroupement humain, une ville. Il existe plusieurs formes d’urbanisation (global city, gated community, bidonville, pavillonnaire diffus, Grand ensemble, cité-jardin, smart city…) qu’il convient d’étudier pour en apprécier les atouts et en mesurer les imperfections et dangers. Cette conférence explorera ce qui dès maintenant annonce un futur amical, présentera les récents travaux sur la fragilisation des villes et leur éventuel affaiblissement, relatera quelques initiatives encourageantes pour déployer l’esprit des villes, sachant que celui-ci combine joyeusement l’urbanité, la diversité et l’altérité. Il n’est plus envisageable de penser séparément « ville » et « campagne », tous les deux submergées par le productivisme ; aussi est-ce à un bio-régionalisme qu’il faut s’atteler, manière de mieux harmoniser territorialités et temporalités. Une écologie existentielle en d’autres termes…

Les rendez-vous du mercredi - 17 janvier 2018 - 18h salle B001

Michel Humm, Professeur d'histoire romaine à l'Université de Strasbourg
Des curies aux tribus : l’abandon des liens de parenté comme critère de définition de la citoyenneté à Rome à l’époque médio-républicaine
(contact : valerie.huet@univ-brest.fr)
À l’époque archaïque, et probablement jusqu’à la fin du IVe siècle, l’unité administrative de base de l’État romain a été la curie : toute la population civique était à l’origine répartie entre les 30 curies, entre lesquelles se répartissaient les trois tribus « gentilices » primitives. L’appartenance à une curie devait donc être le plus ancien critère d’appartenance à la citoyenneté romaine. Le recensement par tribus de l’ensemble du corps civique à la fin du IVe siècle permit de donner une nouvelle définition de la citoyenneté qui facilita grandement l’intégration des nouveaux citoyens dans le corps civique. En même temps, l’abandon de la curie comme critère de définition de la citoyenneté signalait l’abandon des formes d’organisation familiale (gentilice) dans l’organisation de l’État et la reconnaissance, par la nouvelle nobilitas patricio-plébéienne, de leur subordination aux cadres collectifs d’un État véritablement devenu le « bien commun » (res publica).

Les rendez-vous du mercredi - 24 janvier 2018 - 18h salle B001

Thibaut Lehuédé, Doctorant en histoire médiévale à l'UBO
   Du nouveau sur l’emblématique des ducs de Bretagne : le relief au cerf du château de Suscinio
(contact : yves.coativy@univ-brest.fr)
Le relief aux cerfs sculpté à l’entrée du château de Suscinio (Morbihan) amène à porter un regard nouveau sur l’emblématique du duc Jean IV de Bretagne et sur les relations existant au niveau emblématique avec les rois de France et d’Angleterre. A la fin du XIVe siècle, l’emblème du cerf revêt un enjeu important disputé entre ces princes. Mais pour quelle signification ? Et quelle place donner au cerf breton dans ce contexte ?

Les rendez-vous du mercredi - 31 janvier 2018 - 18h salle B001

Benoît Quinquis, Docteur de l'UBO en philosophie
                 Pourquoi la Grèce classique n’a-t-elle pas inventé la notion d’animal nuisible ?
(contact : delavaud@univ-brest.fr)
C’est au XIXe siècle que la notion d’animal « nuisible » apparaît dans la langue française ; n’y a-t-il donc eu aucun antécédent dans d’autres aires culturelles ? Il semblerait aller de soi que les civilisations antiques aient été confrontées très tôt aux dommages que certaines espèces animales pouvaient causer aux cultures. Pourtant, une recherche lexicale nous révèle que l’adjectif βλαβερός, dont « nuisible » est une traduction française envisageable, a été utilisé en général tardivement et, qui plus est, plutôt pour qualifier des conduites humaines : ce n’est donc pas dans la Grèce classique que l’on trouvera un « ancêtre » de la notion d’animal nuisible. Il serait tentant d’expliquer cela comme la manifestation d’un profond respect, de la part des Grecs, pour la nature comprise comme un κόσμος organisé sur lequel il était interdit de porter la main, mais il faut se garder de confondre les Grecs avec les Indiens d’Amérique : cette conception du monde et de la nature fut plutôt le fait de l’école stoïcienne, donc d’une époque déjà postérieure à la Grèce classique. Alors que nous dit, concernant le rapport des Grecs aux travaux des champs, cette absence de la notion d’animal nuisible dans la littérature de cette époque, et ce, jusque dans les traités zoologiques d’Aristote ?

FEVRIER 2018

Les rendez-vous du mercredi - 7 février 2018 - 18h salle B001

Grégory Chambon, Directeur d'études à l'EHESS
                                                Dé-chiffrer l’écriture cunéiforme
(contact : delavaud@univ-brest.fr)
Depuis sa redécouverte à la Renaissance, l’écriture cunéiforme a toujours fasciné les savants en Europe, en raison de sa graphie symétrique et harmonieuse, et de son aspect mystérieux. Ces petits « coins », inscrits sur les monuments et les tablettes d’argile du Proche-Orient ancien, ont été reproduits au même titre que les bas-reliefs et les paysages de ruines sous forme d'images dans les récits de voyage. La question se posa alors très vite de savoir si ces signes constituaient une véritable écriture. Si oui, les inscriptions résultant de leurs combinaisons semblaient au premier abord incompréhensibles, tout comme l'étaient les messages chiffrés qui circulaient en Europe dès le XVIe siècle. Seule la recherche d'une « clef » pouvait permettre de « dé-chiffrer » ces inscriptions. Nous nous proposons de suivre les différentes étapes des premiers déchiffreurs – savants, diplomates ou simples aventuriers – afin d’explorer ce lien riche et complexe entre Occident et Orient.

Mardi 13 février de 18h à 20h salle B001

Cours public - Cycle de conférences « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».Conférence de Corinne de Luxembourg et Emmanuelle Faure (Association les Urbaines) :
« Nature, culture et jardins dans et autour de la ville ; Les jardins partagés, le cas de Gennevilliers ».
Pendant longtemps la nature dans la ville a été éloignée, dissociée d’un objectif alimentaire, qui appartenait à la campagne et ses valeurs. Cependant, depuis les années 1980-1990, on redécouvre des nombreuses initiatives autour de l’agriculture vivrière, sous la formes de potagers ou des jardins partagés. Diverses études montrent que le rôle de ces espaces, les jardins partagés, va au-delà d’une production alimentaire, ils accomplissent des fonctions sociales et écologiques, comme le démontre l’expérience de la ville de Gennevilliers en région parisienne.

Les rendez-vous du mercredi - 14 février 2018 - 18h salle B001

Pauline Huon, Doctorante en histoire ancienne à l'UBO
                                                       Parfumez les morts à Rome
(contact : valerie.huet@univ-brest.fr)
Au cours du banquet qu’il organise chez lui, l’affranchi Trimalchion dévoile à ses hôtes ses dernières volontés et le déroulement de ses funérailles. Après avoir lu son testament et décrit en détail le monument funéraire qu’il désire : du décor à l’inscription à y graver, il ordonne à son esclave d’aller chercher “les vêtements dans lesquels [il veut] qu’on [l’] enterre”. Il lui demande également : “apporte aussi les parfums et un échantillon de cette amphore dont je veux qu’on me lave les os” (Satyricon, LXXVII, trad. A. Ernoult). Si cette citation rend compte de la prévoyance de Trimalchion, elle nous renseigne également sur l’intérêt des Romains pour la préparation du corps avant les funérailles. Cette communication se propose alors d’étudier les divers soins du corps que préconisaient les Romains afin de protéger ou purifier l’individu dans son ultime passage. Nous nous demanderons alors si ces soins de thanatopraxie sont visibles sur les monuments funéraires, s’il existe dans la littérature, notamment dans les traités médicaux, des recettes d’onguents pour préparer le corps avant les funérailles. On cherchera également des indices de ces pratiques en contexte archéologique.

MARS 2018

Mardi 13 mars de 18h à 20h salle B001

Cours public - Cycle de conférences « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».Conférence de René-Paul Desse, :
« Commerce électronique, commerce connecté dans une ville hypermobile, est-ce la seule évolution envisageable ? ».
Le commerce électronique ou e-commerce, ou commerce connecté si on intègre tous les achats et les sollicitations des grandes enseignes via nos téléphones portables, a véritablement décollé à partir des années 2007-2008. Son essor n’est pas sans inquiéter le monde du commerce sans que l’on sache trop jusqu’où ce secteur ira en termes de parts de marchés : 20 à 25% de la valeur des achats en France, en 2020-2025 ?
Dans cette nouvelle configuration qui évoluera étroitement en lien avec nos comportements d’achat et de mobilité, il sera aussi question de l’affaiblissement des territoires « traditionnels » du commerce que sont le commerce de centre-ville, qui subit depuis peu une vacance commerciale importante, et le commerce de proximité, face au renforcement de certains pôles périphériques.
Allons-nous vers un recentrage sur une certaine proximité, en redécouvrant les commerces de quartier ou en utilisant les livraisons à domicile, ou allons-nous poursuivre voire augmenter nos pérégrinations à l’échelle des agglomérations françaises, d’un centre commercial à un autre ?
La question peut aussi être posée différemment avec la prise en compte de la problématique « changements climatiques ». Ne va-t-elle pas changer la donne ? L’hybridation du commerce (commerce physique et commerce connecté associés) ne serait-elle pas une voie possible ?

Les rendez-vous du mercredi - 14 mars 2018 - 18h salle B001

Linda Fumat, Doctorante en histoire médiévale à l'UBO
                                Les femmes en période de conflits au Moyen Âge en Bretagne
(contact : yves.coativy@univ-brest.fr)
Si le pouvoir est majoritairement masculin au Moyen Âge, l’influence des femmes ne doit pas être négligée. Quels sont leurs rôles pendant ces périodes de conflits ? De quelles manières se manifestent leurs pouvoirs ? Douaires, dots et contrats de mariage font partie des documents dont nous disposons pour définir le statut juridique de la femme au Moyen âge. Or, la réalité va bien au-delà d’un statut. Il y a derrière la question de la place des femmes dans la société médiévale bretonne, certes, des enjeux matrimoniaux, mais également des questionnements politiques, religieux, culturels

Les rendez-vous du mercredi - 21 mars 2018 - 18h salle B001

Benoît Jeanjean, Professeur de latin à l'UBO
Les Tabulae Anatomicae d'Eustache, publiées par Giovanni-Maria Lancisi en 1714 : le regard du      XVIIIe siècle sur la science anatomique du XVIe.
(contact : benoit.jeanjean@univ-brest.fr)
L'anatomiste italien Bartolomeo Eustachio (le fameux Eustache des trompes !) qui vécut entre 1513 et 1574 fut reconnu en son temps pour ses travaux sur le rein, sur les dents et sur l'oreille, mais ne publia pas les planches anatomiques qu'il avait fait graver et dont il avait pourtant annoncé la publication prochaine. A sa mort, on ne trouva nulle trace de ses planches et nombreux furent ceux qui regrettèrent leur perte. Ce n'est qu'au début du XVIIIe siècle que le médecin chef du Vatican, Giovanni-Maria Lancisi, les retrouva à la suite d'une enquête dans laquelle il fut grandement aidé par son statut de médecin personnel du pape Clément XI. Devant la qualité de ces planches anatomiques, il n'hésita pas un instant à les faire publier et les accompagna d'un commentaire personnel où se mêlent descriptions et apologie du génie d'Eustache. La lecture de ces commentaires, à l'occasion de quelques planches, nous en apprend autant sur l'anatomie que sur la concurrence acharnée dans laquelle se trouvaient les médecins des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle pour l'attribution des découvertes médicales. Certaines querelles sont dignes de celle qui fit rage dans les années 1980-1990 entre les professeurs Montagnier et Gallo pour l'attribution de la découverte du virus du VIH.

AVRIL 2018

Mardi 17 avril de 18h à 20h salle B001

Cours public - Cycle de conférences « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».

Conférence de Sabrina Bresson, sociologue, enseignante à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine, chercheur au laboratoire Architecture Ville Urbanisme et Environnement : « Participer, collaborer, partager : les défis de l’habitat de demain ? »
Depuis une dizaine d’années en France, et plus largement en Europe, on observe l’émergence d’initiatives qui visent à impliquer les habitants dans la production, la rénovation ou la gestion de leur lieu de vie (logement, immeuble, quartier). Dans un contexte de recompositions sociales et urbaines, ces expériences peuvent revêtir des formes très variées mais ont en commun de s’appuyer sur des collectifs d’habitants en capacité d’agir et d’engager de nouvelles relations avec les pouvoirs publics, les bailleurs, les promoteurs.
À partir d’exemples différents, développés pour la plupart dans le cadre du logement social (habitat participatif, cohabitation, « voisinage actif » et échanges de services, rénovation urbaine, insertion par le logement), le cours interrogera les dispositifs mis en œuvre et leurs portées : comment passer d’une conception standardisée, anonyme et verticale du logement à des formes de participation, de collaboration et de partage, s’ajustant au mieux aux demandes individuelles et collectives des habitants ?
 

MAI 2018

Mardi 15 mai de 18h à 20h salle B001

Cours public - Cycle de conférences « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».

Table-ronde « L’université dans la ville »
Les premières universités médiévales installés dans la ville, par exemple, l’université de la Sorbonne au cœur du quartier Latin, n’avaient pas vraiment de murs ou de frontières délimités avec la ville. Les échanges et la perméabilité entre le monde universitaire (professeurs, élèves) et le monde urbain du quotidien s’effectuaient tout naturellement.
Ainsi, les universités en ville ont depuis toujours reconfiguré le paysage urbain et social, soit par l’implantation des services (cafés, restaurants, librairies, logements étudiants) mais aussi par des échanges importants avec les habitants et usagers.
Actuellement, un grand nombre d’institutions universitaires s’interrogent sur l’importance de renouer les liens avec leur ville d’accueil. L’effacement de murs et des barrières favoriserait la création d’une urbanité partagée entre une vie universitaire intense et les autres usagers de la ville.

 

Calendrier 2017-2018

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