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International workshop 'Before Suffrage: Women, Politics and Society in EUrope 1789-1850

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Workshop organized by Mark Philp and Anne Verjus
Lyon, France, 15 & 16 September 2022

Before Suffrage: Women, Politics and Society in Europe 1789-1850
Workshop organized by Mark Philp and Anne Verjus
Lyon, France, 15 & 16 September 2022


The workshop will examine a series of issues about the forms of activity in which women engaged that they themselves could see as having political dimensions or that sought to influence the direction taken by the communities and society of which they were a part. We see 1800-1850 as an especially important period in large part because of the extensive disruption in Europe following the French Revolution and the Napoleonic period of rule, and because of the extent to which that revolution triggered other popular rebellions and insurrections against the status quo across Europe. Instability often bred opportunity. For example, the period sees the emergence of new organizational forms, including, in some countries, women’s societies; in other countries, divided by war, women took an active part in forms of resistance and their organization. At the same time, what often started from very local beginnings, over time contributed to the emergence of a lexicon of popular politics and political ideas that were increasingly shared across European states – with liberalism, socialism, communism and conservatism emerging as organizing ideologies in the period, and with questions about the role and place of women in the political system being opened for examination and challenge.
Our interest is in exploring the range of parts that women in Europe played in the growing contestation and confrontation that developed in this period and that was increasingly coupled with political demands for reform or for recognition of various forms. At what points, in what ways, with what ends and aspirations did women act and with what awareness of breaking with customary expectations and traditional roles? How did their activity diverge from or further develop existing patterns of sociability and networks of association for women. What challenges and opportunities did war and revolution open to women; and for those states that avoided war, especially civil war, what place were women able to carve for themselves in the changing politics of their worlds? How did they reflect on their own activity, did they identify it as ‘political’ and in what ways (and what did they take that to mean), and how did others see it and respond to it. How should we see it?
The literature on women’s sociability has been dominated by relatively elite social groups and has focused heavily on the early modern period and the eighteenth century. This workshop moves questions of women’s sociability into the emergence of forms of popular protest and organization, to ask how far the tools and concepts of earlier studies might be deployed in a more turbulent period and across a very much wider social and geographical world. As a European political lexicon and set of movements comes into formation, it is important to reflect on the variety of roles that women were able to carve for themselves in this new contentious politics.


The organizers encourage those interested to submit proposals for papers to anne.verjus@ens-lyon.fr and Mark.Philp@warwick.ac.uk by December 10 2021.

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Avant le droit de vote : femmes, politique et société en Europe 1789-1850
Journées d’étude des 15 et 16 septembre 2022
Lyon, France
organisées par Mark Philp (Warwick, UK) et Anne Verjus (CNRS, Lyon, France)

Cette double journée d’étude examinera une série de questions sur les formes d'activité politique dans lesquelles les femmes se sont engagées. Par là, nous entendons les formes d’activité qu’elles mêmes considéraient comme politiques, ou qu’aujourd’hui on considérerait comme telles. C’est ainsi qu’au-delà des activités « traditionnelles » qui orientent la prise de décision, la revendication de droits ou l’organisation de la cité, nous nous intéresserons aussi à ce qu’on a appelé la « politique informelle » qui se déploie en marge des lieux habituels du pouvoir et du gouvernement de la chose publique. Nous considérons la période du début du XIXème siècle (1800-1850) comme particulièrement importante pour cette thématique : d’abord, du fait des perturbations importantes qui ont lieu alors en Europe, après la Révolution française et la période de domination napoléonienne ; ensuite, du fait des répercussions de cette révolution sur d'autres rébellions et insurrections populaires contre le statu quo européen. L'instabilité politique a souvent multiplié les opportunités et les occasions d’agir. De ce fait, la période voit l'émergence de nouvelles formes d'organisation dont, dans certains pays, des sociétés de femmes ; dans d'autres pays divisés par la guerre, les femmes participent activement aux formes de résistance et à leur organisation. Dans le même temps, ce qui a souvent débuté à partir d’initiatives très locales finit parfois par contribuer, au fil du temps, à l'émergence d'un lexique de politique populaire et d'idées politiques de plus en plus partagées entre les États européens. On sait que libéralisme, le socialisme, le communisme et le conservatisme émergent comme des idéologies organisatrices pendant cette période, ce qui induit parfois de nouvelles questions sur la situation, le rôle et la place des femmes dans le système politique.

Nous souhaitons explorer, par ces deux journées d’étude, l'éventail des possibilités dont les femmes se sont emparées dans l’Europe du début du XIXème siècle, dans cette période de contestation et de confrontation croissantes, de plus en plus associées à des demandes politiques de réforme ou de différentes formes de reconnaissance. A quels moments, comment, à quelles fins et avec quelles aspirations les femmes ont-elles agi ? Quelle conscience de rompre avec les attentes coutumières et les rôles traditionnels ont-elles manifestée ? Leur activité a-t-elle divergé des modèles de sociabilité et d’association existants, ou les a-t-elle développés ? Quels défis et quelles opportunités la guerre et la révolution ont-elles ouvertes aux femmes ? Dans les États qui ont évité la guerre, en particulier la guerre civile, quelle place les femmes ont-elles pu se tailler dans l'évolution politique de leur monde ? Comment ont-elles réfléchi à leur propre activité, l'ont-elles identifiée comme « politique » et de quelle manière (quel sens ont-elle mis sur l’adjectif « politique ») ? Comment leur entourage les a-t-il jugées, et comment a-t-il réagi ? Comment, en tant qu’historien.nes, doit-on analyser ces pratiques politiques ?

La littérature sur la sociabilité des femmes a été dominée par l’étude de groupes sociaux relativement élitistes. Elle s’est, par ailleurs, fortement concentrée sur le début de la période moderne et le XVIIIe siècle. Cette double journée d’étude vise à déplacer les questions sur la sociabilité et l’engagement des femmes dans la cité vers cette période historique qui voit l'émergence de nouvelles formes de protestation et d'organisation populaires, afin de se demander jusqu’à quel point les outils et concepts des études antérieures pourraient être mobilisés sur une époque plus mouvementée et à travers un monde social et géographique beaucoup plus large. Alors qu'un lexique politique européen et un ensemble de mouvements se forment, il est important de réfléchir à la variété des rôles que les femmes ont pu se tailler dans ces nouvelles formes d’engagement souvent controversées.


Les organisateur et organisatrice encouragent les personnes intéressées à soumettre des propositions de communication à mark.philp@warwick.ac.uk et à anne.verjus@ens-lyon.fr avant le 10 décembre 2021.