Héritages et Constructions dans le Texte et l'Image

HCTI
HÉRITAGES ET CONSTRUCTIONS DANS LE TEXTE ET L'IMAGE

Colloque international sur le roman de A. Wright : Carpentaria

Colloque international sur le roman Carpentaria de Alexis Wright: a self-governing literature that belongs to place


Les 19-20 Octobre 2021 à la Faculté Victor Segalen, Brest

 

Please click here for the English version.


Le colloque se tiendra en présentiel et en distanciel.


“The imaginative literary mind is as boundless as it is borderless and bountiful in its way, finding ways of powerfully creating anew the already imagined with the unimagined or unimaginable.”

Alexis Wright [1]

 

Ce colloque international se donne pour but d’accompagner les préparateurs du programme de l’Agrégation et les étudiants dans l’étude du roman d’Alexis Wright. Il visera également à explorer de nouvelles pistes d’analyse de l’ouvrage.

 

Alexis Wright est membre du peuple waanyi du golfe de Carpentarie, au nord de l’Australie dans le Queensland actuel. Militante de longue date pour la défense des droits des peuples autochtones d’Australie, Wright est l’auteure d’une œuvre engagée dans laquelle le politique et le romanesque sont indissociables. Elle détient la chaire Boisbouvier de littérature australienne à l’Université de Melbourne et dirige actuellement le projet de recherche ARC « Other Worlds – Forms of World Literature Research ». Carpentaria, qui a été récompensé du Miles Franklin Award, le prestigieux prix littéraire australien, est son second roman. Le Stella Prize lui a aussi été décerné pour Tracker en 2018. Carpentaria est centré sur le territoire ancestral waanyi, et plus précisément sur la petite ville fictionnelle de Desperance, au début du 21ème siècle.

Carpentaria est un roman fleuve qui prend sa source à la fois dans la cosmogonie aborigène et dans le fabuleux biotope de l’estran, propre au golfe, et étend ses ramifications jusque dans la finance internationale, la télésurveillance par satellite, et la formation d’îles-déchets, flottant au gré des courants intercontinentaux.

La structure complexe de l’œuvre, qui repose sur une multitude de fils narratifs, noue des relations souvent très tendues entre les descendants de colons de Desperance, les deux groupes aborigènes qui vivent à la périphérie, de part et d’autre de la ville, ou encore les agents de sécurité de l’énorme mine toute proche. Ces conflits se jouent, en outre, dans un champ de forces beaucoup plus vaste qui englobe les mondes non-humain et spirituel, conférant à l’œuvre-monde qu’est Carpentaria une dimension réellement cosmique.

Le choix d’une voix narrative inspirée de la tradition orale aborigène, parfois solennelle, souvent pleine d’humour, et parfois irrévérencieuse, permet à Wright de mêler intimement le tragique et le grotesque, la sagesse distanciée liée aux temps longs, et l’indignation passionnée née d’une actualité consternante.



Une liste non exhaustive de thèmes à aborder pourrait être :

· Réalisme magique, réalisme aborigène, multi-réalisme, réalisme ancestral (Kareva Mateata-Allain)
· Epistémologies autochtones
· La littérature comme outil d’émancipation
· Polyphonie et carnavalesque
· Oralité dans l’écriture
· Apocalyptisme et littérature de la résilience (‘living-in-crisis’ Beck, Heise)
· Eco-littérature
· Bio- et thanatopolitique (Foucault, Murray)
· Souveraineté et Native Title (Moreton-Robinson)
· Résistance et décolonisation
· Palimpsestes
· Questionnement des hiérarchies



Les propositions de communication en français, d’une longueur de 300 mots et accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à envoyer pour le 1er septembre 2021 à :

Salhia Ben Messahel (salhia.benmessahel@univ-tln.fr)
Susan Barrett (susan.barrett@u-bordeaux-montaigne.fr)
Temiti Lehartel (temiti.lehartel@ac-polynesie.pf)
Anne Le Guellec-Minel (anne.leguellec@univ-brest.fr)
Estelle Castro-Koshy (estelle.castrokoshy@jcu.edu.au)

Les participant.e.s retenu.e.s seront notifié.e.s pour le 15 septembre 2021.

Une sélection d’articles sera publiée dans la revue numérique à comité de lecture Motifs, rattachée à l’équipe de recherche HCTI (EA4249).

Le programme comprendra notamment :

• Une conversation en ligne avec Alexis Wright sur Carpentaria
• Une conférence plénière : Jeanine Leane, The University of Melbourne
• Une conférence plénière : Sandra Phillips, Australia and New Zealand School of Government - ANZSOG)
• Une matinée poétique (1h30) avec plusieurs poète.sse.s aborigènes, dont Romaine Moreton et Ali Cobby Eckermann (en distanciel)
• Un atelier de découverte de l’art des ghostnets et des enjeux anthropologiques du recyclage artistique des déchets marins, proposé en présentiel par Géraldine Le Roux.

Ce colloque sera suivi les 21 et 22 octobre du colloque de l’Université de Bretagne Occidentale sur « Les pratiques artistiques environnementales autochtones comme réponses à la pollution ».

Le programme comprendra :

• Une conversation en ligne avec Alexis Wright sur son roman The Swan Book.
• Une rencontre avec l’écrivaine aborigène wirajduri Tara June Winch à propos de son roman The Yield / La récolte, lauréat du Miles Franklin Award.

https://www.univ-brest.fr/crbc/menu/Projets_de_recherche/Les-pratiques-artistiques-environnementales-autochtones-comme-reponses-a-la-pollution

 
IMPORTANT :

Pour nous permettre de préparer au mieux cet évènement d'envergure et au regard de la situation sanitaire, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir remplir ce questionnaire (1 min) afin que nous sachions si vous prévoyez de participer au colloque en présentiel ou à distance :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc18DoG8FM675W_axXuHHC-FbAO9OiOE_mgSD9A6aR39tD3Vg/viewform

 

Ce colloque est organisé en partenariat avec l’IUF, le laboratoire CECILLE de l’Université de Lille, le Menzies Centre-King’s College London, la Société des études des pays du Commonwealth, l’Université de Toulon, le laboratoire CLIMAS de l’Université de Bordeaux-Montaigne, les équipes de recherche HCTI et CRBC et l’UFR Lettres de l’Université de Bretagne Occidentale, et avec le soutien de l’Ambassade d’Australie.

 

Comité organisateur local (Université de Bretagne Occidentale) : Anne Le Guellec (Département d’anglais), Géraldine Le Roux (Département d’ethnologie / James Cook University), Jean-Marc Serme (Département d’anglais), Annabelle Thomas (Département d’ethnologie)

Comité organisateur national et international
: Susan Barrett (Université de Bordeaux-Montaigne), Salhia Ben Messahel (Université de Toulon, Chair of the European Association for the Study of Australia), Béatrice Bijon (Menzies Centre - King’s College London - ANU), Marilyne Brun (Université de Lorraine), Estelle Castro-Koshy (James Cook University), Narjis El Qarchaoui (Université de Toulon), Temiti Lehartel (RMIT - Université de Montpellier), Laura Singeot (Université de Paris Saclay)

Comité scientifique : Susan Barrett (Université de Bordeaux Montaigne), Salhia Ben Messahel (Université de Toulon, Présidente de European Association for the Study of Australia), Marilyne Brun (Université de Lorraine), Estelle Castro-Koshy (James Cook University), Mylène Charon (Université de Cergy-Pontoise), Temiti Lehartel (RMIT - Université de Montpellier), Anne Le Guellec (Université de Bretagne Occidentale), Laura Singeot (Université de Paris-Saclay), Jean-François Vernay (Global Institute, Sydney)

 


English version


International conference: Carpentaria by Alexis Wright: a self-governing literature that belongs to place


19-20 October 2021 at Faculté Victor Segalen (Brest)

 

In-person and virtual conference.


“The imaginative literary mind is as boundless as it is borderless and bountiful in its way, finding ways of powerfully creating anew the already imagined with the unimagined or unimaginable.”


Alexis Wright [1]


This international conference seeks to offer new perspectives on Alexis Wright’s novel Carpentaria, and at the same time to provide insights for lectures and students who are working on the novel as part of the French Agrégation exam.


Alexis Wright is a member of the Waanyi nation of the southern Gulf of Carpentaria in northern Australia. She is an activist for Indigenous rights and the author of three novels, a collection of short stories and several works of non-fiction. She holds the Boisbouvier Chair in Australian Literature at the University of Melbourne and is currently a Chief Investigator for the ARC Other Worlds – Forms of World Literature Research Project. Wright has won both the Miles Franklin Award (in 2007 for Carpentaria) and the Stella Prize (in 2018 for Tracker). Carpentaria (2006) is her second novel. It takes place at the beginning of the 21st century on Waanyi land, in and around the small fictional town of Desperance.

Carpentaria is a vast saga set in the extraordinary natural world of the coastline of the Gulf of Carpentaria, and whose complex structure interweaves a multitude of different narrative threads, tracing the often tense relationship between the descendants of the white people who founded Desperance, the two Indigenous groups who live on the outskirts of the town on opposite sides, and the security guards of the nearby multinational mine. The choice of a narrative technique inspired by Indigenous storytelling, which is sometimes solemn, often humorous, and at times irreverent, mixes the tragic and the grotesque in a passionate denunciation of contemporary issues.

Topics may focus on, but are not restricted to:

· Magic realism, Indigenous realism, multi-realism, ancestral realism (Kareva-Mateata-Allain)
· Sovereignty, Land Rights, Native Title, custodianship
· Resistance and decolonisation
· Eco-literature
· Narrative techniques: narrative fragmentation, narrative empowerment, orality
· Polyphony and the Carnivalesque
· Apocalyptic literature (‘living-in-crisis’ Beck, Heise)
· Humour
· Competing stories and narratives
· Individual and collective trauma
· Bio- and thanatopolitics (Foucault, Murray)
· Dispossession and marginalisation
· History and memory


Contributors are invited to send a title and an abstract (300 words) together with a short biography by 1st September 2021 to :

Salhia Ben Messahel (salhia.benmessahel@univ-tln.fr)
Susan Barrett (susan.barrett@u-bordeaux-montaigne.fr)
Temiti Lehartel (temiti.lehartel@ac-polynesie.pf)
Anne Le Guellec-Minel (anne.leguellec@univ-brest.fr)
Estelle Castro-Koshy (estelle.castrokoshy@jcu.edu.au)
 

Acceptance will be notified by 15th September 2021.

A selection of articles will be published in the on-line journal Motifs.


The conference will include:

• An online conversation with Alexis Wright about Carpentaria
• Keynote speaker: Dr Jeanine Leane, The University of Melbourne
• Keynote speaker: Dr Sandra Phillips, Australia and New Zealand School of Government - ANZSOG
• a poetry morning featuring First Nations writers, including Romaine Moreton and Ali Cobby Eckermann, reading and performing their work
• an awareness-raising workshop led by Géraldine Le Roux on marine debris recycling inspired by Ghost Net art. 

 
This conference will be followed by the conference on Indigenous Environmental Artistic Practices organised by l’Université de Bretagne Occidentale.

The programme includes:

• A conversation with Indigenous Wirajduri writer Tara June Winch who will be talking about her novel The Yield/La récolte which won the Miles Franklin Award
• An online conversation with Alexis Wright about her novel The Swan Book.

https://www.univ-brest.fr/crbc/menu/Projets_de_recherche/Les-pratiques-artistiques-environnementales-autochtones-comme-reponses-a-la-pollution

 

IMPORTANT:

We would be most grateful if you could help us make sure Covid19 safety and health regulations are respected by filling out this short questionnaire so we know whether you plan to attend in person or online:

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc18DoG8FM675W_axXuHHC-FbAO9OiOE_mgSD9A6aR39tD3Vg/viewform

 

This conference is organised in partnership with the IUF, the research group CECILLE (Université de Lille), the Menzies Centre (King’s College, London), the Société des études des pays du Commonwealth, Université de Toulon, the research group CLIMAS (Université de Bordeaux-Montaigne), the research groups HCTI and CRBC and the UFR Lettres (Université de Bretagne Occidentale) and with support from the Australian Embassy in France.
 

Local organizing committee (Université de Bretagne Occidentale): Anne Le Guellec (Département d’anglais), Géraldine Le Roux (Département d’ethnologie / James Cook University), Jean-Marc Serme (Département d’anglais), Annabelle Thomas (Département d’ethnologie)

National and international organizing committee: Susan Barrett (Université de Bordeaux-Montaigne), Salhia Ben Messahel (Université de Toulon, Chair of the European Association for the Study of Australia), Béatrice Bijon (Menzies Centre - King’s College London - ANU), Marilyne Brun (Université de Lorraine), Estelle Castro-Koshy (James Cook University), Narjis El Qarchaoui (Université de Toulon), Temiti Lehartel (RMIT - Université de Montpellier), Laura Singeot (Université de Paris Saclay)

Scientific committee: Susan Barrett (Université de Bordeaux-Montaigne), Salhia Ben Messahel (Université de Toulon, Chair of the European Association for the Study of Australia), Marilyne Brun (Université de Lorraine), Estelle Castro-Koshy (James Cook University), Mylène Charon (Université de Cergy-Pontoise), Temiti Lehartel (RMIT - Université de Montpellier), Anne Le Guellec (Université de Bretagne Occidentale), Laura Singeot (Université de Paris-Saclay), Jean-François Vernay (Global Institute, Sydney)


 

[1] Alexis Wright, “A Self-governing Literature”, Meanjin, Winter 2020

https://meanjin.com.au/essays/a-self-governing-literature/

 

Actualité