Héritages et Constructions dans le Texte et l'Image

HCTI
HÉRITAGES ET CONSTRUCTIONS DANS LE TEXTE ET L'IMAGE

Axe 3 - Constructions et réception de l’écart

L’axe 3, « Constructions et réception de l’écart » se déclinera également dans deux directions. Les Fabriques de l’affectif donneront la possibilité de s’interroger sur les « Expressions, usages et représentations des émotions », sur « Les masques de danse dans le monde » et sur les liens multi-dimensionnels qui unissent « Arts, recherche et création ».

Les Poétiques de la dissonance incluront les questionnements littéraires et esthétiques de programmes nouveaux tels « Paradoxes et détours du lyrisme » et « Réceptions et recréations : de la porosité entre littérature et histoire » et ceux de champs de spécialité de HCTI, « Le kitsch : une réévaluation interdisciplinaire » et « La caricature face à la mondialisation ».
 

 12. Expressions, usages et représentations des émotions

Porteur(s) du programme :
María José Fernández Vicente (MCF HDR en études hispaniques), Pouneh Mochiri (MCF de lettres modernes).

Autres collègues impliqués :
Elena Berthemet (associée), Molly Chatalic (MCF), Dan Luo (doctorante), Philippe Guillou (MCF), Radia Hannachi (MCF), Francis Jaouen (doctorant), Dimitri Kasprzyk (MCF), Anne Le Guellec (MCF), Iván López Cabello (MCF), Camille Manfredi (PR), Fátima Rodríguez (PR), Anthony Rémy (doctorant), Eugénie Romond (associée), Mohamed Saki (MCF), Nizar Saoudi (doctorant), Jean-Marc Serme (MCF), Lionel Souquet (PR), Pascale Thouvenin (PR), Yue Yue (MCF).
 

Présentation :

Le programme scientifique ici proposé a pour visée de mener à bien une réflexion autour des émotions et de la dimension affective dans la vie des sociétés. En faisant des émotions son objet d’étude, le programme cherchera à mettre en exergue la façon dont les émotions s’expriment à l’écrit comme à l’oral, s’utilisent comme mécanisme d’action et se représentent.
Malgré leur omniprésence et importance dans l’action des individus et des groupes sociaux, le rôle des émotions et des affects est longtemps resté une sorte d’angle mort dans la recherche en sciences humaines. Ce n’est que depuis quelques années que celles-ci commencent à prendre en compte une dimension affective des faits sociaux longtemps tenue à l’écart, cherchant ainsi à dépasser les débats traditionnels entre nature et culture qui enfermaient les émotions dans tout un ensemble d’oppositions binaires (passion/raison, inné/acquis, animalité/humanité, etc.).

Ce « tournant émotionnel » opéré au sein des sciences humaines a donné lieu à des débats aussi passionnants que passionnés entre les différentes disciplines scientifiques. Les travaux de Rosenwein autour des « communautés émotionnelles », les théories de Reddy concernant les « régimes émotionnels » ou bien le concept de « rationalités affectives » – destiné ce dernier à dépasser l’opposition entre émotions et raison en reliant les « façons de penser » et les « façons de sentir » – ont été d’importantes contributions à la réflexion autour de la façon dont la fierté, la honte, la joie, ainsi que la tristesse, l’espoir, la nostalgie, la colère ou la peur, entre autres, constituent des éléments clés dans les processus d’interaction, d’expression et de création humaines.

En prenant appui sur le caractère pluridisciplinaire de HCTI, ce programme cherche à faire dialoguer les différentes disciplines (histoire, littérature, philosophie, linguistique, etc.) autour des affects ainsi qu’à comparer leurs différentes approches des émotions ; de même, la variété d’aires géographiques faisant l’objet des recherches au sein de notre laboratoire fera de la comparaison un outil épistémologique privilégié dans notre programme.

Cette approche multidisciplinaire et comparatiste devrait permettre de mieux appréhender le rôle des émotions dans différents champs d’études. Sans prétention d’exhaustivité, voici quelques thématiques que ce programme pourrait aborder :

- Émotions et socialisation : quel est le rôle des émotions dans les liens sociaux, qu’il s’agisse d’amitié, solidarité, hiérarchie, etc. ? Comment envisager les émotions de tel ou tel groupe/classe sociale, dans l'Antiquité ?
- Les émotions collectives : quelle est la charge émotionnelle présente dans des expériences telles que la guerre, les migrations, les révolutions, etc. ?
- Émotions et pouvoir : quel usage fait le pouvoir des émotions ? Comment exprime-t-il celles-ci ?
- L’écriture des émotions : comment écrit-on les affects dans la littérature, dans les écrits intimes, dans les discours, dans les réseaux sociaux, etc. ? Pouvons-nous constater une évolution dans le « lexique émotionnel » à travers l’histoire ? Une réflexion sur la terminologie (émotions, passions, affects, voire pulsions) et sur les représentations que véhiculent les acceptions du terme en fonction des champs d’étude pourrait constituer un préalable.
- Émotions et genre : quelle est la dimension émotionnelle dans la construction de frontières de genre avec notamment l’opposition binaire entre homme = raison et femme = émotion ? Et quel est le rôle des émotions dans le questionnement de cette binarité homme/femme postulée par le discours critique queer ?
- Émotions et médias : comment se construisent les émotions médiatiques ? dans quel but ? comment agissent-elles sur l’opinion publique ?
- Les émotions et les processus de construction identitaire : quel est le rôle des émotions dans la construction et la représentation des imaginaires nationaux ainsi que dans les sentiments d’appartenance, qu’ils soient territoriaux ou diasporiques (« transnational affects ») ?
- L’art et les émotions : comment agissent les émotions sur les processus de création artistique ? Comment l’art représente-t-il les émotions ? Peut-on transposer aux arts visuels la rhétorique des passions, question largement débattue depuis au moins la Renaissance ? La représentation des émotions n’est-elle pas parfois la ligne de partage entre les arts de la vue et l’art de poésie dans la pratique et la théorie du paragone (comparaison entre les arts) ?
- Émotions et environnement : quels sont les liens et rapports affectifs de l’homme avec l’espace ? Comment se manifestent ces prises affectives des lieux en fonction des périodes et des espaces géographiques ?
 

Partenaires extérieurs et/ou institutionnels :

Des collaborations avec d’autres groupes de recherche sont pressenties, dans la mesure où un ou plusieurs membres de ces laboratoires ont manifesté le souhait de participer ou de collaborer aux activités du programme de recherche.
 

  • Au sein de l’UBO :

- Centre de recherche bretonne et celtique – CRBC EA4451
- Laboratoire d'études et de recherche en sociologie – LABERS EA3149
- Laboratoire de recherche en Droit – Lab-LEX EA7480
- Géoarchitecture. Territoires, Urbanisation, Biodiversité– EA7462

  • D’autres laboratoires en France :

- Centre de Recherche sur les Identités, les Nations et l'Interculturalité – CRINI EA1162 (Université de Nantes)
- Centre de Recherche en Littérature Comparée – CRLC EA4510 (Sorbonne Université)

  • Des chercheurs appartenant à des universités étrangères :

- Université du Quebec (Rimouski)
- Universidad del País Vasco
- Universidad de Sevilla
 

Bibliographie :

Julien BERNARD, « Les voies d’approche des émotions. Enjeu de définition et catégorisations », Terrains/Théories, no 2 (janvier 2015).
Sylvain BRIENS et Louis DE SAUSSURE, « Littérature, émotion et expressivité. Pour un nouveau champ de recherche en littérature », Revue de littérature comparée, vol. 365, nº 1, 2018, pp. 67-82.
Gisèle MATHIEU-CASTELLANI, La rhétorique des passions, PUF, 2000.
Piroska NAGY, « Faire l’histoire des émotions à l’heure des sciences des émotions », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA, no Hors-série n° 5 (janvier 2013).
William REDDY, The Navigation of Feeling. A Framework for the History of Emotions, Cambridge, Cambridge University Press, 2001.
 

Programme d’activités 2022-2026 :

• Au moins un colloque tous les deux ans.
• Programmation de 4-6 séminaires repartis dans l’année suivant le format : présentation d’un travail préalablement diffusé aux participants puis discussion et échanges avec la salle.
• Des conférences ponctuelles.
 

Publications envisagées :
• Publication des interventions (séminaires et conférences), une à mi-contrat et l’autre en fin de contrat.
• Les actes des colloques seront publiés dans des volumes à part.

 

13. Les masques de danse dans le monde : histoire, religion, mythologie et anthropologie


Porteur(s) du programme : Marie-Hélène Delavaud-Roux (MCF)

Autres collègues HCTI impliqués :
Molly Chatalic (MCF), Fabrice Le Corguillé (associé), Manuel Montoya (PR), Jean-Marc Serme (MCF), Yue Yue (MCF).

Partenariat avec le séminaire d'anthropologie de la danse dirigé par M. Houseman (CNRS), l'EADH (European association of Dance historians) ou le CID (Conseil international de la danse).

Présentation :

Ce programme s'intéressera aux masques de danse dans le monde, dans une optique pluridisciplinaire, en associant histoire, histoire des religion, mythologie et anthropologie; Toutes les sociétés connaissent la danse et elles usent du masque dans certaines chorégraphies, mais elle ne le font pas de la même manière et pas pour les mêmes raisons. Tout masque est un marqueur culturel de la société qui l'utilise et cela est encore plus vrai pour le masque de danse, qui donne accès aux codes sociaux en usage lors de la pratique orchestique. C'est pourquoi nous souhaiterions étudier les masques de danse en tant que tradition d'une société, au sein de la chorégraphie pour laquelle ils ont été conçus, qu'il s'agisse de danses cultuelles ou bien au contraire de danses de spectacles soit en lien avec une religion soit totalement profane. On tiendra compte du fait que nombre de danses traditionnelles masquées peuvent être spectaculaires parce qu'elles ont un public, mais le spectacle n'est pas la finalité première puisque les masques sont portés à l'occasion de rituels concernant les mariages, les funérailles ou les rites d'initiation. C'est ce que l'on peut observer encore actuellement en Afrique, en Océanie (par exemple en Nouvelle Guinée), ou chez les Amérindiens. Certaines sociétés connaissent des danses rituelles et des danses spectacles qui conservent un lien très fort avec la religion. C'est le cas de la Grèce antique, où le premier masque fut celui de Dionysos posé sur poteau habillé à l'image de ce dieu, mais où se tinrent aussi les premières représentations théâtrales. Dans le théâtre indien Kathakali, ou dans le théâtre japonais, le lien avec la religion est encore présent puisque l'on danse sur des thèmes mythologiques mais les spectacles auxquels nous pouvons assister maintenant n'ont pas de valeur cultuelle pour un public de touristes. En Occident, une évolution a conduit, après avoir rejeté la danse du domaine religieux sous l'influence des Pères de l'Eglise, à cantonner cette activité au loisir profane, et le masque a donc surtout un usage esthétique, ou parodique, qu'il s'agisse des danses de carnaval (Grèce à Drama en Macédoine grecque, Brésil à Rio) ou bien des danses de cours (notamment en France le ballet de la Merlaison 1635 récemment reconstruit par la chorégraphie de Christine Bayle), danses dans la comédie-ballet, ou encore dans la commedia dell'arte).

 

Bibliographie sommaire :

Aslan O. et Bablet O., Le masque. Du rite au théâtre, Paris, CNRS éditions, 1985.
Baridon M. et Jonard N. (éd.) Arlequin et ses masques : actes du colloque franco-italien de Dijon, 5-7 septembre 1991,Dijon, EUD (Publications de l'Université de Bourgogne), 1992 (Publications de l'Université de Bourgogne, 1993)
Bateson G., La Cérémonie du Naven, Librairie Générale française, 1986
Bernabó-Brea L., con la collaborazione di Maria teresa lanza Carpino e di Angela de Filippis Réndina, Le maschere ellenistiche della tragedia greca, Cahiers du centre Jean Bérard, XIX, Naples, 1998
Butor M., Boyer A.-M., Morin F., L'homme et ses masques : chef d'œuvre des musées Barbier-Muëller, Genève -Barcelone, Hazan , 2005
Cappelle, L. (dir.), Nouvelle histoire de la danse en Occident, éditions du seuil 2020
Carbonnel L., Les dynamiques affectives de la bouffonnerie rituelle au Mali, dans: L. Mariani,
Devineau, C., 2016, Bwεni, un mot pour dire ce qu’implique être griot chez les Bwaba, FMSH-WP, 2016-114, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01398523/.
Emmert R. et Koritsu R. (éd.), The guide to noh of the National Noh Theatre, Tokyo National Noh Theatre, 2012-2016 (5 vol.).
Frontisi-Ducroux, Du masque au visage. Aspect de l’identité en Grèce ancienne, Paris, Flamarion, 1995
Gopalakrishnan K. K., Khatakali dance-theatre: a visual narrative of sacred indian mime, New Delhi, Niyogi Books, 2016
Goulard J.-P. et Karadimas D., Masques des hommes, visages des dieux : regards d'Amazonie, Paris, CNRS éditions, 2011
Houseman M., et Severi C., Naven ou le donner à voir, CNRS éditions, 1994
Khaznadar, Ch. Jouer la mort. Rituels funéraires, Maisons des cultures du monde, 2017
Lévi-Strauss C., la voie des masques, Paris Plon, 1979
Mack J. (ed.), Masks and the Art of Expression, New-York, Harry M. Abrams, 1974
Matteoni D. et Cagianelli F. (dir.), La maschera e l'artista : intermezzi, pantomime, acrobazie sul palcoscenico del Novecento, Firenze, Maschietto, 20O5 (catalogue d'exposition)
Plancke C. (dir.), (D) écrire les affects. Perspectives et enjeux anthropologiques, Paris, Pétra, 2019.
Revelard M., Fêtes et masques du nouveau monde, catalogue, Binche, Musée international du carnaval et du masque, 1992
Reyher P., Les masques anglais. Etude sur les ballets et la vie de cour en Angleterre (1512-1640), Hachette et Cie, Paris -Londres, 1909
 

Programme d’activités 2022-2026 :

Une journée d'étude masques et danses traditionnelles 2022.
Une journée d'étude colloque masque et danses de spectacle 2023.
Un colloque sur l'expression du corps dans la danse masquée, associant rituel et spectacle 2024.


Publication envisagée :

Un ouvrage (PUR) utilisant une sélection des communications en 2026.

 

14. Arts – Recherche – Création (ARC)

 Porteurs du programme : Thibault Honoré (MCF) et Jean-Manuel Warnet (MCF)

Autres collègues impliqués à l’UBO :
Isabelle Le Corff (HCTI), Simon Le Doaré (associé HCTI), Michael Rinn (HCTI), Géraldine Leroux (CRBC), Florent Miane (CRBC), Laurent Legall (CRBC), Isabelle Elizéon (associée HCTI), Lucie Taïeb (HCTI), Virginie Podvin (CECJI)

Partenaires extérieurs (hors-HCTI) :
Nathalie Brillant-Rannou (MCF Rennes 2, CELAM), Jean-Guy COULANGE, compositeur, créateur sonore, photographe ; Kateri LEMMENS, professeure en création littéraire, écrivain (UQAR – Québec, Canada), Alain Beaulieu (ULAQ, Québec, Canada), professeur en création littéraire, écrivain ; Alexandre Koutchevski, écrivain, metteur en scène, collectif Lumières d’août ; Alexis Gloaguen, écrivain ; Antoine Choplin, écrivain ; Matthieu Banvillet (Scène Nationale Le Quartz - Brest) ; Lena Paugam (Compagnie Lynceus), Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne – site de Brest : Yannick Lucéa (directeur), Erwann Geffroy (chargé de la recherche) ; Marie-Michèle Lucas (artiste, enseignante EESAB) ; Charlie Windelschmidt (Compagnie Dérézo, Brest) ; Centre d’art Passerelle ; La Maison du Théâtre (Brest) ; Jean-Jacques Rault (directeur Ty Films – Mellionnec – 22) ; Virginie Gautier (Université Cergy-Pontoise) ; CORVEST Marie-Clémentine (Doctorante en histoire, EA 4451 / UMS 3554 – CRBC, Université de Bretagne Occidentale et AMURE - UMR 6308), FAVARD Maxime (Designer. Maître de conférences en Design, – EA 3402 ACCRA, ESPE – Université de Strasbourg), BERTRAND Gwenaëlle (Designer. Maître de conférences en design, EA 3068 CIEREC – Université Jean Monnet Saint Étienne), MOULIN Xavier (Designer. Enseignant et coordinateur du Master design, Européenne Supérieure d'Art de Bretagne), IRLÈS Manuel (Coordinateur du DesignLab, École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne), GATTINGER Katrin (Artiste plasticienne. Maître de conférences HDR en Arts Plastiques. Département Arts Visuels – EA 3402 ACCRA – Université de Strasbourg), PAILLARD Christine (Chargée de Mission UBO « Arts et Sciences ». Directrice de Recherche – CNRS : Ecologie des interactions Hôtes-pathogènes. Immunologie. Microbiologie. Pathologie. LEMAR UMR 6539 – Université de Bretagne Occidentale), LE BLAY Frédéric (Maître de Conférences HDR en Langue et Littérature Latines, Département Lettres Anciennes – USR 3491 Maison des Sciences de l'Homme Ange Guepin – Université de Nantes), RIERA Fabien (Anthropologue de la soutenabilité. Docteur en Sciences Économiques, LEMAR UMR 6539 et AMURE UMR 6308. Chargé de cours au département Arts – Université de Bretagne Occidentale), PALERMO Chiara (Philosophe et commissaire d’exposition. Docteure en Philosophie. Chercheuse associée EA 3402 – ACCRA. Chargée de cours au Département Arts visuels de l’Université de Strasbourg, à la Haute École des Arts du Rhin (Strasbourg) et au Département Arts de l’Université de Bretagne Occidentale), ARNAUD Jean (Artiste plasticien. Professeur des Universités en Arts Plastiques, Faculté des Arts – EA 3274 – Aix-Marseille Université), ROBILLARD Gaétan (Artiste plasticien. Doctorant en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, EA 4010 AIAC, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et ESBA Tours. Enseignant associé à l’Université Paris-Est Marne-la- Vallée), BABONNEAU Nathalie (Maître de Conférences en Sédimentologie Marine. LGO UMR 6538, Université de Bretagne Occidentale), HENDRICKX Étienne (Compositeur. Maître de conférences en Sciences et Techniques du Son, ISB – Lab-STICC – Université de Bretagne Occidentale), DIDIER John (Docteur en Arts Plastiques. Professeur associé en didactique des activités créatrices et techniques à la Haute École Pédagogique du canton de Vaud (Lausanne)), CHAUVAUD Laurent (Directeur de Recherche – CNRS : Écologie benthique. LEMAR UMR 6539 –Université de Bretagne Occidentale), GIACCO Grazia (Maître de conférences HDR en Musique et Didactique de l’Éducation Musicale, Faculté des Arts – EA 3402 ACCRA, ESPE – Université de Strasbourg), QUERÉ Yves (Directeur de l’UBO Open Factory. Maître de conférences en Électronique, Lab-STICC – Université de Bretagne Occidentale).
 

Présentation  :

2 programmes de recherche :

1. RESSAC (Recherches en Sciences, Arts et Création)

Construit sur des résidences d’artistes en laboratoires et des collaborations entre artistes-chercheurs et scientifiques, le programme RESSAC initie une dimension de la recherche-création ouverte aux sciences fondamentales et appliquées. L’émergence depuis le début des années 2000, sur la scène scientifique internationale, de la recherche-création en tant qu’approche théorique nouvelle basée sur la créativité nécessite d’élargir la conception de la recherche en art et en science telle qu’elle est produite aujourd’hui au sein des institutions en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le programme RESSAC s’offre comme un laboratoire d’idées expérimental dont l’objectif est de poursuivre à Brest cette réflexion par des démarches à la fois poïétiques, épistémologiques et ontologiques.

Poursuivant les investigations du festival RESSAC (Brest, novembre 2019), le programme RESSAC place les recherches actuelles sur les bouleversements environnementaux et sur les changements sociétaux au cœur de son projet scientifique. Ces phénomènes, souvent violents, qui ne cessent de reconfigurer de notre époque, doivent plus que jamais être appréhendés à la faveur de recherches interdisciplinaires et transdisciplinaires associant les disciplines artistiques. Le programme RESSAC s’offre en ce sens comme un espace de réflexion qui questionne différemment nos capacités d’adaptation et d’évolution au regard des changements globaux de notre planète. Pour permettre cette rencontre des savoirs, le programme RESSAC s’appuie sur une cohabitation entre théorie et pratique de l’art et des sciences favorisant le décloisonnement des catégories disciplinaires afin qu’artistes, scientifiques et pédagogues puissent partager leurs savoirs et leurs sensibilités.

Le programme RESSAC s’inscrit dans un cycle de manifestations scientifiques internationales sur la recherche-création organisées à Lausanne en 2017 (Académie d’été de la HEP : Recherche-Création et perspectives didactiques) puis à Strasbourg en 2018 (Colloque de l’Université de Strasbourg : Recherche-création et méthodologies didactiques dans les arts et la technologies). Le programme RESSAC réunit vingt quatre chercheurs et artistes d’horizons divers venus de la France et de Suisse. Ces artistes et ces chercheurs ont l’opportunité de croiser leurs savoirs en fonction de quatre axes de recherche : la notion de laboratoire, le principe de modélisation, le concept de collaps et le sujet de l’adaptation. L’objectif étant de comprendre comment la recherche-création, dans sa manifestation critique et créatrice, parvient à initier une rencontre avec les sciences fondamentales et appliquées ? À une époque où il est plus que jamais nécessaire de penser l’interdisciplinarité scientifique comme mode d’exploration d’un monde en pleine transition, quels nouveaux moyens d’action l’art offre-t-il à la recherche scientifique ?

2. RECREA (Recherches en Écriture Créative)

Le projet consiste désormais à donner une ampleur nationale et transnationale à un séminaire HCTI : l’écriture créative, animé depuis 4 ans.

Un matériau conséquent est d’ores et déjà disponible sur le Scriptorium, blog d’écriture créative ouvert à cet effet : https://scriptoriumbrest.wordpress.com

Cela prend pour l’instant la forme d’un projet de recherche MSHB déposé avec une collègue de Rennes 2, Nathalie Brillant-Rannou, intitulé « Littécriture » et ainsi formulé :

Le projet Littécriture vise à explorer un secteur encore marginal dans l’université française : l’écriture créative, soit l’exploration de la littérature via l’expérimentation de ses processus, de l’intérieur, plutôt que par le biais de commentaires surplombants. Il s’agit, dans le domaine de la littérature, de mieux comprendre les processus créatifs et leurs résultats, en créant. Si les arts plastiques ont ouvert en France une brèche dans la muraille qui sépare la théorie universitaire d’un côté et la pratique artistique de l’autre (habituellement dévolue aux écoles d’art), en études littéraires, l’acte d’écrire est très rarement créatif en dehors de quelques niches pédagogiques pluridisciplinaires comme par exemple à Brest et à Rennes, mais avec les mêmes résistances que celles auxquelles se heurte la recherche en création : manque de reconnaissance, de méthodologie concertée et de valorisation des résultats.

Il semble pourtant qu’à notre époque ouvertement post-structuraliste, où l’expérience subjective et sensible intéresse de plus en plus de domaines savants, se développe là une autre approche du littéraire, apte à générer des savoirs nouveaux. L’écriture créative nous intéresse à deux titres : en tant que lieu même de savoirs en construction, et comme vecteur d’apprentissages littéraires. Les champs de la recherche en littérature, en création, en arts et en didactique sont donc concernés par les aboutissements de Littécriture.

Un tel projet sous-entend que l’on ne peut pas s’interroger sur la littérature et les processus créatifs en niant l’expérience et la phénoménologie de la création. Il induit également une fluidité entre enseignement, recherche et création, circulant selon des flux qu’il faudra analyser. Ce projet, par sa nature même, est tout à la fois un projet de recherche fondamentale en littérature, de recherche en didactique et de recherche artistique. On n’y peut analyser que ce qui s’y sera éprouvé, au sein d’un collectif unissant dans une dynamique exploratoire et réflexive des enseignants-chercheurs, des étudiants, des artistes, tous se mettant à un moment donné dans la position de l’autre.

Concrètement, ce projet se développera sur deux années : le dispositif implique des groupes d’étudiants engagés dans des ateliers de création (à Brest, à Rennes et au Québec), des enseignants-chercheurs en lettres et en arts, des artistes, des universitaires associés issus de plusieurs disciplines (géographie, psychogéographie, histoire contemporaine, didactique) et d’autres Universités (Grenoble, Toulouse, Cergy), des partenariats (Festival de la radio et de l’écoute Longueur d’ondes (Brest), FRAC Bretagne (Rennes), Maison de la Poésie (Rennes), Maison des écrivains et de la littérature (Paris), Centre National des Phares (Brest), EESAB).
La démarche créative des participants, étudiants, artistes et chercheurs, se nourrira d’un questionnement porté sur les signes du lieu, captés à travers des images, des sons, des voix, des récits.

Suivi, nous le souhaitons, d’un dépôt de projet ANR, un des effets de ce projet à long terme serait de contribuer à la validation d’une discipline nouvelle en France, la création littéraire. Nous voudrions en explorer les possibles, rassembler les fils d’expériences encore marginales, tout en prolongeant les travaux des pionniers dans ce domaine : nos collègues canadiens, suivis en France par quelques Universités isolées bien qu’historiques sur le sujet (Aix en Provence, Cergy-Pontoise notamment).
 

Modalités :

Plusieurs cercles dans le collectif :
- les concepteurs du projet, en charge de son organisation, de son suivi, de la recherche des financements et de leur répartition : comité de pilotage
- les chercheurs, étudiants et artistes associés sur la durée totale du projet
- les chercheurs, artistes et étudiants associés à l’un des moments du projet
- les institutions partenaires.

Le cadre d’association est défini en amont du projet, ce qui n’empêchera pas de la souplesse pour pérenniser des partenariats ponctuels, amener de nouveaux partenaires en cours de recherche, etc…
 

Les formes de la recherche :

- résidences de création expérimentales croisées entre le Finistère (Brest, littoral, îles), l’Ille-et-Vilaine (ville, littoral) / lien avec le Canada par visio-conférences, sous la direction des enseignants-chercheurs et des artistes associés au projet
- séminaire mensuel de recherche en écriture créative associant en visio-conférence les partenaires du projet (chercheurs, groupes d’étudiants sélectionnés pour la participation au projet, artistes, partenaires institutionnels).
- dispositif réflexif : carnets de terrain, vidéos réflexives, ateliers de recherche, verbatim
- tenue d’un colloque réflexif et créatif en 2022
- publications : la production finale sera plurielle : chaque étudiant et enseignant-chercheur aura développé une production individuelle, contribué à un objet littéraire multimodal collectif et à un numéro de revue numérique à comité de lecture expérimentant des formats scientifiques créatifs.
- le projet nécessitera également des réunions régulières de l’équipe de pilotage du projet.
 

Financements :

Pour l’instant, il a été répondu à un appel à projet de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines et Sociales de Bretagne – Pays de Loire. Ce qui signifie que les laboratoires des chercheurs porteurs du projet participent également à ce projet.
Tout chercheur qui s’associe au projet, dans la mesure du possible, amène de son laboratoire 50% des frais engagés dans son intervention dans le projet.
Durée : 1er janvier 2021 – 31 décembre 2022.
 

Manifestations scientifiques programmées :

COLLOQUE LITTÉCRITURE décembre 2022 (avec premières restitutions publiques de la recherche lors du Festival Longueur d’ondes de février 2022).

 

15. Paradoxes et détours du lyrisme

 

Porteur(s) du programme : Marie-Cécile Schang-Norbelly (MCF)


Autres collègues impliqués : Lionel Souquet (PR), Patricia Victorin (PR)


Partenaires extérieurs et/ou institutionnels :
Sur la question du lyrisme, de son expression et de sa représentation dans les genres dramatiques « mineurs ». Par exemple :
- Chrisophe Crapez, chanteur lyrique, directeur artistique de la Compagnie La Grande Fugue.
- Benjamin Pintiaux, docteur en musicologie et agrégé d’histoire, directeur artistique de la Compagnie Pêcheur de perles et du festival Eva Ganizate.
Partenariats envisagés avec l’école de musique de Lorient et le théâtre de Lorient.

Présentation :

On qualifie traditionnellement de lyrique l’expression d’une voix poétique dont l’émergence est rendue nécessaire par les insuffisances du langage ordinaire, et qui se déploie au sein de genres élevés, nobles, idéalisants (la tragédie, la poésie lyrique de la Renaissance…).
Mais le lyrisme surgit aussi, en littérature, dans les arts du spectacle et dans les arts picturaux ou décoratifs, là où on ne l’attend pas : au sein de formes prosaïques, comiques, hybrides, irrégulières, caractérisées par leur modestie ou en tout cas considérées comme inférieures dans la hiérarchie classique des genres.

D’un point de vue stylistique, ce lyrisme « à contre-courant » naît d’une opposition, d’une confrontation, d’une disconvenance qui crée l’urgence de son surgissement et qui garantit sa singularité. La voix lyrique tire alors parti, pour s’affirmer, d’un cadre qui n’est pas traditionnellement favorable à son émergence. Cette voix peut s’exprimer sur un mode sérieux ou sur un mode parodique, ajoutant alors la dérision au détournement.

D’un point de vue poétique, rhétorique, esthétique, on observe une inversion des fonctionnements traditionnels, qui produit des décalages, des tensions, des dissonances porteuses de sens. Cette inversion induit le déploiement d’un lyrisme paradoxal, décalé, qui n’émane plus d’une instance surplombante et douée de talents exceptionnels, mais caractérise au contraire
• une parole ordinaire, simple, floue,
• des formes irrégulières, inachevées,
• une expression de l’à-peu-près, de la demi-teinte, du tâtonnement.

D’un point de vue idéologique, ce lyrisme paradoxal, décalé, inattendu, doit être mis en perspective avec l’importance accordée au « sentiment de soi » et aux enjeux socio-politiques de son expression.
Du Moyen Âge au XXIe siècle, tous les genres sont concernés, y compris la poésie dans des formes considérées comme « mineures » ou apparemment incompatibles avec l’expression lyrique (les fameuses « peintures idiotes » de Rimbaud, les « inscriptions des enseignes et des murailles » d’Apollinaire, les poèmes « boîteux » de Verlaine…).

Que signifie la séparation du poème et du chant au XIVe siècle, après Guillaume de Machaut ? Qu’en est-il du lyrisme du Testament de François Villon, et de la cohabitation du grotesque et de l’idéal ? Le Moyen Âge et les siècles ultérieurs n’ont cessé d’interroger ces hybridités du lyrique et du narratif (Cf. la chantefable Aucassin et Nicolette, les romans courtois et arthuriens avec insertions lyriques....). Le genre parodique et fatrasique qu’est la Fatrasie rejoue-t-il autrement la question du lyrisme, un lyrisme ordinaire mais fait de bric et de broc ? Au XVIIIe siècle, le penchant rococo pour l’artifice et la surcharge décorative, mais aussi le goût pour un théâtre représentant de petites bergères aux joues roses chantant la découverte du sentiment amoureux, n’expriment-ils qu’un besoin de légèreté et de divertissement ?

Ces quelques questions, parmi bien d’autres, ont pour but d’appréhender des œuvres bien connues sous des angles nouveaux, ainsi que des œuvres moins connues ou considérées comme secondaires en raison même de l’écart signifiant et parfois assumé qui les sépare des « grands genres ». Les approches synchroniques et diachroniques se complèteront et s’éclaireront.
 

Programme d’activités 2022-2026 :

- Deux ou trois journées d’étude qui seront le préambule à un colloque.
- Un atelier autour de l’interprétation de genres dramatiques et dramatico-musicaux considérés comme « mineurs » et légers, avec un ou deux interprètes et un metteur en scène, pour discuter avec les étudiants de Master (par exemple) des problèmes d’interprétation posés par ces genres. Cet atelier pourrait être inclus dans l’une des journées d’étude, ou être organisé séparément.
 

Publications envisagées :

Une publication de l’ensemble des travaux (JE et colloque, en un ou deux volumes).


Bibliographie :

BAHIER-PORTE, Christelle & JOMAND-BAUDRY, Régine (dir.), Écrire en mineur au XVIIIe s., Paris, Desjonquères, coll. L'Esprit des lettres, 2009.
BENJAMIN, Walter, L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, Paris, Allia, 2011 (1935).
CASANOVA, Pascale, « Nouvelles considérations sur les littératures dites mineures », dans Littératures classiques, no 31, automne 1997.
CAVALLARO, Adrien, « Fantaisie des « peintures idiotes ». La génération surréaliste au défi de la beauté moderne », Fabula / Les colloques, Générations fantaisistes (1820-1939), URL : http://www.fabula.org/colloques/document2561.php, page consultée le 16 octobre 2020.
COLLOT, Michel, « Lyrisme et réalité », Littérature, Année 1998 110 pp. 38-48.
GROJNOWSKI, Daniel, « Le rire “moderne” à la fin du XIXesiècle », Aux commencements du rire moderne. L’esprit fumiste, Paris, José Corti, 1997.
HUGOTTE, Valéry, VALTAT, Jean-Christophe et BERTRANDIAS, Bernadette, Modernité du suranné : raturer le vieillir, Presses Univ Blaise Pascal, 2006.
KLEIN, Rony, « D'une redéfinition de la littérature mineure », Littérature, vol. 189, no. 1, 2018, pp. 72-88.
DELEUZE, Gilles et GUATTARI, Félix : Kafka, pour une littérature mineure, Paris : Minuit, 1975.
MAULPOIX, Jean-Michel, Du Lyrisme, José Corti, 2000.
MAULPOIX, Jean-Michel, La Poésie comme l'amour, Mercure de France, 1998.
MAULPOIX, Jean-Michel, Pour un lyrisme critique, Paris : José Corti, coll. « En lisant en écrivant », 2009.
RODRIGUEZ, Antonio, Modernité et paradoxe lyrique. Max Jacob, Francis Ponge, Paris, éditions Jean-Michel Place, coll. « Surfaces », 2006.
RODRIGUEZ, Béatrice et ZEKRI, Caroline, La notion de « mineur » entre littérature, arts et politique, Paris, Michel Houdiard, 2012.
RICHARD, Jean-Pierre, « Fadeur de Verlaine », Poésie et profondeur, Paris, Seuil, 1995.
 

 

16. Réceptions et recréations : de la porosité entre littérature et histoire

 

Porteur(s) du programme : Isabelle Durand (PR), Pauline Pilote (MCF) et Patricia Victorin (PR)


Collègues HCTI impliqués :
Gilles Chamerois (MCF), François Martinez (MCF), Adnana Sava (doctorante).


Collaborations :
Delphine Louis ICP (Institut Catholique Paris)
 

Présentation :

Nous nous proposons d’étudier les diverses formes de réception littéraire de l’histoire par la littérature, en portant l’accent sur l’interaction entre événement historique et création littéraire. Comment le roman historique se construit-il de conserve avec la discipline historique...

On s’intéressera ainsi aux formes classiques d’écriture littéraire de l’histoire comme celle du roman dit historique mais également à des formes moins marquées par l’intention réaliste comme l’épopée, la poésie, le théâtre. L’insertion de la matière historique pose différentes questions : comment l’événement historique s’inscrit-il dans la forme littéraire ? Quelle(s) image(s) de l’histoire se dégagent ? Quelles implications éthiques, politiques, poétiques ? Peut-on parler « d’effet-histoire », comme Vincent Jouve analyse un « effet-personnage » dans le roman ? Quel rapport entretient la littérature avec le travail des historiens ?

Dans le premier volet de ce séminaire, nous nous concentrerons sur le phénomène du médiévalisme, en tentant d’en mesurer les enjeux.

Nous souhaiterions dans un premier temps nous intéresser à la réception du Moyen Âge avant la redécouverte romantique qui marque une césure. Pour ce faire, nous consacrerons les premières séances à la redécouverte médiévale du XVIIIe et du début du XIXe siècle avec des auteurs aujourd’hui oubliés comme Mme de Genlis ou Marchangy.

La suite du séminaire reviendra sur une dimension mieux documentée : La réception romantique du Moyen âge introduit-elle une rupture ? En quoi ? Par rapport à quoi ? comment ? Pourquoi ?

Le troisième pan du triptyque s’articulera autour des rapports, ruptures, convergences entre le médiévalisme du XIXe siècle et celui du XXIe s. La mode médiévale oscille entre dévaluation ou réévaluation du Moyen Âge, voire combinaison des deux ? Comment se positionnent les universitaires face aux stéréotypes ou aux déformations qu’offrent le cinéma, la littérature, les spectacles, jeux, etc. ?
 

Bibliographie sélective :

Isabelle Durand :
Le Moyen Âge des romantiques, Presses Universitaires de Rennes, collection Interférences, 2001, 314 p. ; Charlemagne, empereur et mythe d'Occident
En collaboration avec Bernard Ribémont, Klincksieck, collection Figures mythiques médiévales, 2009, 299 p ; Images du Moyen Âge Actes du colloque Lectures du Moyen Âge (Lorient, 2005), sous la direction d'Isabelle Durand-Le Guern, Presses Universitaires de Rennes, 2007 ; « Le Moyen Âge dans le roman historique romantique »in Le roman historique. Récit et histoire, sous la direction de Dominique Peyrache-Leborgne et Daniel Couégnas, Nantes, Ed. Pleins feux, collection « Horizons comparatistes », 2000, p. 82-95 ; « Le Moyen Âge de Charles Nodier »,« Le Moyen Âge d’Alexandre Dumas », «Jeanne d'Arc» in La Fabrique du Moyen Âge au 19ème siècle sous la direction de Simone Bernard-Griffiths (Université de Clermont II), Pierre Glaudes (Université de Toulouse) et Bertrand Vibert (Université de Grenoble III), Paris, Champion, 2006 ; « Moyen Age et 19e siècle: contexte esthétique et culturel de La Croisade des enfants », participation à l’édition critique numérique (livre enrichi) de Marcel Schwob, La Croisade des Enfants, projet CELLAM (Rennes II), 2017, sous la direction de Catherine Daniel, https://groupelmn.wordpress.com/« Le Moyen Âge de Marchangy », in Fantasmagories du Moyen Âge, sous la direction de Elodie Burle-Errecade et Valérie Naudet, « Senefiance », Publications de l’Université de Provence, 2010, p. 79-87 ; « Augustin Thierry et le Moyen Âge romantique : le mythe des origines « , sous la direction d’Aude Deruelle et Yann Potin, Presses Universitaires de Rennes, « Interférences », Augustin Thierry, l’histoire pour la mémoire 2018, p. 159-174.

Patricia Victorin :
« Dumas en Froissart : le romancier et le chroniqueur », dans les actes du Colloque de Caen 2012, Dumas Critique (dir. Julie Anselmini), PULIM, Mediatextes, 2013, p. 167- 189 ; « Reconstruction légendaire d’un épisode de la Guerre de Cent Ans : le Combat des Trente depuis Froissart au Barzaz Breiz de Hersart de la Villemarqué », Histoires des Bretagnes: en marge des Bretagnes médiévales, (H. Bouget, M. Coumert), Brest, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, 2015, p.105-126 
 ; « The Boy’s Froissart de Lanier ou la réappropriation d’une mémoire européenne à destination des garçons en Amérique. », Perspectives médiévales [En ligne], 37 | 2016, mis en ligne le 01 janvier 2016, consulté le 27 janvier 2016. URL: http://peme.revues.org/9405 ; DOI : 10.4000/peme.9405
 ; « Quelques remarques sur Les Chroniques de Froissart et Artus de Bretagne traduits par Lord Berners : rivalité entre histoire et fiction ou cause commune?», Actes du Colloque international organisé par Christine Ferlampin-Acher, Artus de Bretagne. Du manuscrit à l’imprimé (XIVe-XIX e siècle), Rennes, PUR, 2015, p.267-281 ; Vincent Challet et P. Victorin, « Du meurtre en politique : regards croisés sur l'utilisation de la violence en contexte populaire », CRMH 34, 2017. ; Conférence dans le cadre du colloque international The Middle Ages in the Modern World - Rome (novembre 2018), «Médiévalisme et tourisme nostalgique dans le Tristan le Voyageur de Marchangy », à paraître ; Patricia Victorin, Froissart après Froissart : réception du chroniqueur du XVe siècle au XIX e siècle en France, à paraître aux PUR.
 

Programme d’activités 2022-2026 :

Deux journées de séminaire par semestre avec les partenaires du projet de 2022 à 2025.

Sous-programme porté par Pauline Pilote et Patricia Victorin :
De l’Armorique à l’Amérique : acclimatation du Moyen Âge breton et arthurien aux États-Unis du XIXe siècle au XXIe siècle.

Ce projet se propose d’établir un état des lieux de la recherche dans ce champ du Moyen Âge breton côté américain, depuis le XIXe siècle à aujourd’hui en croisant les approches et les disciplines : littérature, histoire, politique, sociologie, marketing, arts visuels. Ce champ d’investigation est encore en friches et nous nous proposons de croiser nos regards, nos compétences sur le matériau breton et arthurien pour examiner son devenir aux États-Unis.
 

Publication sous la forme d’un ou deux ouvrages, d’une sélection de communications du séminaire.

17. Le kitsch : une réévaluation interdisciplinaire.

 

Porteur(s) du programme : Lionel SOUQUET (PR, domaine hispanique, littérature et cinéma hispano-américains, objets, genre)


Autres collègues impliqués :

André GUYON (PR émérite, littérature française, objets), Jaqueline BALINT-ZANCHETTA (MCF espagnol), Stanislas DERRIEN (doctorant), Beth MULLEN (MCF, domaine anglo-saxon, cinéma, genre), Marie-Cécile NORBELLY-SCHANG (MCF, littérature française, théâtralité, opéra, lyrisme), Fatima RODRIGUEZ (PR, domaine hispanique, littérature et image, Caraïbe, genre), Yue YUE (MCF Civilisations et sociétés interculturelles du monde sinophone, émotions et attitudes humaines contemporaines)


Présentation :


Le projet Le Kitsch : une réévaluation interdisciplinaire a obtenu le label 2015-2016 MSHB (Maison des Science de l'Homme en Bretagne http://www.mshb.fr/accueil) en janvier 2015. Ce label était accompagné d’une subvention de 5 000 euros.

Notre approche – interdisciplinaire – concerne les recherches en philosophie, langues vivantes et anciennes, sémiotique, littérature, cinéma, photo, peinture, histoire de l’art, sociologie…
Ce projet a été lancé à l’UBO, en 2012, et a rassemblé des chercheurs de différentes disciplines, membres de HCTI et de plusieurs autres laboratoires. Les six événements scientifiques réalisés jusqu’ici (cinq J.E. et un colloque) ont été le fruit de collaborations avec plusieurs universités et grandes écoles (Bordeaux, Paris I, Montpellier 3, Toulon, Lyon II et l’ENSAD).

Apparue à la fin du XIXe siècle, la notion de « Kitsch » a été très étudiée à partir des années 1960, selon des perspectives extrêmement diverses, mais par des théoriciens isolés et de façon « éclatée », sans jamais opérer de recoupements entre les différentes approches théoriques. Notre objectif est donc d’étudier le « Kitsch » selon une perspective scientifique interdisciplinaire, reposant notamment sur le comparatisme et l’intermédialité et embrassant de nombreux champs (littérature, cinéma, peinture, photo, musique, architecture, histoire, histoire de l’art et de l’esthétique, histoire des idées, philosophie, sémiotique, sociologie, anthropologie, communication, etc.). Notre démarche est donc résolument trans-disciplinaire et chaque équipe mettra ses compétences spécifiques au service du projet. L’une des forces de notre groupe tient aussi à la collaboration entre des chercheurs internationalement reconnus comme spécialistes du « Kitsch » et d’autres chercheurs dont l’approche, plus transversale, permet des lectures et des analyses inédites et innovantes de la notion qui nous intéresse ainsi que de nouvelles connexions et perspectives épistémologiques.

Jusqu’ici, plusieurs thématiques ont été abordées, suivant deux axes principaux :
- les époques du kitsch : Antiquité, Baroque, Postmodernité
- Kitsch et idéologies

Les thématiques actuelles sont :
- Le kitsch entre Occident et Orient
- Kitsch et objets

* Ces deux dernières thématiques seront prolongées et développées entre 2022 et 2026 et conjuguées à une nouvelle problématique : le genre.

Après avoir été étudié de façon diachronique, le kitsch est maintenant abordé dans l’espace, dans son macro- et son micro-environnement. D’une part, l’espace géographique dans ses dimensions culturelles et civilisationnelles (Orient-Occident, Asie, Europe, Amériques) constitue le macro-environnement : le kitsch, comme jugement de valeurs, est un regard – parfois idéalisant, parfois condescendant – porté sur la culture et l’esthétique de l’autre. D’autre part, les choses, les objets constituent un micro-environnement, des micro-structures kitsch. Ces micro-éléments, que sont les objets ou les détails décoratifs, renvoient eux-mêmes à la dimension « macro », comme en témoignent les objets « exotiques » des cabinets de curiosités, les « chinoiseries » des palais baroques, les pastiches des châteaux de Louis II de Bavière, les mélanges de styles du Palais Idéal du Facteur Cheval ou le bric-à-brac de certains intérieurs des milieux populaires. Les littératures réalistes – du XIXe siècle ou contemporaines – et le cinéma se sont souvent appliqués à décrire ces univers matériels.

À partir de 2022, nous conjuguerons ces deux thématiques avec celle du genre : le kitsch – dans le rapport privilégié qu’il entretient avec les objets, le souci du détail, l’esthétique, mais aussi avec la sensibilité, voire la sensiblerie – est-il « genré » du côté du féminin ?
 

Événements scientifiques réalisés entre 2013 et 2018 :

- 1ère Journée d’Etude interdisciplinaire Le Kitsch : une affaire de goût ?, UBO, 17 juin 2013.
- 2e Journée d’Etude interdisciplinaire sur le Kitsch : Les époques du Kitsch : du Baroque à la Postmodernité, UBO, Brest, 23 juin 2014.
- 3e Journée d’Etude interdisciplinaire sur le Kitsch : Les époques du Kitsch : Kitsch et Antiquité, Université Paris I, 12 décembre 2014.
- 4e Journée d’Etude interdisciplinaire sur le Kitsch : Les époques du Kitsch : Kitsch et art contemporain, ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs), 14 décembre 2015. J.E. organisée en collaboration avec l’ENSAD et Paris I.
- Colloque international et interdisciplinaire Kitsch et idéologies, UBO, 3, 4 et 5 novembre 2016. 25 communications.
- J.E. El kitsch y el camp como construcción cultural transnacional queer en América Latina, Université Lyon II, collaboration UBO-Lyon II, 9 novembre 2018.
 

Bibliographie sélective :

AMÍCOLA, José, Camp y posvanguardia. Manifestaciones culturales de un siglo fenecido, Buenos Aires, Paidós, 2000.
ARIÈS, Paul, Disneyland, le royaume désenchanté, Villeurbanne, Golias, 2002.
ARRAULT, Valérie, L’empire du kitsch, Paris, Klincksieck, 2010.
BARBERIS, Isabelle et PECORARI, Marie (dir.), Kitsch et théâtralité. Effets et affects, Éditions universitaires de Dijon, 2012.
BAUDRILLARD, Jean, Le Système des Objets, éditions Gallimard, Paris, 1968.
Anne BEYAERT-GESLIN, « Kitsch et avant-garde », Actes Sémiotiques [En ligne], consulté le 30/09/2019, URL : https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/3239
BROCH, Hermann, Quelques remarques à propos du kitsch, Allia, Paris, 2001.
BOURDIEU, Pierre, Bourdieu, La distinction, Editions de Minuit, 1979.
BRUNEL, Sylvie, La Planète disneylandisée. Chroniques d’un tour du monde, Auxerre, Sciences Humaines Éditions, 2006.
CLOAREC, Nicole et LE CORFF, Isabelle (dir.), Les spécificités du kitsch dans le cinéma anglophone, Revue LISA, vol. XV-n°1 | 2017, en ligne : https://journals.openedition.org/lisa/9029
DORFLES, Gillo, Le Kitsch, un catalogue raisonné du mauvais goût, traduit de l'italien par Paul Alexandre, préface de Jean Duvignaud, édition Complexe, Bruxelles, 1978.
DUCHET, Claude, "Roman et objets : l'exemple de Madame Bovary", in Travail de Flaubert, éditions du Seuil, septembre 1983, pp. 11 à 43.
DUVIGNAUD, Jean, B.-K., Baroque et Kitsch, imaginaires de rupture, Actes Sud, 1997.
ECO, Umberto, La Guerre du faux, Paris, Grasset, 1985.
GENIN, Christophe, Kitsch dans l’âme, Vrin, « Matière étrangère », 2010.
HERSANT, Yves, « Résister au kitsch », in L'Atelier du Roman, n° 1, Arléa, Paris, novembre 1993, p. 9 à 17.
JOUANNAIS, Jean-Yves, Des nains, des jardins, Essai sur le kitsch pavillonnaire, Hazan, 1993.
KUNDERA, Milan, L'Insoutenable Légèreté de l'Être (La Grande Marche) (1984), postface de François Ricard, Gallimard, Paris, 1989.
LE GRAND, Eva, Séductions du kitsch, Paris, XYZ éditeurs, 1996.
LEIDUAN, Alessandro, Le problème esthétique chez Umberto Eco. Pour une phénoménologie du kitsch contemporain, Thèse de Doctorat en « langue, littérature et civilisation italiennes », Université « Sophia-Antipolis » de Nice, 2005, inédit.
MOLES, Abraham, Psychologie du Kitsch, l'art du bonheur, Maison Mame, Paris, 1971.
SONTAG, Susan, « Notes on Camp », in A Susan Sontag Reader, Farrar/Straus/Giroux, New York, 1982, p. 105 à 119. En espagnol : Contra la interpretación, Seix Barral, Barcelona, 1969, p. 323 et suivantes.
SOUQUET, Lionel, « Manuel Puig : un auteur marginal et anticonformiste entre la communauté de destin homosexuelle et la famille intellectuelle du Kitsch », La Question de l'Auteur, Actes du XXXème. Congrès de la SHF (Société des Hispanistes Français), Brest, 18-19-20 mai 2001, Université de Bretagne Occidentale, Brest, 2002, pp. 348-361.
SOUQUET, Lionel, « Kitsch, classes sociales et multiculturalisme dans My Beautiful Laundrette (Stephen Frears, 1985) », Revue LISA/LISA e-journal [En ligne], vol. XV-n°1 | 2017, mis en ligne le 07 septembre 2017, consulté le 08 septembre 2017. URL : http://lisa.revues.org/9054
SOUQUET, Lionel, « La Colombia de Jorge Franco: una encrucijada entre kitsch maravilloso y realismo neopicaresco en El mundo de afuera (2014) », XXIe Congrès de l'Association des Colombianistes : Colombia: transiciones, desafíos y encrucijadas, Mesa 38, Universidad de los Andes, Bogotá, communication présentée le mercredi 17 juillet 2019, texte à paraître début 2020.
WAJNMAN, Solange, Le kitsch et l'esprit du temps : les traces du goût populaire dans le vécu post-moderne. Etude de la "Forme" kitsch à travers l'art et la communication de masse au Brésil, Thèse de Doctorat sous la direction de Michel Maffesoli, U.F.R. de Sciences Sociales, Université René Descartes, Paris V - Sorbonne, 1994.
 

Programme d’activités 2022-2026 :

• Au moins une J.E. par an et un colloque tous les deux ou trois ans. L’un des colloques aura lieu à Mexico, dans le cadre d’une collaboration avec le Colegio de México.
• Programmation d’un ou deux séminaires repartis dans l’année.
• Des conférences ponctuelles.


Publications envisagées :

- Les époques du kitsch : ouvrage collectif élaboré à partir des 4 premières J.E. et d’autres collaborations et rassemblant une vingtaine d’auteurs. Actuellement en préparation. L’ouvrage sera soumis aux P.U.R. d’ici fin 2020.
- Kitsch et idéologies : ce deuxième ouvrage collectif sera élaboré à partir d’une sélection des communications présentées lors du colloque ainsi que de contributions extérieures et sera également soumis aux P.U.R., courant 2021.

2022-2026 :
- Publication des interventions (séminaires et conférences), une à mi-contrat et l’autre en fin de contrat.
- Les actes des colloques seront publiés dans des volumes à part.

 

18. La caricature face à la mondialisation


Porteur(s) du programme : Jean-Claude Gardes (PR émérite études germaniques)

Autres collègues HCTI impliqués :
Laurence Dalmon (PRAG), Hala Fawaz (doctorante), Benoît Quinquis (associé), Michael Rinn (PR), Thierry Robin (associé), Filomena Tino (PRAG), Mélanie Toulhoat (associée), Yue Yue (MCF)

Partenaires extérieurs (hors-HCTI) :
De très nombreux partenaires en France et à l’étranger (EIRIS)
 

Présentation :

Le prochain programme de ce sous-axe s’inscrit totalement dans la continuité du précédent contrat quinquennal dans lequel étaient formulés trois champs de recherche qui se complètent : les procédés rhétoriques de la caricature, les spécificités du rire et liberté d’expression et caricature.
Diverses manifestations ou publications se sont attachées à répondre, encore partiellement, aux questions posées qui se recoupent dans une très large mesure.

Ainsi l’étude de sujets qui font débat aujourd’hui (cf. les numéros de Ridiculosa sur « Caricature et écologie », « Caricature et migrations ») éclairent la façon dont ces thématiques ont été traitées en fonction des époques et des aires culturelles, en tenant compte à plusieurs reprises des limites de la liberté d’expression. Un article sur la question de la sécheresse en Iran renvoie incontestablement aux trois axes de recherche mentionnés ci-dessus puisqu’il envisage les stratégies rhétoriques des dessinateurs iraniens pour pouvoir s’exprimer malgré la censure.

Le colloque sur « La représentation de soi et de l’autre dans la caricature » et celui à venir sur la perception de la Chine dans la caricature traitent non seulement de la spécificité du rire dans diverses aires culturelles, mais aussi de la liberté d’expression. L’étude de la spécificité de la caricature en fonction des supports (cf. les journées de travail avec des interventions de chercheurs canadien, brésilien, portugais, turc…), les journées d’études avec la BnF et les numéros de Ridiculosa sur « Satire visuelle et espace public » ou « Bande dessinée et caricature ») font une part belle aux procédés rhétoriques, mais insistent nécessairement également sur le rire comme objet culturel.

L’objectif du prochain plan quinquennal est de poursuivre ces réflexions, au niveau local comme international (un projet international est en train de voir le jour avec des collègues australiens, américains et européens). L’accent devrait être notamment mis sur la rhétorique de la caricature, qui n’a guère fait l’objet, en dehors de l’EIRIS, de recherches.

Voici trois sous-axes envisageables :
1. Sémiologie et rhétorique de la caricature
2. La perception de l’autre dans la caricature
3. Les limites de la liberté d’expression en fonction des cultures

 

Bibliographie :

Cf. site de l’EIRIS www.eiris.eu
 

Programme d’activités 2022-2026 :

- Séminaire annuel à Brest sur les différentes thématiques
- Quatre journées d’études et de travail annuelles à la BnF
- Journée d’études à Brest
- Colloque à Montréal sur l’image railleuse
- Colloque sur Cavanna en 2023
 

Publications envisagées :

- Publication annuelle de Ridiculosa
- Mise en ligne d’articles (site de l’eiris)
- Participations à des ouvrages collectifs