LABERS- Laboratoire d'études et de recherche en sociologie - Brest - UBO

Laboratoire d'études
et de recherche
en sociologie

Programmes de recherche en cours

 Les mises à l’épreuve de l’Engagement au travail : analyse de deux situations de travail

Il n’est plus nécessaire d’attirer l’attention sur le développement des outils numériques au travail tant le bouleversement dû à l’usage de ces outils a été important. Si l’on prend simplement l’exemple de l’introduction de l’ordinateur, l’ensemble des catégories socioprofessionnelles est concerné par ce phénomène, certes à des degrés différents, mais aucune catégorie n’y échappe (Dares, 2013). Parmi les professionnels les plus touchés par ce phénomène, mentionnons les cadres et les ingénieurs. Selon les enquêtes, ces populations, non seulement emploient dans leur quotidien l’informatique, mais elles se caractérisent aussi par un suréquipement numérique. Ainsi les métiers occupant des postes hiérarchiques élevés sont particulièrement concernés par le développement du numérique.
Dans ces métiers, on trouve plus particulièrement l’ensemble de « métiers du numérique » qui sont doublement impliqués par le développement des nouvelles technologies. D’une part, ils sont parfois non seulement les premiers utilisateurs de ces dispositifs, mais également leurs concepteurs, et d’autre part, ils occupent de fonctions exigeant un engagement au travail important. À ce titre, cette population est particulièrement concernée par les usages (professionnels et privés) de ces outils dans un contexte de forte demande d’engagement au travail. Par ailleurs, les formes de travail et notamment d’emploi connaissent des évolutions considérables particulièrement grâce (ou à cause ?) de l’introduction des outils de travail sous forme numérique. En effet, l’apparition de ces nouvelles techniques s’accompagne également de l’émergence des « indépendants » ou de nouvelles formes de rapports au travail (Lallement, 2015). Les débats autour de l’introduction de plateformes de services ou de ce que l’on nomme l’ubérisation questionnent les modèles de la société salariale.

Ce projet s’inscrit dans le prolongement des projets déjà menés dans le domaine du travail (LeDuc et Munoz, 2015, Munoz, 2015). Le document se focalise sur un triptyque caractérisant le rapport à l’activité de travail autour de l’engagement, le plaisir et la passion au travail.

Le projet met en œuvre une démarche comparative et qualitative en proposant d’examiner ces dimensions auprès d’une « population classique » mais peu étudiée (les salariés des métiers du numérique) et une population aux statuts d’emploi indépendants (les autoentrepreneurs, indépendants des métiers du numérique).


Durée 10 mois


Coordination et réalisation : Karine Roudaut Ingénieure de Recherche LABERS et Jorge Munoz Maître de conférences LABERS

 

TNPpost-professionnel Travailler dans le secteur nucléaire militaire. Etude exploratoire de parcours dans le cadre du dispositif de suiv post-professionnel

Modalités :

Les modalités d’organisation et de réalisation du projet articulent une démarche exploratoire qualitative, une démarche de recensement des personnes exposées, la participation d’un collectif de victimes et l’organisation d’une journée d’études.
Par ailleurs, le projet a bénéficié d’une enquête exploratoire au cours de laquelle 3 entretiens collectifs ont été réalisés afin de mieux cerner l’univers du travail des salariés du nucléaire militaire. Cette stratégie a permis d’évaluer la faisabilité, de prendre déjà les premiers contacts avec des anciens salariés, d’identifier les acteurs concernés, de nouer de relation avec d’autres démarches similaires (Giscop93) et d’effectuer un premier recensement de la littérature (voir annexe).
Dans cette optique, seront réalisés (voir plus bas le détail) des entretiens collectifs et individuels, un recensement de la population concernée et notamment une journée d’étude pour diffusion et échanges sur les résultats.

 

Mots-clés thématiques : nucléaire, militaire, risque, travail et post-professionnel


Résumé en français (1500 caractères maximum) :L’analyse des expositions des salariés du secteur nucléaire a été étudiée pour l’essentiel dans le secteur civil. Notre projet vise à s’intéresser aux anciens salariés de l’Île Longue ayant travaillé dans le secteur militaire (maintenance et assemblage de missiles). Le projet exploratoire d’analyse d’un dispositif de suivi post-professionnel poursuit trois objectifs. Le premier de pouvoir connaître les conditions d’expositions des anciens salariés de l’Île Longue de Brest, le second objectif s’intéresse aux effets et au vécu des bénéficiaires ou pas du dispositif et enfin le troisième objectif souhaite entamer un travail de recensement des personnes ayant été exposés aux radiations avec la collaboration du collectif des Irradiés de l’Île Longue et la fondation Henri Pézerat. Ce travail bénéficiera des échanges et de l’expertise du Giscop93 en la matière afin de mieux cerner l’activité de travail et les conditions d’expositions et de reconnaissance de maladies professionnelles. L’ensemble de données récoltées, fera l’objet d’un examen sur le plan juridique pour examiner les règles en application dans de telles circonstances.The analysis of the exposures of the employees of the nuclear sector was studied for the main part in the civil sector. Our project aims at being interested in the former (old) employees of the Ile Longue having worked in the military sector (maintenance and assembly of missiles). The exploratory project of analysis of a « suivi post-professional » follow-up pursues three objectives. The first one to be able to know the conditions of exposures of the old employees of the Ile Longue of Brest, The second objective is interested in the effects and in the real-life experience of the beneficiaries or not, Finally the third objective wishes to begin (affect) a work of census (inventory) of the people having been exposed (explained) to the radiations with the cooperation of the collective of the Irradiated of the Ile longue and the Henri Pézerat foundation.
This work will benefit from exchanges and from the expertise of Giscop93 on the subject to encircle better the working activity and the conditions of exposures and care of professional diseases.
The data set collected, will be the object of an examination on the legal plan to examine rules in application in such circumstances.


Coordination scientifique : Jorge MUNOZ

 Financé par las MSHB et par la Mutuelle Familiale


Chercheurs et/ou équipes participant au projet : DURAND-MOREAU Quentin, médecine, médecin du travail, CHU de Brest, LABERS EA 3149, HABLOT Cécile, Maître de conférences en Droit, CRDP EA 3881, UBO Brest, DAUBAS-LETOURNEUX Véronique, professeur EHESP, UMR 1085 IRSET, DELAMOTTE Julien, Docteur en droit, CNRS/UMR 6297 Droit et changement social, élève avocat, GHIS MALFILATRE Marie sociologue, CEMS/CNRS 8178 EHESS, Ater sciences Po Grenoble, MARCHAND Anne, sociologue, IDHES (UMR 8533) Université d’Evry/Lames Université de Marseille.

Durée 24 mois

Site MSHB
 

 Les arrêts de travail dans le Finistère. Une étude sociologique sur les processus de constructions de l’arrêt de travail

Contexte et constats


Les CPAM s’inscrivent dans une politique nationale de gestion de l’assurance maladie, la question des dépenses étant centrale depuis plusieurs années. Il s’agit dans cette perspective de tendre vers une maîtrise des soins au moindre coût. Les CPAM font l’objet d’un suivi par la CNAMTS à partir d’un certain nombre d’indicateurs parmi lesquels les arrêts de travail. Globalement, la région Bretagne connaît davantage d’arrêts de travail que le reste de la France en nombre et en durée. Parmi les départements bretons, le Finistère est celui où les arrêts en durée et en nombre sont les plus importants.
Un tissu économique spécifique… Mais qui n’explique pas tout
L’économie bretonne se caractérise par des secteurs connus pour leur pénibilité et leur instabilité d’emploi (agroalimentaire, tourisme), il est hautement probable que le tissu industriel explique en partie le phénomène. Cependant, l’explication reste insuffisante puisqu’il s’étend au secteur tertiaire. Autrement dit, le phénomène ne s’explique pas uniquement par le secteur d’activité ou par la forme d’organisation du travail. Il est fort probable qu’il faille rechercher les explications du côté des transformations que ces organisations connaissent.
Néanmoins, l’arrêt de travail ne peut se limiter aux formes contraintes résultant de l’organisation du travail.
Un phénomène à situer dans une configuration précise
L’arrêt de travail ne peut se comprendre sans se référer à un contexte précis. Dans le cas de la France et notamment de la demande de la CPAM 29, on ne peut faire abstraction des éléments suivants :
La place des prescripteurs, à savoir les médecins : en effet, on ne peut éluder la question du rapport que les médecins entretiennent avec leurs patients et la définition qu’ils ont de l’arrêt de travail. Par ailleurs, ces médecins s’inscrivent dans un « réseau » de relations avec d’autres médecins (spécialistes) avec lesquelles ils développent de relations plus au moins symétriques. Il est important dans le projet d’étude de bien cerner l’arrêt de travail à partir de la fonction et du rôle de prescripteur. La question sous-jacente est la manière dont les médecins s’approprient la fonction de l’arrêt de travail et quel sens lui confèrent-ils.
 L’attitude et le parcours des assurés sociaux : l’arrêt de travail est « octroyé » à un (e) assuré (e) social (e). Par conséquent, le projet d’étude ne peut faire l’économie d’une analyse des raisons ayant conduit les assurés à demander un arrêt de travail. De même, de caractéristiques et de sa situation en termes de couverture sociale (question du non-recours par exemple, de délai de demande d’arrêts, etc.).
Les arrêts de travail s’inscrivent dans un univers politico-administratif : l’existence des arrêts de travail évolue dans un contexte organisationnel et administratif spécifique. La fonction et le rôle de la CPAM et du service du contrôle médical ne peuvent être écartés pour comprendre le phénomène en question. Ces deux organismes ont mis en place une palette de dispositifs pour « suivre » les arrêts, pour contrôler les usages, pour lutter contre la fraude, etc. Par conséquent, il convient d’inscrire le projet dans les politiques nationales et locales de suivi de maîtrise de dépenses.
Ces éléments alimentent l’idée que l’arrêt de travail résulte d’un processus de « construction sociale » qu’il convient de comprendre. Il ne s’agit pas d’une réalité « objective » facilement mesurable car il résulte de l’intervention d’une série d’acteurs et d’un cadre administratif spécifique. Par construction sociale, on attire l’attention sur le fait que l’arrêt de travail existe à l’issue d’un processus qu’il convient de cerner et dont il faut comprendre les mécanismes. Dans quelle mesure les conditions de travail des assurés sociaux expliquent-elles les demandes d’arrêt de travail ? Comment celles-ci sont-elles négociées entre médecins et assurés ? Par ailleurs, comment ces arrêts sont-ils traités par la CPAM ? S’agit-il de seuls critères rentrant en compte dans la construction de l’arrêt de travail ?

Durée de l’étude : 12 mois


Coordination et réalisation : Gabrielle Lecomte-Ménahès, Ingénieure de Recherche LABERS et Jorge Munoz Maître de conférences en sociologie LABERS

 

Projet EMeNum (Éducation aux Médias Numériques)
L’éducation aux médias numériques dans les Classes @ctus – productions, appropriations et usages des informations en ligne des jeunes à l’école et hors l’école

 

Description du projet

Le paysage des pratiques médiatiques contemporaines s’est profondément remodelé suite à la « montée en puissance » des différentes technologies numériques. Dans un sens large, la production (manières d’écrire, de diffuser, de sélectionner) comme la consommation de l’actualité (manières de rechercher, de lire, de partager, de discuter) connait des mutations sans précédent. En population générale, les enquêtes montrent que les usages informationnels des technologies numériques s’inscrivent dans une évolution des modèles médiatiques traditionnels : une réduction constante de la lecture des quotidiens, une légère stabilisation de l’écoute de la radio, une diversification des modes de réception télévisuels et une « explosion » des usages de l’internet. Du côté des jeunes, les évolutions semblent plus marquées avec un basculement massif vers les sites de réseaux sociaux.

Équipe mobilisée dans la réflexion

Bénédicte Havard Duclos – Maître de conférences en sociologie (UBO)
Jacques Kerneis – Docteur en sciences de l’éducation et PRCE (ESPE Brest)
Laurent Mell – Docteur en sciences de l’information et de la communication (UBO)
Hélène Trellu – Docteur en sociologie (UBO)
Nicole Roux – Maître de conférences en sociologie (UBO)

 

Projet

 

Mieux connaître et comprendre la Prise en charge des Urgences de fin de vie chez les Personnes Âgées en EHPAD
Une recherche pilote à l'échelle française [PUFPAE]

Présentation de l’étude

Les situations d’urgence de fin de vie chez les personnes de grand âge sont nombreuses, et constituent une charge de travail et un poids émotionnel importants. Les conditions précises des situations d’urgence de fin de vie survenant dans les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) n’ont pas été étudiées en France. Plus d'information cliquer ici.
 

Partenaires et financeurs

Partenaire : CHU de Rennes - Service d’épidémiologie et de santé publique (Dr F. Riou).
Financement : PREPS - Programme de recherche sur la performance du système des soins (appel à projets de la DGOS – Ministère des affaires sociales et de la santé).

Durée de la convention : 15 mois

Chercheurs du Labers Lorient impliqués

- Florence Douguet, MCF de sociologie ; Coordinatrice.
- Adeline Beyrie, docteure en sociologie ; Post-doctorante.  

 

 Changement et innovation dans les politiques médico-sociales régionales

Les agences régionales de santé (ARS) incarnent une ambition très novatrice, en particulier en ce qui concerne le secteur médico-social. La fusion régionale des instances intervenant dans ce domaine, ainsi que dans celui des soins et de la prévention concrétise de manière inédite l’objectif de décloisonnement institutionnel. La logique de construction de la programmation comporte certes une dimension démocratique, mais renverse néanmoins la logique remontante qui prévalait dans le secteur médico-social. L’objectif est, tout en tenant compte des schémas médico-sociaux départementaux, de satisfaire des priorités en termes de réduction des inégalités de santé et d’accès aux soins ou services et accompagnement, mais aussi d’améliorer l’efficience et le contrôle des dépenses publiques.
Fréquemment analysé comme participant d’un mouvement de recentralisation des politiques médico-sociales, ce volet de la loi HPST a été mis en œuvre de manière accélérée dans un cadre financièrement très contraint. Les limites de la fusion réalisée (seulement au plan régional et la reproduction d’un fonctionnement cloisonné au sein des nouvelles structures) et la rapidité du processus de programmation ont conduit à questionner l’effectivité de l’articulation entre schémas médico-sociaux régionaux et départementaux. Après la mise en place de la CNSA en 2004, les ARS semblent marquer une nouvelle étape dans l’extension au secteur médico-social des modes de gouvernement centralisé, à distance et par les instruments néo-managériaux (conventions d’objectifs et de moyens, par exemple). Les marges dont disposaient les collectivités territoriales, acteurs associatifs et professionnels territoriaux pour recourir à des relais politiques afin d’obtenir des financements de création ou d’extension de l’offre de services non prévus dans les schémas régionaux semblent désormais réduites.
Dans ce contexte, l’objectif de la recherche exploratoire est d’identifier les possibilités dont disposent les ARS pour innover dans la coordination de la mise en œuvre régionale et locale des politiques médico-sociales, notamment en favorisant l’émergence de cadres d’action reposant sur des priorités congruentes des protagonistes impliqués, contribuant ainsi à la réalisation effective des objectifs de la loi HPST. Notre projet s’appuie sur une approche à la fois néo-institutionnaliste et pragmatique de l’innovation dans les politiques et dans l’action collective. L’hypothèse générale est que, tout en étant contraintes par l’échelon national, les ARS disposent de marges stratégiques autorisant des arrangements intra et inter-organisationnels, ainsi que la mobilisation ou l’ouverture d’espaces institutionnels ou informels propres à la construction de programmes ou dispositifs transversaux et innovants. Dans cette configuration les caractéristiques et le rôle des réseaux associatifs et professionnels intéressés à, ou impliqué dans la gouvernance des politiques médico-sociales à l’échelon régional constituent un facteur clé. La recherche exploratoire effectuée dans le cadre du contrat de définition proposé vise une première mise à l’épreuve de cette hypothèse et du cadre théorique sur lequel elle s’appuie.
La méthode choisie pour approfondir cette hypothèse et le cadre théorique pluridisciplinaire qui la soutient (sociologie, sciences de gestions, sciences juridique et administrative, démographie) consistent en une analyse qualitative et comparative intégrant trois régions aux caractéristiques sociodémographiques, sanitaires et géographiques contrastées (Bretagne, Champagne Ardenne et PACA). Elle portera sur trois types de dispositifs appelant une concertation entre les ARS et leurs partenaires territoriaux, dont les conseils généraux et les réseaux socioprofessionnels (les projets territoriaux de santé, les appels à projets et les conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens). Elle s’appuiera sur des analyses juridiques et documentaires, des observations non participantes et des entretiens semi-directifs. Ces travaux seront ponctués par des séminaires et journées d’études organisés avec des chercheurs français et étrangers dans la perspective de la réalisation de premières publications et de la réponse à des appels à projets de type ANR ou Open Research Area for the Social Sciences.

Equipe :

- Hervé Hudebine, maître de conférences en sociologie, Université de Bretagne Occidentale, Brest, Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Sociologie, LABERS – EA 3149
- Corinne Grenier, professeur, HDR, sciences de gestion, Kedge Business School, Marseille, chercheur affilié au CERGAM, EA 4225, Aix-Marseille Université
- Alain Jourdain, professeur, démographie, Ecole des hautes études en santé publique - EHESP, Centre de Recherche sur l’Action Politique en Europe, CRAPE - UMR 6051
- Hervé Rihal, professeur de droit public, université d’Angers, directeur du centre de recherche juridique et politique Jean Bodin - EA 4337
- Anne-Gaelle Rimbert-Pirot, doctorante, Kedge Business School et laboratoire CERGAM, EA 4225, Aix-Marseille Université
- Alberic Baumard, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche, université d’Angers, directeur du centre de recherche juridique et politique Jean Bodin - EA 4337

 

Etat des lieux national du dispositif C2i

Equipe mobilisée :

Nicole Roux (MCF, sociologue et coordinatrice), Hélène Trellu (MCF LRU, sociologue), Bruno Le Berre (enseignant en informatique et référent de C2i FormCom) et Laurent Mell (docteur en SIC, IR sociologue)

Laboratoire accueillant :

Projet développé au sein du LABERS

Période :

Fin novembre 2014 – fin Juin 2015

Résumé :

Le dispositif C2i existe depuis 2002 et correspond à une certification nationale portant sur les compétences numériques nécessaires aux étudiants pour leur formation et pour leur insertion professionnelle. Il vise au développement d’un standard pour les compétences numériques et à la création d’une culture numérique. Les établissements universitaires, et en leur sein leurs composantes, s'en sont saisis de façon inégale. Avant de passer à de nouvelles phases de développement, il convient de mesurer les représentations des différents acteurs sur la culture numérique et les compétences numériques, sur la diversité des pratiques de formation et d’évaluation, sur les leviers et les freins quant à la généralisation d’un tel dispositif à tous les étudiants.

ANR POPLOG : Logiques numériques en milieu populaire

PROJET ANR

Durée 2014-2016

Coordinatrice :

Dominique Pasquier, Dr CNRS, Telecom ParisTech

3 équipes de recherche sont mobilisées :

PARTENAIRE 1 / INSTITUT MINES TELECOM

Coordinatrice :

Dominique Pasquier

PARTENAIRE 2/ UBO-LABERS

Coordinatrice :

Bénédicte Havard Duclos

Participation des membres permanents du Labers :

Annick Madec, Nicole Roux

PARTENAIRE 3/ UNIVERSITÉ DE NANTES-CAPHI

Coordinateur :

Philippe Le Guern

Mots-clés : Culture numérique; usages d'internet; milieux populaires; vie quotidienne; Hoggart

Ce projet part d’un constat : on sait peu de choses sur la spécificité du rapport au numérique dans les milieux populaires. Il y a de nombreux travaux sur les usages du numérique, mais, sauf rares exceptions, ils s’intéressent prioritairement aux usages innovants des jeunes ou des urbains diplômés. Il y a de nombreux travaux sur les classes populaires, mais ils n’ont pas interrogé les transformations que peuvent induire la numérisation de la culture et le développement de la communication électronique dans ces milieux sociaux. Le projet se situe à l’articulation de deux phénomènes : la reconfiguration des classes populaires –caractérisée par une plus grande hétérogénéité sociale- et la démocratisation de l’accès à internet –depuis quelques années, en France, les individus peu ou pas diplômés ont en partie rattrapé leur retard d’équipement. Nous nous écarterons des analyses en termes de manques et d’absences : il ne s’agit pas de mesurer les pratiques numériques des individus peu ou pas diplômés à l’aune des pratiques des plus diplômés, ni de les réduire à des situations de contrainte économique.

Résumé

 

Nouvelle économie pour écologie E² : habitat participatif HP²

Projet financé dans le cadre des projets ASOSC de la région de Bretagne.

Résumé précis du projet :

L’habitat groupé dit aussi participatif sera le terrain de la recherche qui souhaite apporter des réponses sur les dimensions économiques et financières de ce type de projet tenant compte de l’intégration de logements conventionnés et du coût des nouvelles normes environnementales et écologiques. Il s’inscrit dans un réseau de recherches qui traitent d’autres aspects (socio-juridiques ANR « Espace et Territoire », Edition 2010, architecture, urbanisme et participation APP région Centre, L’habitat de demain).

Sous des formes variés (atelier de co-production de savoir, café-citoyen, ciné-club, focus groupe, workshop…) ce projet propose de développer des échanges pour produire des analyses impliquant universitaires, habitants, constructeurs, banquiers, assureurs, promoteurs, bailleurs sociaux, etc. afin d’identifier les freins qui se révèlent au moment de l’engagement financier dans les projets.

Projet et contact

Projet DSU BMO

Projet d'accompagnement scientifique

"Chantier en associant leurs parents tous les enfants peuvent réussir"

Coordination :

B. Havard-Duclos et E. Potin

Présentation du projet

 

Projet ALTER-PRO ANR

Partages des espaces habités : Vers des formes ALTERnatives de PROpriété (Alter-Pro)

Voir le site de valorisation du colloque 2013 du projet

Partenaires :

MSH, Université François Rabelais, Tours
Sylvette Denèfle, Marie-Pierre Lefeuvre,
Anne Labit, Sabrina Bresson
ARS, Université de Bretagne Occidentale, Brest
Nicole Roux, Jorge Munoz, Simone Pennec, Bénédicte Havard-Duclos
LERAD, Université François Rabelais, Tours
Nicole Lerousseau, Corinne Manson, Chantal Dauchez

Site du projet