UMR1078

UMR 1078
Génétique, génomique fonctionnelle
et biotechnologies

Développements biotechnologiques et approches de chémobiologie intégrée - Axe dirigé par Marc Blondel

Thème dirigé par Marc Blondel

 

Sommaire

INTRODUCTION
Résumé de la thématique
Personnels impliqués
Collaborations


INTRODUCTION

Plus de 30 % des gènes responsables de maladies génétiques chez l’homme ont un équivalent chez la levure (Saccharomyces cerevisiae). Ainsi, en plus de la plupart des mécanismes cellulaires, une partie des acteurs est conservée de la levure aux mammifères. De la sorte, la levure peut être utilisée pour modéliser et étudier des pathologies humaines, et plus généralement pour la recherche biomédicale.
Notre équipe crée ainsi des modèles levure pour différentes pathologies humaines. Ces modèles nous permettent d’effectuer deux types de criblage (i) pour rechercher des candidats médicaments pour traiter ces pathologies et (ii) pour identifier des facteurs cellulaires impliqués dans ces pathologies puis d’explorer leurs mécanismes d’action.
L’activité des molécules identifiées grâce à ces modèles est ensuite évaluée ex vivo sur des cellules de mammifères puis sur des modèles animaux lorsqu’ils sont disponibles. Ainsi, en sélectionnant les molécules actives sur un modèle basé sur la levure et en ne testant que les composés positifs sur des modèles mammifères ex vivo et in vivo, le nombre de molécules à tester sur cellules animales ainsi que les coûts financiers et en temps des expériences sont considérablement réduits.

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Résumé de la thématique

Le virus Epstein-Barr (EBV) infecte plus de 90 % de la population humaine. Ses principales cibles sont les cellules B. La primo-infection par l'EBV est normalement asymptomatique mais elle est parfois associée chez les adultes et les adolescents à une maladie lymphoproliférative nommée mononucléose infectieuse. Chez la plupart des individus, le virus persiste de façon latente (silencieuse) tout au long de la vie, mais il peut provoquer des cancers tels que les lymphomes de Burkitt et de Hodgkin, des carcinomes nasopharyngés et des cancers gastriques. Ainsi, alors que l'EBV joue un rôle majeur dans des maladies humaines, en particulier certains cancers, il n'existe aujourd'hui aucun traitement ciblant spécifiquement les cellules infectées par ce virus.
De façon étonnante, les cellules infectées par l’EBV ne sont pas reconnues ni éliminées par le système immunitaire de l'hôte. En effet, les cellules infectées sont invisibles au système immunitaire grâce à une stratégie de furtivité basée sur le domaine GAr (Glycine Alanine Repeat) de la protéine EBNA1 du virus. En effet, le domaine GAr d’EBNA1 inhibe la traduction de son propre ARNm, ce qui limite la production de peptides antigéniques dérivés d’EBNA1 et donc la reconnaissance des cellules infectées par le système immunitaire. Le domaine GAr permet ainsi au virus d'exprimer EBNA1 à un niveau suffisant pour remplir sa fonction essentielle dans la réplication du génome d’EBV mais suffisamment faible pour ne pas attirer l'attention du système immunitaire. Comme EBNA1 est systématiquement exprimée par les cellules infectées par l’EBV et par les tumeurs associées à l'EBV, la régulation de la traduction d’EBNA1 par son domaine GAr est une cible thérapeutique prometteuse.
Nos travaux visent à mieux comprendre par quel(s) mécanisme(s) le domaine GAr inhibe la traduction de son propre ARMm.

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Personnels impliqués

Marc Blondel, PU-PH
Gaëlle Angrand, doctorante (depuis 10/2016)
Hélène Simon, AJT UB

Alicia Quillévéré, IE

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Collaborations

- R. Fahraeus, C. Daskalogianni, S. Apcher, H. Arbach, S. Pyndiah (Inserm U716, Paris)

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