Projets Intra IBSHS

Mise à jour le   27/01/2026

« Consultations violences intrafamiliales en milieu hospitalier : Étude des évolutions d’un dispositif »

 

Porteuse de projet :

  • Marie-Laure DEROFF, Labers

    • marielaure.deroff@univ-brest.fr

  • Pierre-Guillaume PRIGENT, Labers

    • pierre-guillaume.prigent@univ-brest.fr

Co-porteuse de projet :

  • Christèle FRAÏSSE, LP3C

    • fraisse@univ-brest.fr

 

Le projet CVIFMH résulte d’une opportunité d’accès aux archives d’un dispositif de consultations VIF (violences intra familiales) initié par des médecins et une assistante sociale en mars 2015 au sein d’un centre hospitalier du Grand Ouest. Dix années d’archives de consultations réalisées dans le cadre de ce dispositif sont mises à disposition de notre groupe de recherche Violences de genre (groupe constitué dans le cadre des groupes de travail interdisciplinaires labellisés par la MSHB). Dans le cadre de la politique de lutte contre les violences faites aux femmes, nombre de données sont collectées par les différents dispositifs d’accueil et d’accompagnement des victimes. Pour chaque dispositif dont l’existence et la pérennité sont conditionnées par des financements publics, ces données permettent de témoigner de l’activité, de son efficience. En ce sens, leur intérêt peut sembler limité si nous considérons le seul objectif de comptabilité des flux auquel elles répondent. Nous pouvons néanmoins considérer que ces données constituent une somme d’informations présentant un intérêt pour la recherche. Pauline Delage souligne les effets de démultiplication des catégories produites à partir du « processus de spécialisation des associations et de l’action publique. », cette démultiplication répondant « aux multiples logiques des univers institutionnels, professionnels, voire politiques, des acteurs et actrices qui les mobilisent |LS|…|RS| » (P. Delage, 2020, p. 47). L’autrice fait ici référence à la diversité des catégories en usage pour qualifier ces violences (violences intra familiales, violences conjugales, violences domestiques…) et ce qu’elles peuvent traduire des représentations de ces violences et de leurs causes. Dans le cas présent, si l’intitulé du dispositif est « violences intra familiales », il est à noter que lors de nos premiers échanges avec ses responsables cette appellation était qualifiée de dispositif « VIF » femmes, spécifiant ainsi son objectif. De même les indicateurs retenus pour renseigner une situation informent des objectifs d’un dispositif. S’agissant du questionnaire utilisé par le dispositif VIF concerné, les rapports d’activité nous permettent d’ores et déjà de repérer une évolution des indicateurs retenus au fil des années pour caractériser la situation des victimes.
Ensuite, en réalisant un traitement statistique plus poussé que les seuls tris à plat servant les bilans d’activité, nous pourrons mettre au jour les évolutions quant aux catégories mobilisées tant pour caractériser la situation des victimes (vie conjugale, familiale, sources de revenus…) que la situation de violence (formes de violences subies et combinées) ou encore les antécédents en termes de recours. En outre, ce traitement permettra également de révéler d’éventuels changements des profils des personnes orientées vers le dispositif. Enfin, au-delà de ce type d’analyse de données, une analyse de matériaux plus qualitatifs sera également réalisée.
En effet, les dossiers sont constitués du questionnaire et d’une « évaluation sociale » (expression que nous pouvons supposer être un marqueur de la présence de travailleuses sociales dans le dispositif) consistant en une prise de notes d’informations livrées par les victimes et donc jugées utiles par les intervenant.es. Ces évaluations feront l’objet d’une analyse de contenus. 
Cette recherche, qui s’inscrit dans la continuité des travaux initiés dans le cadre du groupe de travail interdisciplinaire Violences de genre, pourra également alimenter la réflexion de l’équipe des consultations VIF du centre hospitalier s’agissant des indicateurs retenus dans le questionnaire de consultation.
 

Contact :

  • Marie-Laure DEROFF
  • Pierre-Guillaume PRIGENT
  • Christèle FRAÏSSE
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« La nuit comme ressource touristique ? »

 

Porteuse de projet :

  • Edna HERNANDEZ GONZALEZ, Laboratoire Géoarchitecture
    • edna.hernandezgonzalez@univ-brest.fr
  • Maxime DEJEAN, Laboratoire Géoarchitecture
    • maxime.dejean@univ-brest.fr

Co-porteuse de projet :

  • Gilda CHARRIER, Laboratoire Labers
    • gilda.charrier@univ-brest.fr

 

Dans le cadre de ce projet nous souhaitons continuer à explorer les liens entre tourisme et les enjeux liés à la pollution lumineuse. Au sein du projet « Blue Nights » financé par l’Alliance SEA-EU (2022-2024) nous avons pu construire une méthodologie qui vise à évaluer l’impact des activités de loisirs dans les zones en lien avec l’augmentation de la pollution lumineuse. Ce projet a aussi montré le besoin d’un travail autour de la sensibilisation sur les impacts négatives de l’excès de lumière artificielle, auprès des différents acteurs clé de la filière du tourisme -les touristes inclus- vu les représentations existantes entre nuit, éclairage artificiel et activité de loisirs-festive.

Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons poursuivre l’exploration des liens entre tourisme et enjeux liés à la pollution lumineuse, en prenant pour terrain d’étude la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud (CCPBS) et la pratique touristique du camping-car. Ce pratique oscille entre la recherche de “nature” et une évasion de la ville et ou du rythme quotidien, en interrogeant le désir d’habiter autrement.

Nous aimerions explorer l’hypothèse selon laquelle l’obscurité pourrait être valorisée comme une ressource, mieux acceptée et vécue dans un régime temporel de loisir et dans un contexte perçu comme plus naturel. Nous souhaitons également étudier le basculement jour/nuit à travers des moments liminaires tels que le coucher ou le lever du soleil, qui sont des instants éphémères associés à des émotions positives vis-à-vis de l’obscurité. La possibilité d’observer le ciel nocturne est également perçue comme une expérience valorisante.

L’objectif principal de ce projet sera de caractériser les leviers et les freins de l’obscurité comme une ressource à valoriser dans un régime temporel de loisir et dans les zones littorales.
 

Contact :

  • Edna HERNANDEZ GONZALEZ
  • Maxime DEJEAN
  • Gilda CHARRIER
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« Outils Scientifiques en Santé : Recherche Interdisciplinaire au Service de l’Accompagnement »

 

Porteuse de projet :

  • Sandrine Biagini-Girard, LabLex

    • sandrine.biaginigirard@gmail.com

Co-porteuse de projet :

  • Michelle Hentic-Giliberto, LEGO

    • michelle.hentic@gmail.com

 

Le projet OS-RISA s’inscrit au sein du groupe de travail interdisciplinaire- santé vulnérabilité : accompagnement (GTI-SVA). Le groupe a une réflexion collective endogène (intra-SHS) et exogène en développement (avec
d’autres secteurs scientifiques, essentiellement médicaux, médico-sociaux et paramédicaux). Il s’agit de favoriser des collaborations interdisciplinaires. La responsabilité scientifique du GTI-SVA est portée par F.-X. Roux-Demare, M. Kertous, et S. Biagini-Girard auprès de la Maison des sciences de l'Homme en Bretagne.

Le projet « Outils Scientifiques en Santé : recherche Interdisciplinaire au Service de l’Accompagnement » a pour objectifs scientifiques de :

  • Créer des outils scientifiques visuels (sous forme de cartographies heuristiques) pour co-construire un objet commun de
    recherche interdisciplinaire des enseignants-chercheurs, notamment de l’UBO, travaillant sur la santé et l’accompagnement. Identification des thématiques et des hypothèses relatives à l’accompagnement en santé par le regard pluriel des différents disciplines
    et laboratoires pour faire émerger des méthodes ou des recherches interdisciplinaires sur le sujet.
  • Formaliser et valoriser les travaux des membres des laboratoires qui travaillent sur l’accompagnement en santé. Les outils seront
    affichables par les différents laboratoires concernés. Si 2 laboratoires portent ce projet (Le Lab-Lex et le LEGO), d’autres laboratoires
    sont concernés par l’intermédiaires de leurs membres qui sont membres du GTI-SVA ou qui ont manifesté un intérêt pour les travaux
    afférents (Amure, Le Bab-Lab/Laboratoire d’innovation de l’UBO, LABERS, LP3C, SPURBO-
    ,... ), ainsi que d’autres institutions ou
    organismes (EREB, le GIS Marsouin…).
  • Élaborer des outils scientifiques utilisables dans des appels à projets scientifiques locaux, nationaux et internationaux par les
    membres du GTI-SVA pour démontrer les objectifs d’interdisciplinarité demandés dans les dossiers de ce type (AAP sur la fin de vie ou les
    aides à domicile par ex.).
     

Contact :

  • Sandrine Biagini-Girard
  • Michelle Hentic-Giliberto

 

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