SAIGAI : Archives géologiques des catastrophes naturelles et approche artistique des risques littoraux extrêmes - Shimabara, Japon.

Mise à jour le   19/03/2026
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Porteur 1
Thibault HONORÉ
IBSHS-HCTI
thibault.honore@univ-brest.fr

Porteur 2
Nathalie BABONNEAU
IUEM-Geo-Ocean
nathalie.babonneau@univ-brest.fr

Dans la langue japonaise, le terme "Saigai" traduit l’idée de catastrophe et de désastre.

SAIGAI est un projet de recherche et de création porté par l’Université de Bretagne Occidentale (UR HCTI et UMR GEO OCEAN) en collaboration avec le centre d’art contemporain Passerelle à Brest, le Gamadasu Dome Museum de Shimabara, le Unzen Volcanic Area UNESCO Global Geopark de Kyushu et l’Université Waseda de Tokyo

Réunissant des artistes et des chercheurs en géosciences marines, ce projet interdisciplinaire explore d'une part les mécanismes de reconstruction des populations côtières qui vivent aux abords du volcan Unzen, sur la péninsule japonaise de Shimabara (Kyushu) et étudie d'autre part les processus géologiques à l’origine de l'activité volcanique dans cette région du Japon.

S’avançant dans la mer d’Ariake, Shimabara présente une situation géographique à haut risque. Dominant la région, le complexe volcanique du Unzen génère depuis plusieurs siècles d’importantes éruptions qui peuvent être à l’origine de phénomènes de submersion marine dramatiques. Le Mont Unzen constitue aujourd’hui la menace volcanique la plus préoccupante pour le Japon avec un enjeu humain élevé.

Comment les notions de risque et de vulnérabilité modifient-elles l'attachement de la population de Shimabara à son environnement naturel ? 

Pour les communautés locales, il ne s'agit plus aujourd'hui de se protéger contre le danger, mais de trouver l'énergie nécessaire pour se relever après chaque catastrophe. En plus des pratiques quotidiennes de prévention du risque, des mesures culturelles sont adoptées pour commémorer le souvenir des événements les plus traumatiques (entretien de monuments, conservation de vestiges, organisation de célébrations). La préservation de cette mémoire agit comme une mesure à la disposition des habitants de Shimabara pour se reconstruire.

Comment la création artistique peut-elle participer à la transmission cette mémoire ?

Cette question est au cœur du travail des artistes et des scientifiques impliqués dans le projet SAIGAI, dont les recherches seront valorisées à travers différentes expositions programmées en France et au Japon, en 2027 et en 2028.