Le Handi-Créathon : un incubateur au service du handicap et de l'autonomie

Le
UBO Open Factory
photo groupe handi-creathon hiver 2025

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affiche handicreathon hiver
2025 : une année riche pour l'inclusion et l’autonomie des personnes vivant avec un handicap.

Dans la continuité de la dynamique engagée en 2024, l'UBO Open Factory et la Fondation ILDYS ont organisé en 2025 deux Handi-Créathon, deux temps forts consacrés au handicap et à la perte d’autonomie.

Au total, 6 jours de co-création ont rythmé l'année :

  • l'édition d'été, du 10 au 13 juin à la salle du Kelenn de Carantec.
  • l'édition d'hiver, du 8 au 10 décembre à l'UBO Open Factory à Brest. 

Ces rencontres ont permis de faire émerger de nouveaux projets d'aides techniques, comme "la voile à tâtons", tout en faisant évoluer des prototypes déjà en cours, tels que le cube sensoriel.

affiche handicreathon été

L'objectif du Handi-Créathon 

Le Handi-Créathon est un événement ayant pour but de prototyper des aides techniques AVEC et POUR les personnes vivant avec un handicap ou en perte d'autonomie afin de répondre à leurs besoins. 

C'est à partir d'une problématique individuelle que les prototypes sont développés pour créer - in fine - des kits de conception d'aides techniques, appelés la pièce manquante®. 

Ces kits de conception d'aides techniques servent à équiper le Breizh FabriBus, le Fablab itinérant de l'UBO Open Factory et de la Fondation ILDYS. En allant à la rencontre des personnes sur le terrain, les professionnels à bord du Breizh FabriBus sont en capacité de fabriquer des aides techniques complexes et sur-mesure en quelques heures ! 

Au Handi-Créathon, l'enjeu est de développer des solutions qui n'existent pas dans le commerce, low-tech, à bas coûts et open-source pour être personnalisables et accessibles par le plus grand nombre.

L'intelligence collective et l'entraide sont les véritables forces de cet événement. Des personnes, de tous horizons confondus, se réunissent en équipe autour d'une thématique ou d'un projet spécifique. Chaque membre de l'équipe apporte alors ses connaissances, son envie et son expérience pour améliorer le quotidien des personnes. 

Zoom sur les 14 projets développés en 2025 :

Dans le cadre de ses missions, le Breizh FabriBus a besoin de se doter d'une boîte de démonstration domotique pour présenter des systèmes domotiques simples qui pourraient aider les personnes vivant avec un handicap à devenir un peu plus autonomes sur certaines tâches quotidiennes. 

Cette boîte de démonstration permettra de présenter des aides pour contrôler des équipements à distance, sans engager de grands travaux dans son logement ou chambre. 

Lors de l'édition d'été, l'équipe domotique a mené un travail de recensement des solutions domotiques existantes (capteurs, actionneurs, commande vocale, objets connectés, etc).

L'équipe a également commencé la création d'une matrice regroupant

  • les différents handicaps et niveau de capacités des personnes :  vision, audition, élocution, sensibilité, utilisation des membres supérieurs et inférieurs, commande oculaire et capacités cognitives.
  • les situations et actions quotidiennes : se réveiller, allumer la télé, répondre au téléphone, ouvrir et fermer la porte, gérer son chauffage, se lever ou s'asseoir, etc. 

Grâce à cette matrice, l'idée est de pouvoir présenter à la personne une solution de contrôle à distance adaptée, en fonction de son handicap, de son niveau de capacité et de l'action souhaitée. 

Porteur du projet : Le Breizh FabriBus (Fondation ILDYS et UBO Open Factory). 

appareils connectés

Création d'un système de groom motorisé pour offrir aux personnes une autonomie maximale dans l'ouverture et la fermeture des portes. 

Ce système de roue motorisée actionné par une commande à distance (télécommande, commande vocale, boutons…) doit permettre d'ouvrir et de fermer une porte coulissante, à galandage ou à gonds, à moindre coût et sans travaux, pour les personnes tétraplégiques, hospitalisées, en fauteuil roulant, en déambulateur, en cannes...

Ce projet de groom a été initié en 2024 pour un usage en milieu hospitalier ne permettant pas la réalisation de travaux de domotisation d'une chambre. Chaque édition du Handi-Créathon permet d'optimiser le dispositif, d'envisager d'autres contextes d'usage (besoin ponctuel à domicile, sur un événement) et d'éliminer les contraintes techniques afin de répondre à un maximum de cas de figure : verrou automatique, système déporté pour les portes à galandage, alimentation du moteur, fixation en haut de la porte, etc.

Les prochaines étapes (avec le prototype n°4) consistent à tester la force de poussée du système et à optimiser la consommation d'énergie ainsi que la robustesse des pièces mécaniques.

Le but étant à terme de créer un kit de conception complet pour construire un groom motorisé adapté aux besoins et aux contraintes du logement de la personne. 

Porteur du projet : Mathieu Rietman, ingénieur à la Fondation ILDYS.

Écouter le podcast : "Groom, ouverture facile des portes, même depuis un fauteuil roulant"

groom motorisé

Le cube sensoriel : un espace contenant calme (à taille humaine), modulable et transportable. 

Le cube sensoriel est un cocon fabriqué à partir d'une cuve de sucre recyclée. C'est un outil qui offre des stimulations sensorielles douces et diversifiées et permet aux sens d’être sollicités séparément ou simultanément grâce à des éléments modulables et amovibles comme : des rubans LEDS, une enceinte bluetooth, une couverture lestée, des tapis sensoriels, un coussin vibrant, etc. 

Ce projet a vu le jour au DIME Plabennec pour apaiser les jeunes en situation de handicap. Les deux éditions 2025 du Handi-Créathon ont servi à repenser l'utilisation du cube sensoriel existant pour une utilisation dans un lieu public, et notamment pour une utilisation au sein de l'université.  

Ce qui a été expérimenté en 2025 : design extérieur pour rendre le cube attractif et non stigmatisant, des poignées de transport, l'intégration de systèmes LED, un recouvrement avec une bâche pour baisser la luminosité, une isolation phonique avec de la mousse, l'intégration de ports USB.

Plusieurs versions du cube sont en cours de prototypage :  

  • Une version simple et épurée (sans éléments intégrés) adaptée aux personnes atteintes de troubles du spectre autistique ou atteintes d'un retard de développement intellectuel. 
  • Une version basse à même le sol, avec éléments intégrés, adaptée aux personnes souhaitant être allongées ou pour les enfants en bas âge. 
  • Une version haute PMR adaptée aux personnes en fauteuil roulant ou pour y installer un petit bureau avec une chaise.
  • Une version double pour s'y installer à plusieurs ou solo allongé dans la cuve.
  • Une version spécifique pour l'UBO à l'esthétisme attrayant et éléments intégrés pouvant être utilisée au sol, ou surélevée sur une plateforme en bois. 

Porteur du projet : Christophe Vincent, professionnel du Breizh FabriBus et des Genêts d'Or. 

Écouter le podcast : "Un cube d'apaisement sensoriel"

Premier test du cube sensoriel UBO auprès du grand public du 10 au 14 mars 2026 dans le cadre du Festival RESSAC. 

Le cube simple sera présenté aux "Rencontres Extra-ordinaires" le 28 mars dans le cadre de la journée mondiale de l'autisme. 

cube sensoriel au handi-créathon
Cube sensoriel pour l'UBO 
cube sensoriel PMR
Cube sensoriel PMR

Création de dispositifs sensoriels pour stimuler un ou plusieurs sens et apporter une stimulation profonde aux personnes.

Les modules vibrants créés permettent de répondre aux besoins d'apaisement sensoriel des jeunes vivant avec un handicap, ou de toute personne en ressentant le besoin (stress, anxiété, surstimulation, etc.). Ils peuvent être placés sur n’importe quelle partie du corps et être utilisés tels quels ou intégrés à différents produits. 

Porteur du projet : Christophe Vincent, professionnel du Breizh FabriBus et des Genêts d’Or.

Les modules vibrants développés lors de l'édition été 2025 : 
  • Module sous les pieds : des capteurs intégrés dans un carré en mousse en forme d'empreinte de pied et recouvert de néoprène. Les vibrations sont diffusées harmonieusement grâce aux capteurs placés sous le talon et le métatarse. Pour apporter une stimulation tactile plus superficielle, différentes matières peuvent être scratchées à la surface sur le néoprène.
module pied vibrant
Module sous les pieds
  • Chewy vibrant : un outil de mastication en plastique pour répondre au besoin identifié chez certaines personnes de mordre et/ou de porter la vibration au visage, de la coller aux dents. Le prototype de chewy vibrant épouse la forme de la mâchoire et la vibration s’atténue si on mord plus fort. Il peut être également utilisé en appui sur les surfaces osseuses du visage et du crâne.
chewy vibrant
Chewy vibrant
  • Coussin vibrant : une plaque en mousse ajourée avec un emplacement pour y insérer un boîtier vibrant. Grâce à ce dispositif, la vibration se diffuse partout dans le coussin au lieu de rester localisée sur la source.
coussin vibrant
Coussin vibrant
  • Volant vibrant : prototype n°2 de ce dispositif. La nouvelle version en bois épouse bien la forme de préhension souhaitée. La version définitive sera réalisée en plastique pour diffuser plus efficacement la vibration dans tout le volant. 
volant vibrant
Volant vibrant
  • Minis modules vibrants intégrables : petits modules en plastique, imprimés en 3D, pouvant accueillir des pastilles vibrantes. Ces minis modules peuvent être intégrés à des bracelets (et scratchés sur les membres, tête, cou, thorax d'une personne), à des leggings (poches cousues au niveau des surfaces osseuses plus proéminentes), à des gants (poche cousue sur la face palmaire ou dorsale). 
Minis modules vibrants
Minis modules vibrants
Une assise modulable, simple à monter et à utiliser, permettant à des enfants (aux différents handicaps moteurs) de pratiquer le paddle en sécurité.

La création du kit modulaire pour assembler une assise de paddle modulable et ergonomique, adaptable aux différentes morphologies et besoins des patients avait été initiée en 2024.  

Lors du Handi-Créathon 2025, le développement de cette assise s'est poursuivi avec une 2ème prototype. Dans cette nouvelle version, l'assise est composée de : 

  • Un cadre en tubes d’aluminium assemblés avec des raccords RK en plastique et une visserie inox,
  • une assise en mousse hydrophobe avec cale-bassin intégré,
  • un dossier inclinable et un cale-tronc ajustable (mousse + plaque plastique),
  • un appui-tête ajustable à plusieurs hauteurs,
  • des raccords avec décalage pour éviter que le dos touche les barres dans le dos et dans les jambes,
  • des sangles pour fixer le siège au paddle. 

L'équipe de cette édition s'est jetée à l'eau pour tester la stabilité, la résistance des matériaux et la facilité de montage. D'autres tests seront à effectuer avec des enfants en situation de handicap pour valider le confort, la tenue du tronc, l’efficacité des calages et de l’inclinaison. 

Ce projet de siège de paddle est utilisé en rééducation et permet à un maximum de patients d'accéder à cette activité dynamique et ludique.

Porteuse du projet : Marie Hernault, kiné à la Fondation ILDYS.

siège pour planche de paddle
Prototype 2024
assise modulable pour paddle
Prototype 2025

Création de dispositifs amovibles en mousse, fixés sur des planches de surf classiques, afin d'aider les personnes en situation de handicap à se positionner et à maintenir leur corps sur la planche. 

Ces cales modulaires permettent notamment aux personnes présentant une déficience motrice de profiter des joies de la glisse en toute sécurité.

Le projet a été initié en 2024. Lors des éditions 2025, les équipes ont poursuivi la conception de différentes formes de cales en mousse à placer sur la planche à des endroits stratégiques : chevilles, genoux, hanches, axe épaule/main, coudes, menton... L'objectif est de s'adapter aux besoins spécifiques de chaque personne pour offrir une adaptabilité maximale.

Les modules sont scratchés grâce à des zones de Velcro collées sur la planche. L'équipe de l'édition d'été a pu tester les prototypes en conditions réelles, dans l'eau, afin d'évaluer l'adhérence de la colle et du Velcro sur la planche ainsi que celle des modules en mousse sur le Velcro. 

La prochaine étape consistera à tester le surf adapté et les modules avec des étudiants et étudiantes de l'UBO en situation de handicap. 

Une réflexion est également menée pour faciliter la remise sur la planche d'une personne en cas de chute par la personne aidante ou accompagnatrice. 

À terme, le projet vise la création d'un kit de conception de surf adapté comprenant différentes cales en mousse, du Velcro et une colle résistante à l'eau, ainsi que la mise en place d'une offre de surf adapté destinée aux étudiants et étudiantes de l'UBO. 

Porteur du projet : Erwan Le Gac, enseignant d'EPS au SUAPS de l'UBO.

cales en mousse surf

Constitution d'un kit modulaire pour transformer un fauteuil roulant manuel en un fauteuil polyvalent pour accéder à la plage et aux loisirs nautiques. Le but étant pour l'usager de pouvoir faire évoluer facilement son fauteuil, en autonomie, pour passer de la voiture, au sable, à dans l'eau et sur l'eau en s'adaptant à un paddle.

Le kit modulaire s'étoffe au fil des éditions Handi-Créathon. Le kit se veut accessible avec des matériaux résistants aux contraintes d'utilisation (sable, eau salée, terre, etc.) et avec un design fun et agréable. 

Le kit modulaire est composé de tubes, de systèmes d'accroche et de fixations imprimés en 3D, d'éléments et de pièces de quincaillerie pour rendre un fauteuil multifonction : une poignée pour tracter quelque chose derrière le fauteuil, un système pour ranger les roues avant sous l'assise. 

Porteur du projet : Xavier Bodiguel, particulier.

Écouter le podcast "Accéder à la plage en fauteuil roulant".

fauteuil roulant sur paddle
Adaptation du jeu Super Morpion pour les personnes déficientes visuelles. 

Création du jeu de A à Z avec un plateau facilitant le repérage spatial au toucher et des pions facilement identifiables de par leur taille et leur matière. 

Pendant le Handi-Créathon d'été, l'équipe a réalisé un prototype papier pour tester la taille du futur plateau avant de le dessiner sur le logiciel Inkscape et de le découper sur du bois à la découpeuse laser. Après un prototype en pâte à modeler, les pions ont été modélisés sur Tinkercad afin d'être imprimés sur une imprimante 3D. 

Ce jeu adapté est testé par plusieurs personnes déficientes visuelles au HumanLab de Quimper afin d'être finalisé.

Porteur du projet : Patrick Le Nivet, HumanLab de Quimper.

prototype jeu super morpion

Création d'un kit ergonomique de manches de couverts lestés et profilés pour être tenus par un enfant ou une personne adulte n’ayant pas la capacité de préhension d’un couvert normal.

Le kit contient le protocole de modélisation 3D, d'impression 3D et de lestage ainsi que les fichiers numériques 3D des manches. Le modèle 3D est paramétrable selon la taille de la main de la personne (enfant ou adulte). Il suffit ensuite d’y insérer les couverts en inox existants dans le commerce. 

Projet démarré en 2024. Lors de l'édition été 2025, l'équipe a affiné la solution de lestage et la forme des manches. Le plastique TPU est envisagé pour réaliser ces manches de couverts car largement utilisé dans l’industrie alimentaire, très résistant et peut être lavé au lave-vaisselle. Un atout pour une utilisation dans les structures médico-sociales. Une maquette de chaque ustensile (fourchette, cuillère, couteau) est en test auprès des ergothérapeutes des Papillons Blancs pour les essais.

Porteuse du projet : Geneviève de Guibert, ergothérapeute de l'association "Les Papillons Blancs du Finistère".

couverts lestés 2025

Le projet "La voile à tâtons" souhaite rendre accessible l'apprentissage et la pratique de la voile pour les personnes déficientes visuelles, à leurs aidants et plus largement au grand public.

Ce projet a été initié lors de l'édition d'hiver 2025. Au cours des 3 jours, l'équipe a : 

  1. Défini des principes de représentations tactiles des situations en mer (navigation à la voile et lors des régates), sélectionné les règles principales de navigation et de régates à reproduire et créé une série de fiches d'illustrations en relief (grâce à du papier thermogonflé) accessibles aux personnes mal et non-voyantes. 
  2. Conçu une planche d’éléments prédécoupés pour permettre à chaque club pratiquant le handivoile de fabriquer ses propres illustrations tactiles et support pédagogique en autonomie et à moindre coût. 
  3. Amélioré, pour l'usage par les personnes déficientes visuelles, certains kits déjà disponibles (proposés par la Fédération de voile) comme les kits magnets (composé de bateaux, bouées et flèches courant et vent magnétiques). 

L'équipe va proposer ses améliorations du kit magnet à la Fédération de voile et souhaite tester les fiches et ce kit en situation sur les bateaux avec des personnes déficientes visuelles. La dernière étape sera de transcrire en audio les règles officielles de course à la voile. 

Porteurs du projet : Didier Jean-Alexis, navigant Handivoile Brest et Sabrina Morrisson, Idéographik Bretagne

Écouter le podcast "Le Kit Handivoile : manuel de voile pour les personnes qui ne peuvent pas lire"

projet voile a tatons
Test kit magnet
fiche voile en relief
Fiche illustrations en relief

Le projet "Kaïramp" vise à rendre le kayak plus accessible aux personnes à mobilité réduite en simplifiant et sécurisant les étapes d’embarquement, de débarquement de la personne et de mise à l’eau du bateau. 

Pour les personnes à mobilité réduite, utilisant fauteuil roulant, béquilles ou canne, ou ayant une mobilité articulaire limitée, le principal obstacle à la pratique n'est pas la navigation, mais le transfert dans un kayak situé au sol ou sur un ponton instable, une opération physiquement difficile et risquée (chutes, blessures).

Le Kaïramp, imaginé par l'équipe, répond à cette problématique en transformant une remorque de transport classique en une plateforme de transfert stable, sécurisée et ergonomique. Le transfert de la personne se fait sur un sol stable (parking, cale bétonnée) puis la remorque sert d'ascenseur pour une mise à l’eau progressive et sécurisée. 

Avantages de cette solution : 

  • Le kayak sur la remorque est à la même hauteur qu'un fauteuil roulant, facilitant le glissement latéral ou l'utilisation d'une planche de transfert.
  • Une fois installé dans le kayak, la personne peut s'équiper sans stress ni instabilité.
  • La mise à l'eau se fait sans portage manuel car la remorque peut reculer dans l'eau à l'aide d'un véhicule.
  • La mise à l'eau est douce, sans à-coups ou manipulations dangereuses au bord de l'eau grâce à la flottabilité du kayak qui se soulève doucement de la remorque.
  • Le treuil manuel de la remorque permet de contrôler la descente.
  • La personne est actrice de son transfert, moins dépendante de la force physique des accompagnants.
  • Adaptable à différents types de kayaks (sit-on-top, biplaces).

Porteurs du projet : Christophe Lebranchu, enseignant d'EPS au SUAPS de l'UBO

Écouter le podcast "Un accès au kayak pour les personnes à mobilité réduite

kayak sur remorque

Conception d'une coque de protection pour un implant d'oreille moyenne, afin de prévenir les dommages en cas de chute ou de désolidarisation de l'aimant.

Utilisé par les personnes présentant une déficience auditive, l'implant d'oreille moyenne est un dispositif médical coûteux, partiellement ou totalement implanté au sein des cavités de l'oreille moyenne. Il a pour objectif d'amplifier la vibration des osselets afin d'améliorer la transmission du son vers la cochlée. L’implant se compose de deux parties, interne et externe, reliées entre elles par un aimant.

Nicole, porteuse du projet et elle-même utilisatrice de ce type d'implant, n’a trouvé sur le marché aucun système de protection adapté. Lors du Handi-Créathon d'hiver, son équipe et elle ont entrepris de concevoir un prototype de coque de protection, inspiré des protections existantes pour les implants cochléaires. La contrainte principale étant de pouvoir retirer et remettre facilement la protection afin de changer les piles de l’implant.

Réalisations : 

  • modélisation 3D de l'implant, 
  • conception d'un moule de la coque de protection, 
  • essais d'impression 3D en TPU et en silicone

Concernant l'impression 3D, l'équipe a retenu le TPU pour ses propriétés élastiques, plutôt que le plastique PLA, plus rigide et susceptible de se déformer sous l’effet de la chaleur, ce qui limiterait l’utilisation de la coque en été.

Côté design, une réflexion a été menée sur les informations à faire figurer sur la protection en cas de perte de l'implant. Si l'espace le permet, le pictogramme du fauteuil roulant a été privilégié à celui de l'oreille barrée, car mieux reconnu par le grand public. L'équipe a renoncé à ajouter le numéro de téléphone, l'espace étant insuffisant pour garantir sa lisibilité. 

Porteuse du projet : Nicole Marzin, malentendante et Présidente de l'association Surd’Iroise à Morlaix.

coque de protection implant

Accessibilité des estrades d'amphithéâtres de l'UBO grâce à une rampe d'accès amovible. 

Suite à un état des lieux mené en mars 2025, dans le cadre du projet "Tous EGO : Ensemble pour Grandir et Ouvrir", sur l'accessibilité de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'UBO aux personnes à mobilité réduite plusieurs constats ont été établis :

  • De nombreuses estrades d'amphithéâtres sont inaccessibles aux personnes en fauteuil roulant en raison de marches
  • Cette situation limite l'accès des étudiants, enseignants et intervenants extérieurs concernés. 
  • Les rampes du commerce, conformes aux normes d’inclinaison, ne peuvent pas être installées dans les amphithéâtres de l'UBO faute d'espace suffisant. 

Lors de l'édition d'hiver, Gwenaëlle, porteuse du projet et utilisatrice d'un fauteuil roulant, a conçu avec son équipe un système composé de deux blocs de rampe amovibles, compacts, et sécurisé en bois permettant l’accès à l’estrade. Afin d'éviter tout déplacement de la rampe et limiter des travaux d'aménagement, l'équipe a imaginé un système de rails permettant de fixer les blocs à la marche existante. Par mesure de sécurité, l'équipe conseille d’installer également une barre d’appui sur le mur le plus proche. 

Réalisations : 

  • Prototype en carton pour déterminer la pente maximale acceptable et la longueur de rampe nécessaire ; 
  • Modélisation des blocs de rampe ; 
  • Usinage d'un bloc en bois à la découpeuse laser ; 
  • Gravure de rainures sur la surface de la rampe pour améliorer l'adhérence ; 
  • Modélisation du système de rails ; 
  • Impression 3D des rails et éléments de fixation.

Une expérimentation du prototype est prévue début 2026 sur site, en conditions réelles d'usage, afin d'affiner les dimensions et de tester la robustesse ainsi que la solidité de l'ensemble (rampe et fixations). 

Porteuse du projet : Gwenaëlle Chalm, étudiante expérimentatrice du projet Tous EGO de l'UBO.

rampe d'estrade

Le projet "La chose" a pour objectif de créer un substitut externe de main pour manipuler des objets de la vie quotidienne. 

Ce projet de dispositif externe, une main en plus, s'adresse aux personnes hémiplégiques ou amputées d’une main dont la préhension bimanuelle est impossible.

Ce substitut de main doit pouvoir : maintenir / tenir / orienter / guider- stabiliser. 

Lors du Handi-Créathon, l'équipe portée par Myriam s'est inspirée de la vie animale et végétale, les êtres vivants dépourvus de mains, pour imaginer des solutions de maintien en combinant plusieurs principes physiques : 

  • un système mécanique reproduisant l'effet ténodèse utilisé dans certaines prothèses de mains pour l’appliquer à un dispositif en forme de "poulpe renversé" ou de lotus, où le poids de l’objet fait fléchir des "doigts-tentacules"
  • des formes triangulaires pour concevoir des formes adaptables à tous les objets à tenir ; 
  • des matériaux souples avec vide d’air (comme un ballon de baudruche) ou textures antidérapantes pour améliorer l’adhérence aux objets. 

Côté mécanismes naturels, l'équipe s'est intéressée à la patte du gecko antidérapante, les branches de l’étoile de mer capables d’enserrer et de stabiliser un objet, les tentacules et ventouses d'un poulpe qui s’adaptent à toutes les formes, ou encore la patte d’ours qui en s'appuyant au sol augmente sa surface de contact.

Pour la suite, l'équipe souhaiterait : 

  • Concevoir des tentacules en silicone avec des moules en impression 3D ;
  • Designer un dispositif qui rend heureux, qui donne le sourire ; 
  • Trouver une solution peu coûteuse ; 
  • Adapter à des dispositifs permettant ;
  • Tester des prototypes pour les actions “orienter” et “guider-stabiliser”. 

Porteuse du projet : Myriam Blanchard, particulier. 

la chose

Les albums photos

Envie de rejoindre l'aventure Handi-Créathon en 2026 ?
Rendez-vous du 16 au 19 juin 2026 pour la prochaine édition ! 

Le lieu et le lien d'inscription seront bientôt communiqués, en attendant, save the date.

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