Ce compte rendu reprend les points saillants abordés au CA, ainsi qu'au CSA le 25/09/2025. Les informations détaillées sont à retrouver dans les communications de la CGT en date 26/09/2025.
1. Déclaration liminaire sur la suspension de l'agrément de l'association étudiante le "Poing Levé" (cf. mail du 26/09/25)
Les élus.es CGT, SUD, FO et l'Union Pirate ont conjointement dénoncé la répression exercée à l'encontre du "Poing Levé" à la suite de leur communication sur les liens collaboratifs de l'UBO avec Thalès. Nous nous indignons de l'entrave à la liberté de pensée et d'esprit critique que l'Université est censée accueillir et cultiver. Principe avec lequel le président semblait en apparence d'accord puisqu'il a déclaré au Télégramme le 13/09 :"Nous considérons que l’université doit être le lieu de l’engagement, du travail sur l’esprit critique et de mobilisation sur des sujets sociétaux ".
Or, avec cette suppression des droits à cette association étudiante, doit-on conclure que l'esprit critique ne peut s'exercer que s'il s'aligne sur les idées de la Présidence ?
Les organisation syndicales citées demandent par conséquent que les droits du Poing Levé soient restaurés.
2. Réforme de l'INSPE
La mise en oeuvre de la réforme des concours de l'enseignement et l'éducation, se traduit concrètement dans l'académie de Rennes par :
- Le portage de la Licence Professorat des Ecoles (LPE) par l'INSPE de Bretagne, avec des effectifs dérisoires (100 étudiants).
- Le maintien de la LPPPE bilingue (breton) et le portage par la FSSE avec 30 étudiants.
- Le portage du Master Enseignement et Education (M2E) par l'INSPE de Bretagne. Un site par département : Rennes (35), Saint-Brieuc (22), Brest (29 ; le site de Quimper fermera en 2027), Vannes (56). Ce master sera ouvert uniquement aux lauréats des concours (actuellement il y a environ 390 étudiants en M1 MEEF et l'année prochaine il y en aura environ 130).
Les personnels ont manifesté leur désarroi face au désengagement du rectorat et l'inquiétude quand à leur avenir professionnel.
Demande d'accréditation Licence Professorat des Ecoles (LPE).
Pour les étudiant·es souhaitant devenir Professeur.e des Ecoles, une Licence Professorat des Ecoles (LPE) sera ouverte à l'INSPE de Bretagne et 30% des interventions seront portées par l'Ecole Académique de Formation Continue (EAFC). Après plusieurs réunions "difficiles" entre la Rectrice et les différents présidents d'universités pour définir l'implémentation de cette formation et des capacités d'accueil, la rectrice a arbitré les effectifs suivants pour la LPE : Rennes : 50 étudiant.es; Brest : 30 étudiant.es; Saint-Brieuc : 20 étudiant.es (à titre expérimental).
Vote du CA : 8 contre (dont 2 CGT) et 26 pour
Les élus.es CGT se sont positionnés contre la demande d'accréditation malgré l'appel du président "à ne pas se tromper de vote" car celle-ci ajoute insidieusement de l'incertitude quant à l'avenir des INSPE.
3. Campagne des emplois 2026
La campagne des emplois 2026 n'a pas été soumise au vote lors de la séance du 25/09 en raison du :
- Contexte politique (ministre de l'ESR n'a pas encore été nommé)
- Vote à l'unanimité CONTRE des organisations syndicales lors du CSA du 25/09.
La Présidence a mentionné que certains arbitrages ne respectent pas les classements de postes présentés et votés par les conseils d'UFR. Ces votes font pourtant l'objet d'un travail concerté d'identification des besoins par les conseils de départements, puis de composantes. Contourner ces votes, et donc les processus de la vie démocratique universitaire, dans un contexte exacerbé de restrictions de budget c'est prendre le risque délibéré de causer des tensions entre les départements/laboratoires. C'est également rompre la sérénité de la répartition des moyens que la présidence est censée garantir dans une période qui nécessite tout particulièrement de promouvoir la solidarité et la bienveillance entre les personnels.
Par ailleurs, les organisations syndicales dénoncent une campagne d'emploi qui se trouve toujours éloignée de la réalité des besoins de la communauté UBO. Les élus.es CGT ont rappelé la dégradation des conditions de travail des personnels UBO qui ressentent et souffrent de plus en plus de la baisse de moyens. Accepter une campagne a minima, parce qu'elle aurait pu être pire (c'est-à-dire 'blanche'), revient à:
- valider la casse orchestrée du service public
- à conduire, lentement mais surement, les personnels-déjà à bout- dans un climat de souffrance aggravée et de mal-être au travail.