CR DU CSA EPE DU 3 NOVEMBRE 2025
Nous vous communiquons le CR du dernier CSA qui a eu lieu ce 3 novembre 2025. Nous rapportons uniquement les éléments essentiels.
Informations du Président
1) Campagne des emplois
2) Rapport Social Unique (RSU)
3) Plan pluriannuel de formation et de développement des compétences des personnels
4) PSC (Mutuelle Obligatoire)
5) Prime de Noël
6) Grève et déclaration de grève
Informations du Président
L'UBO accueille un nouveau DGS car B. Bonin part à la retraite. Il s'agit de Mickael Manceau ; juriste de formation, 28 ans d'expérience dans les collectivités territoriales. Il prendra ses fonctions officiellement début décembre.
Sur le plan du budget, les discussions "techniques et politiques" avec le Rectorat continuent. La rectrice a donné un "avis réservé" sur le budget rectificatif de 2025 mais rien n'a été signalé concernant la campagne des emplois.
1) Campagne des emplois
Alors même que les composantes/services/laboratoires ont fait remonter 79 postes d'enseignant·es et d'enseignant·es chercheur·es et 53 postes de BIATSS, la Présidence propose une campagne des emplois réduite qui ne permettra pas de répondre aux besoins des personnels et des étudiant·es. Concrètement il s'agit de 29 postes d'enseignants et enseignantes chercheuses et de 18 postes de BIATSS. A cela s'ajoutent 4 cdi d'E-EC et 18 cdi BIATSS (pour rappel, les postes en CDI ont reçu un vote favorable du CSA du 25/09 dernier).
Une fois de plus, la politique gouvernementale qui est de ne pas donner aux universités publiques les moyens pour fonctionner correctement en les mettant en difficulté financière (point d'indice et plan Guérini non compensés…), montre par son désengagement, sa volonté de détruire le service public de l'enseignement supérieur et la recherche.
De plus, à l'échelle locale, la méthodologie exposée pour élaborer cette campagne des emplois semble collégiale… pourtant le Président ne respecte pas les votes issus des conseils des composantes. En effet, alors même que les classements relèvent d'un travail collégial entre les départements et unités de recherche, le Président en fait fi sous l'argument d'autorité "il s'agit de la stratégie de l'établissement".
De plus, nous pointons le refus du Président de mettre au concours un poste pour le master LCCC, seul Master européen formant aux trois langues celtiques (Irlandais, Gallois et Breton). Sans un tel poste, le master devra certainement fermer à court terme. Nous renvoyons la communauté à la déclaration des collègues qui portent ce master (cf. https://filesender.renater.fr/?s=download&token=7ec13930-21c2-4e99-a18d-b42b2daae476)
Face à cet écart entre les besoins nécessaires au fonctionnement de notre université et une campagne minime des emplois de titulaires, toutes les organisations syndicales présentes ont voté CONTRE car tout autre vote légitimerait l'accompagnement de la dégradation de l'UBO.
2) Rapport Social Unique (RSU)
Le RSU donne une photographie sociale (emplois, revenus, démographie…) de l'UBO. Nous remercions les collègues qui ont compilé les informations et produit le RSU dont les données sont riches et intéressantes. Le constat est amer puisque plusieurs inégalités et problèmes dans notre Université sont présents d'année en année :
Précarité qui augmente à l'UBO : 48 % de Contractuel·les parmi les BIATSS. Au global, en 2024, l'UBO a recruté plus de contractuel·les (42) que de titulaires (28).
La précarité croissante se voit aussi par la pyramide d'âge, par exemple pour les enseignant·es (chercheur·es ou pas), l'âge moyen des titulaires est de 51,2 ans et celui des CDD est de 32,3 ans.
Discrimination genrée : Les fonctions les mieux rémunérées et à responsabilités sont essentiellement tenues par des hommes et à l'inverse, les fonctions les moins bien rémunérées sont féminines. Par exemple, il y a 78 % de femmes parmi les CDD catégories C et 75 % d’hommes parmi les Profeseur·es d'Universités.
Au global, les femmes gagneraient en moyenne 900 € de moins que les hommes.
Inégalités de revenus : L'UBO montre de grandes disparités de revenus. Par exemple, le revenu médian des enseignant·.es titulaires est de 3700 € et celui des CDD enseignant·es est de 1799 €. Rappelons que la prime du Président s'élève à 29 400 €.
Pour résumer, face au constat de la précarité des personnels « jeunes » et « femmes » et face aux inégalités salariales, SUD–CGT vote CONTRE une telle photographie sociale. Il est à préciser que ce vote n'est en rien une critique du travail très important effectué par les collègues du service RH.
3) Plan pluriannuel de formation et de développement des compétences des personnels
Les deux documents introduisent une attente institutionnelle forte selon laquelle chaque agent doit se former pour rester “adapté”, “opérationnel” et “performant”. La formation est d’abord pensée comme un outil de performance institutionnelle non comme un droit individuel ou un moyen d’émancipation intellectuelle, ou professionnelle. Il n'y a aucune référence explicite à la formation comme droit culturel ou de développement personnel. On retrouve un vocabulaire typique de responsabilisation managériale : on attend que l’agent s’auto-adapte aux transformations de l’établissement.
Le document proposé au vote considère ainsi la formation uniquement par la performance des collègues et les responsabilise... d'être des bons ou mauvais agents pour leur établissement. Les agents doivent être acteurs de leur formation au regard des stratégies de l'établissement ainsi que son optimisation et non pour leur épanouissement professionnel et individuel. Au regard de ces éléments, SUD-CGT a voté CONTRE ce plan.
4) PSC (Mutuelle Obligatoire)
Après une suspension par l’État, la démarche d'affiliation a repris (nous renvoyons au mail de la CGT du 13/10 pour comprendre tous les enjeux associés à cette mutuelle obligatoire). Cependant, il existe une incertitude sur le financement par l’État du coût pour les établissements.
5) Prime de Noël
Elle sera maintenue en 2025 mais rien n'est certain pour 2026.
6) Grève et déclaration de grève
La DRH confirme (de nouveau) que les collègues n'ont pas à se déclarer grévistes (dans ORHIS), c'est à l'UBO de constater qui est en grève.