À l’occasion du 25 novembre, journée internationale de lutte pour l’élimination des violences contre les femmes, la sonnette d’alarme doit à nouveau être tirée.
Au 21 novembre, 140 féminicides étaient dénombrés en France depuis le début de l’année. 140 femmes tuées parce que femmes.
Du sexisme « ordinaire » au féminicide en passant par le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles (VSS) forment un continuum (familial, institutionnel, sociétal) qui rythme – voire organise – la vie des femmes.
Concernant les VSS, loin des objectifs portés comme « grande cause nationale du quinquennat 2017-2022», leurs chiffres sont toujours aussi alarmants:
1 féminicide tous les deux jours, chiffres constants depuis le décompte entrepris en 2016 (source : noustoutes.org)
1 femme sur 2 a déjà subi une violence sexuelle ;
213 000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint ;
un·e enfant subit un inceste toutes les 3 min ;
85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie ;
80% des femmes en situation de handicap ont été victimes de violences.
Et au travail aussi, ces violences existent :
8000 femmes sont victimes de viol sur leur lieu de travail tous les ans ;
30% de femmes déclarent avoir déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail ;
pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.
Les violences sexistes et sexuelles ne relèvent pas de faits divers. Elles traduisent un système d’inégalités et de domination qui s’exerce donc, aussi, dans le monde du travail. Elles touchent toutes les femmes, quels que soient leur métier, leur âge, leur statut ou leur niveau de responsabilité.
C’est une question politique de lutter contre les violences dans la société et au travail. Nous ne sommes pas dans des histoires isolées, mais dans un phénomène social d’ampleur.
C’est à chacun et chacune d’entre nous de lutter contre ces violences pour faire disparaitre la tolérance qui les entoure. Il y a urgence à agir contre les violences sexistes et sexuelles partout – et sur nos lieux de travail, où les VSS sont invisibilisées et pourtant massives.
Rassemblement Mardi 25/11
- Brest, 18h place de la liberté
- Morlaix, 18h place des otages