L'UBO accueille lundi 18 mai à 18h30 une réunion-débat intitulée « Les Finistériens face à la guerre : rapprocher les citoyens des enjeux de Défense à l’heure des nouvelles conflictualités » animée par Mélanie Thomin (députée PS de la sixième circonscription Châteaulin-Carhaix) et Nicolas Roche (secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale).
Contre la propagande guerrière
Un vent militariste balaie l’Europe. Au prétexte du conflit en Ukraine et de l’instabilité internationale, on nous rejoue la sainte alliance des industriels, des politiciens et des militaires comme avant 1914 et 1940. Et donc, sous l’impulsion du président Macron, se remettent en avant des formes de service national ou militaire rénovées, se développe la réserve, se facilite l’engagement des réservistes, et se multiplie les discours sur la préparation au conflit. Des responsables gouvernementaux ont même expliqué qu’il faudrait être prêts à envoyer nos enfants à la guerre. Ces signaux ne sont pas neutres.
Si l’hypothèse de la guerre ne doit jamais être considérée avec légèreté, nous nous devons d’agir là où nous vivons contre toute montée à la guerre, et donc contre toutes formes de propagande militariste.
Contre l’enrôlement militariste de la jeunesse !
Ce n'est pas un hasard si une telle réunion se tient à l'université. L'objectif est de mener une propagande pour enrôler la jeunesse dans la "défense nationale" et l'armée. Macron avait essayé via le SNU de le faire... et heureusement que ce fut un fiasco grâce à la mobilisation lors de tous les salons vantant le SNU.
Mais la volonté de faire entrer coûte que coûte l’armée dans les programmes et les établissements scolaires amène aux « Classes de défense globale », l’intervention de gradés dans les écoles, la diffusion de la propagande militariste financée par les industriels de l’armement, l’organisation de « projets » prétendument « pédagogiques » en lien direct avec le ministère de la défense, la mention sur le diplôme du baccalauréat…
Les universités s'y mettent aussi, comme l'Université Aix-Marseille qui donne 0,5 points de plus à la moyenne générale aux étudiant·es qui suivent des "séminaires" organisés par les militaires ou associés. L'université de Lorraine a signé une convention de soutien aux politiques de réserve opérationnelle avec les ministères de l’Intérieur et de la Défense.
Tout ceci cherche à rendre désirable aux yeux de la jeunesse l'armée, la défense nationale et les conflits guerriers. Nous devons contester dans nos universités cette propagande.
Contre la collaboration de l'UBO avec les entreprises guerrières
L'augmentation importante du budget militaire amène une manne financière aux entreprises d'armement. En conséquence, les laboratoires sont sollicités par ces entreprises pour collaborer... et développer des travaux de recherche au service de ces entreprises militaires. L'UBO a ainsi des contrats avec Thalès, entreprise accusée par différentes ONG de complicité de crime de guerre. L'UBO a récemment mis en place un partenariat avec la marine militaire (voir ici)
Ce n'est donc pas par hasard si l'UBO a accepté que la réunion du 18 mai se déroule en son sein. La présidence collabore clairement à cette politique belliciste.
Nos activités de recherche et pédagogiques ne doivent pas être utilisées pour développer de nouvelles armes ou favoriser la propagande guerrière. Nous ne devons pas accepter que nos étudiant·es soient enrôlé·es dans un esprit guerrier.
Nous devons affirmer notre opposition à toute collaboration guerrière de l'UBO, en premier lieu à toute propagande dans ce sens.
En conséquence, nous appelons tout·es les collègues et étudiant·es à venir dénoncer l'utilisation de notre université pour de la propagande guerrière
Rendez-vous 18h lundi 18 mai devant l'amphithéâtre Florence-Arthaud (20 avenue Le Gorgeu, arrêt tram "Université")
Ce rassemblement est appelé par CGT - SUD éducation - Force Ouvrière ESR- Union Pirate