COMPTE RENDU CA
DU 06 NOVEMBRE 2025
Sont retranscrits ci-dessous les éléments saillants.
0) Motions
Les élu.es CGT ont soutenu les deux motions proposées au CA :
La 1ère proposée par l’Union Pirate sur la suppression des APL à tous les étudiants extra-communautaires non boursiers sur critères sociaux
celle proposée par la Présidence sur le projet de loi de finances 2026
1) Budget rectificatif 2026
La présidence a communiqué au CA l’avis de la rectrice (du 30 octobre 2025) quant au budget rectificatif discuté à plusieurs reprises lors des séances précédentes (et dans nos CR associés) :
Extrait : « votre établissement respecte les engagements pris en termes de trajectoire financières résultant de conditions de retour à l’équilibre votées lors du conseil d’administration du 12 juin 2025. Par ailleurs la mission d’accompagnement de l’IGESR lui permettra de construire une stratégie visant à assurer un équilibre financier. Au regard des critères de soutenabilités, dont l’un ne respecte pas les seuils préconisés, j’émets un avis réservé sur ce budget. »
VOTE : Les élu.es de la CGT ont voté CONTRE ce budget rectificatif qui acte, une fois de plus, le désengagement et mépris de l’Etat qui a déclaré, il y a peu que « ce n’est pas Zola non plus ». Le rectorat prétend accompagner l’UBO tout en l’asphyxiant et la mettant en souffrance avec des mesures qui ne lui permettent plus d’assurer décemment sa mission de service public.
2) Campagne des emplois 2026
Un vote sous contrôle : Les élu.es CGT avaient demandé la tenue d’un vote à bulletin secret, refusé par la Présidence. Cette dernière a par ailleurs enjoint à plusieurs reprises le CA « à prendre ses responsabilités » et a indiqué qu’elle ne re-soumettrait pas la campagne au vote au prochain CA si elle ne passait pas aujourd’hui, faisant peser ainsi sur les administrateurs-trices la menace d’une campagne blanche.
De nouveau, la campagne des emplois proposée à l’UBO, qui inclut le nombre de postes ci-après, ne couvre pas les besoins de ses composantes :
1. BIATSS : 18 postes de titulaires et 18 contractualisations ;
2. Enseignant·es et enseignant·es-chercheur·es : 29 postes et 4 contractualisations
La CGT continue et continuera de s’opposer à toutes campagnes ‘a minima’ imposées par le rectorat qui n’ont pour conséquences que : 1) de plonger davantage, de façon pernicieuse, l’UBO en souffrance, 2) d’exacerber les stratégies individuelles et clientélistes et 3) de déstabiliser et fragiliser le fonctionnement des composantes.
Illustration récente : comme dénoncé précédemment (cf. CR CGT du CA 25-09), les classements des postes, élaborés collectivement par les départements/unités de recherche et UFR, ont été ignorés au profit d’une « stratégie de l’établissement » imposée sans concertation. Ainsi, la direction de l’UFR Sciences et Technique (ST) a demandé à plusieurs reprises que son travail, entrepris collégialement, soit respecté. Dans une dernière tentative, la direction de l’UFR ST a demandé, lors de ce dernier CA, que les postes perdus sur cette campagne soient priorisés l’année prochaine comme ce fut le cas par le passé.
Toutes ces demandes ont été balayées par la Présidence, ce qui a conduit la direction de l’UFR ST, qui se sent « délégitimée dans ses actions », à appeler un vote de confiance à son conseil le 14 novembre 2025.
L’austérité imposée/subie exige plus que jamais de chacun.e de l’écoute, de l’entraide et un esprit collectif, exemplifiés en premier lieu par les responsables. Or la Présidence fait le choix d’une politique verticale et autoritariste qui n’a pour effet que de déstabiliser et fragiliser le fonctionnement de ses composantes !
VOTE : 6 Contre (dont 2 CGT) ; 2 abstentions et 26 pour. Voter en faveur d’une telle campagne c’est renvoyer le signal que l’on peut tenir ces conditions dégradées et accentuer le mal-être déjà bien installé des personnels UBO. Voter pour c’est faire le jeu, dicté par le rectorat, de resserrer les moyens autour des thématiques « signatures » de l’UBO et ainsi l’affaiblir scientifiquement.
3) Demande d'accréditation Master Enseignement et Éducation (M2E)
Le Master M2E (1er et 2nd degré) sera désormais réservé aux seuls lauréats du concours, entraînant une chute drastique des effectifs à l’INSPE. Cette décision s’accompagne d’un processus d’accréditation contestable : le vote en Conseil d’Administration (CA) est demandé alors que le dossier n’a ni été examiné par le conseil de l’INSPE, ni par la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU).
La répartition des effectifs entre les sites de formation, censée s’appuyer sur la démographie départementale, soulève des interrogations : malgré une démographie similaire entre les Côtes-d’Armor (22), le Morbihan (56) et le Finistère (29), les effectifs attribués ne sont pas équivalents pour le M2E PE. Dans ce dossier, la proposition d’ouverture des parcours PLC et leur localisation (indiquée pour certains sur plusieurs sites) soulève également de nombreuses interrogations (effectifs, ressources humaines).
Bien que la formation soit officiellement portée par plusieurs acteurs (INSPE, EAFC, UFR), la ventilation des blocs de formation n’a été communiquée aux personnels de l’INSPE que le 4 novembre, sans concertation préalable. Les conséquences RH de cette répartition « indicative » pour les personnels (BIATSS, EC, ESAS, PREC, formateurs à temps partagé, PEMF, etc.) restent totalement inconnues.
Face à ces dysfonctionnements et à ce manque de transparence, les élu·es CGT ont voté CONTRE le dossier d’accréditation.
Ouverture prévue à titre indicatif/théorique :
M2E 1er degré : 4 sites de l’INSPE (Brest, Rennes, Saint-Brieuc, Vannes);
M2E 2nd degré et CPE : 16 parcours susceptibles d’ouvrir.
4) Nouveaux statuts INSPE
Si les statuts ont été soumis à la commission interne des représentants des personnels et au conseil d’institut, il est à préciser que plusieurs éléments vont à l’encontre des principes démocratiques, des recommandations de l’audit RPS diligenté en 2022/2023 par le CHSCT, et plus largement du code de l’éducation. De plus, plusieurs éléments des statuts renvoient à un réglement intérieur dont les collègues de l’INSPE ne savent rien. Enfin, des demandes de modifications demandées par les représentants n’ont pas été prises en compte.
Pour tous ces éléments, les élu·es CGT ont voté CONTRE les statuts.