Les Mardis de la contemporaine - Deuxième cycle

Le
À 14h00
UFR Lettres et Sciences humaines, Brest
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Né en 2016, Les Mardis de la contemporaine est un séminaire porté par des chercheurs du Centre de recherche bretonne et celtique (UR 4451). Il se veut un lieu d’apprentissage, de réflexion et d’échange sur une thématique abordée dans une perspective contemporaine. Cette thématique, choisie pour une durée de trois ans, fait l’objet de 12 rencontres réunissant des étudiants de licence et de master, des doctorants, des enseignants-chercheurs et celles et ceux qui y sont intéressés. Après un long focus (2016-2018) dédié à la tradition, le fil rouge retenu pour les années 2019-2022 porte sur la croyance.

Deuxième cycle (2018-2022) : « Croyance(s) : où en sont les sciences sociales ? »

Après un long focus (2016-2018) dédié à la tradition, le fil rouge retenu pour les années 2018-2021 porte sur la croyance. À l’instar de la première, la croyance fait partie de ces notions dont la présence dans la langue la plus courante invite à présupposer l’évidence de sa signification tandis qu’elle est, en fin de compte, enveloppée dans une nébulosité sémantique. Derrière l’évidence, il y a donc l’énigme. Comme souvent. Que le mot renvoie plus ou moins implicitement à l’opinion ou à la foi, qu’il ressortisse, au pluriel, à ces cadres mentaux qui, dès la naissance de l’ethnologie (cf. Arnold Van Gennep, Coutumes et croyances populaires en France, 1924), apparaissaient tels des traits offrant de déterminer les contours d’une société, qu’il se décline dans des contenus ou dans des pratiques ne saurait le condamner toutefois à n’être qu’un passe-partout commode.

Comme tout terme dont la charge est à la fois évasive et catégorique, la croyance appartient à ce lexique dont s’emparent les sciences sociales pour le dépouiller des sens communs aux fins de rendre compte du fonctionnement des sociétés. Le cadre de ce séminaire doit servir à échanger tout autant sur ce qui constitue « l’acte de croire » que sur le contenu des croyances. Crédits accordés à la/aux croyance(s) et bénéfices attendus, distribution inégale de la/des croyance(s) en fonction des groupes sociaux, objets investis selon des processus qui soulignent combien les croyances ont leur historicité dont il convient d’objectiver, autant que faire se peut, les processus qui les rendent imaginables, production de représentations – à visée quelquefois hégémonique – qui s’adossent à ce qui « fait certitude », rôle tenu par les croyances dans l’intellection du monde, compétences liées au « fait de croire » : et si nous « pren|LS|ions|RS| la croyance au sérieux », ainsi que plaide Pierre Lagrange (« Pourquoi les croyances n’intéressent-elles les anthropologues qu’au-delà de deux cents kilomètres ? », Politix, n° 100, 2012, p. 201-220), à la suite d’Alain Boureau.

  

Atelier n° 8 : 29  mars 2022, 14 h (séminaire en ligne)

Nathalie Luca (CéSor, EHESS) : «  Entreprendre : un acte de foi, un croire en acte »

Lionel Obadia (LAHRA, Université Lumière Lyon 2) : « Théories de la croyance et machines intelligentes : des théories classiques à la révolution digitale, continuités et/ou ruptures ? »


Atelier n° 7 : 8 mars 2022, 14 h 30 (séminaire en ligne)

Eric Agrikoliansky (IRISSO, Université Paris Dauphine-PSL) : « À quoi croient les électeurs ? »


Atelier n° 6 : mardi 16 mars 2021, de 14 h à 16 h (format hybride présentiel et visioconférence)
Giordana Charuty (EPHE, IIAC UMR 8177) : « Les arts de l’existence au temps de la Science : perspectives analytiques en Europe occidentale »


Atelier n° 5 : mardi 24 novembre 2020, de 14 h à 16 h 30 (en visioconférence)
Marie Vannetzel (CEDEJ, CNRS) : «  Les islamistes, des croyants qui échappent à la sociologie ? » 
Nicolas Balzamo (Institut d’histoire, Université de Neuchâtel) : «  Le Moyen Âge, un âge de la croyance ? Réflexions autour d’un stéréotype »


Atelier n° 4 : mardi 21 janvier 2020, de 15 h à 17 h 30, salle B001.
Anne Muxel (directrice de recherche, CEVIPOF-Sciences Po) « Les jeunes générations et la politique : confiance, croyances, idéologies ».
Grégory Delaplace (maître de conférences, LESC-Université Paris Nanterre) « Les intelligences particulières. Habiter dans les maisons hantées de l’Angleterre de l’après-guerre ».


Atelier n° 3 : mardi 26 novembre 2019, de 14 h à 17 h, salle B001.
Guillaume Cuchet (professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Est-Créteil, CRHEC) : «  La croyance dans le champ de l'histoire religieuse contemporaine : réflexions sur un objet problématique »


Atelier n° 2 : Initiation 2 (atelier annulé),  mardi 26 mars 2019, de 14 h à 17 h.
Jeanne Favret-Saada (directrice d'études à l'EHESS) : « Le désorcèlement bocain sans hochets conceptuels »


Atelier n° 1 :  Initiation 1, mardi 29 janvier 2019, de 14 h à 17 h.
Elisabeth Claverie (directrice de recherche au CNRS, GSPM) : « Apparaître, un mode d’existence » 
Pierre Lagrange (laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités - LIER) : « Pourquoi les croyances situées à moins de 200 km présentent-elles un intérêt particulier ? »


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