Le(s) féminin(s) en décalage, du décentrement à l'émancipation

Le
À 08h30
Faculté de Lettres et Sciences humaines - Salle B001
V

Cette journée abordera la thématique de l'écart au féminin dans ses acceptions sociales, spatiales, esthétiques et autres à travers l'histoire de femmes "en décalage" et leurs représentations dans le texte, l'image et les arts plastiques et vivants.
 

PROGRAMME

PG

Erratum : l'atelier 4 "Du corps en scène à la mise en scène du corps " est modéré par Alice Rosenthal et non par Charlène Corolleur.

 

 

Article du Télégramme du 18 novembre :

CC

L’ensemble des intervenantes au colloque « Le(s) féminin(s) en décalage : du décentrement à l’émancipation »

 

Ce vendredi 17 novembre 2023 se déroulait, à la faculté de lettres Victor-Segalen, à Brest, une journée d’étude intitulée « Les féminins en décalage : du décentrement à l’émancipation ». Cette rencontre scientifique était organisée par trois doctorantes, issues de champs disciplinaires différents : Clémence Blanc-Gouletquer est inscrite en littérature médiévale à l’Université de Bretagne Sud, Charlène Corolleur en littérature anglophone à l’Université de Bretagne occidentale et Alice Rosenthal en études cinématographiques à Rennes 2.

S’émanciper des carcans de la société
À cette occasion, Angélique Greugny, doctorante à l’Université d’Angers, actuellement à Brisbane en Australie, a présenté, en visio, le parcours étonnant de la femme politique Déwé Gorodé. Cette dernière apparaît comme une pionnière de la lutte pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Elle est l’autrice de plusieurs recueils, nouvelles et pièces de théâtre.
En 2005, cette militante féministe a publié l’Épave, premier roman kanak, qui brise le tabou des violences sexuelles et des abus faits aux femmes. Déwé Gorodé est décédée en 2022, à l’âge de 73 ans. Le monde culturel et politique de la Nouvelle-Calédonie lui avait rendu un hommage unanime, tant elle avait fait avancer la cause du peuple kanak, et plus particulièrement des femmes.
Son exemple, présenté par Angélique Greugny, visait à souligner la multiplicité de la femme et sa capacité à s’émanciper des carcans et des normes que la société lui a imposés.
Toute la journée, ce sont les libertés d’être, d’esprit, de corps, de choix artistique, d’action pédagogique et politique des femmes qui étaient célébrées.