Des voix satiriques/satiric voices : (très) brève histoire de la caricature au Québec

Mise à jour le   20/12/2022

Les premières caricatures que l’on sait avoir été dessinées sur le territoire qui deviendra le Québec remontent à l’été 1759 alors que les forces armées de la Grande Bretagne assiègent la capitale de la Nouvelle France, point tournant dans la Guerre de Sept Ans. Si peu de documents satiriques visuels ont jusqu’ici survécu au premières décennies de l’administration coloniale britannique, l’avènement des revues satiriques à partir de 1837, et ce autant en anglais qu’en français, inaugure une tradition pluraliste importante du dessin de presse que la recherche actuelle s’efforce de relire pour comprendre encore mieux les transformations qu’a connues la société québécoise depuis le 19e siècle. Aujourd’hui, à l’heure de la fabrication et du rayonnement numériques de l’image satirique, les créateurs Aislin, Garnotte, Pascal et autres Chapleau rejoignent un panthéon marqué par les noms de Julien, Racey, LaPalme, Mayerovitch et Collins. Cette conférence aura donc pour but de présenter brièvement une histoire déjà ancienne de deux siècles en touchant à quelques-unes productions visuelles remarquables qui ont enrobé la nation québécoise d’une identité visuelle satirique.


 

Dominic Hardy

 

 

Dominic Hardy s’est joint au département d’histoire de l’art en décembre 2008. Diplômé en histoire de l’art (Ph.D., Concordia), en études canadiennes interdisciplinaires (MA, Trent University) et en arts plastiques (BFA, Concordia), il est spécialiste de la caricature et de la circulation de l’image satirique au Québec (18e-20e siècles). Ses recherches portent sur l’analyse théorique de la caricature politique en relation aux principales collections publiques québécoises. Il a longtemps été impliqué dans l’éducation muséale, d’abord en Ontario à l’Art Gallery of Peterborough (1989-1998) et au Musée des beaux-arts du Canada (1998-99), et ensuite au Musée des beaux-arts de Montréal (1999-2008). Il a aussi enseigné à l’Université Concordia et à l’Université de Montréal.

 

 

Des voix satiriques/satiric voices