Journées Marc-Wiel

Du au
À 18h00
Salle Yves Moraud B001 (conférence du 11/02/2026) et TA Bouguen (séminaire du 12/02/2026)
Journées Marc Weill

La question du coût de la mobilité est devenue centrale dans le débat public, notamment depuis la crise des Gilets jaunes qui a révélé la tension entre fiscalité écologique, justice sociale et dépendance automobile. Longtemps focalisée sur le prix des carburants et des véhicules, cette réflexion s’est élargie aux transports collectifs, où le coût pour les usagers interroge la soutenabilité du modèle actuel.

Parmi les réponses explorées, la gratuité des transports publics s’est imposée comme une mesure emblématique depuis plusieurs années. L’exemple de Dunkerque a ouvert la voie à une dynamique nationale, prolongée par des initiatives comme la métropole de Montpellier ou encore le Luxembourg, qui a généralisé la gratuité à l’échelle du pays. 
En France, près d’une quarantaine de villes ont aujourd’hui franchi le pas, portées par des arguments à la fois sociaux, écologiques et politiques.

Cette tendance soulève néanmoins des interrogations majeures, notamment sur le financement des réseaux. Les recettes tarifaires, bien qu’elles ne couvrent qu’une part minoritaire des coûts, constituent un levier budgétaire important pour les autorités organisatrices. Leur suppression interroge la place et les limites du versement mobilité, principal outil de financement des transports collectifs urbains, ainsi que la contribution des entreprises et des collectivités locales dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.

Au-delà de la seule gratuité, la réflexion porte aussi sur la valeur de la mobilité et la perception de ses coûts réels. Les automobilistes comme les usagers des transports publics sous-estiment souvent ce qu’ils dépensent ou ce que la collectivité prend en charge, rendant le débat parfois confus.

Les Journées Marc-Wiel invitent à interroger les implications sociales, environnementales et politiques de la gratuité des transports, mais aussi à élargir la discussion à la mobilité gratuite sous toutes ses formes : réseau routier, covoiturage ou autopartage, dont les modèles économiques évoluent sous l’effet de la plateformisation des services.

Trois axes thématiques guideront les débats et les réflexions : 
1. La gratuité des transports comme objet politique 
2. Le financement, modèle économique et équité fiscale 
3. Les impacts sur la mobilité et les pratiques urbaines

En savoir + : https://geoarchi.bzh/scenes/page/journees-marc-wiella-gratuite-en-question-2026-02-11