Intégrité scientifique et déontologie

Mise à jour le   13/02/2026

L'intégrité scientifique au cœur de l'activité de recherche

L’intégrité scientifique est définie dans le code de la recherche (article L. 211-2) comme « l’ensemble des règles et des valeurs qui doivent régir les activités de recherche pour en garantir le caractère honnête et rigoureux ». Elle « contribue à garantir l’impartialité des recherches et l’objectivité de leurs résultats ». Indispensable au bon fonctionnement de la recherche, l’intégrité scientifique est également essentielle pour garantir la confiance des citoyens à l’égard des sciences. Toutes disciplines confondues, les bonnes pratiques en matière de recherche reposent sur des principes explicités dans le code de conduite européen pour l’intégrité en recherche :

  • La fiabilité dans la conception, la méthodologie, l’analyse et l’utilisation des ressources ;
  • Le respect envers les collègues, les participants à la recherche, la société, les écosystèmes, l’héritage culturel et l’environnement ;
  • L’honnêteté dans l’élaboration, la réalisation, l’évaluation et la diffusion de la recherche, d’une manière transparente, juste, complète et objective ;
  • La responsabilité pour les activités de recherche, de l’idée à la publication, leur gestion et leur organisation, pour la formation, la supervision et le mentorat, et pour les implications plus générales de la recherche.

L’UBO met en œuvre un dispositif pour assurer cette intégrité

Dans le cadre de sa politique de développement de la recherche et d’innovation, l’UBO doit apporter les garanties nécessaires quant à l'honnêteté et la rigueur de la recherche qu’y sont menées, au regard des attentes des financeurs et de la société civile. Dans ce contexte, l’UBO a désigné un référent intégrité scientifique (RIS). Il est assisté de 2 assesseurs chargés d’apporter une expertise complémentaire. Le RIS recueille et instruit tout signalement relatif à un manquement présumé à l’intégrité. Il assure également des missions de conseil et de prévention auprès de la communauté.

Référent intégrité scientifique (RIS) : Claude FEREC
Assesseurs : Georges BARBIER et Jacques LEGOFF  

Pour toute question : referent-integrite-scientifique@univ-brest.fr

 

Professeur émérite, Claude Ferec poursuit ses recherches au sein du laboratoire de Génétique Génomique fonctionnelle et Biotechnologies (GGB - UMR 1078). Il a été nommé référent intégrité scientifique (RIS) de l'UBO fin 2023. En 5 questions, il nous en dit plus sur ses missions en tant que RIS de l’UBO.

Vous avez été nommé référent intégrité scientifique par le président. Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter cette fonction ?
Claude Ferec : J’estime que cela correspond à mes valeurs. Et cette proposition est aussi arrivée au bon moment. Je suis désormais émérite et j’ai donc plus de liberté car je ne suis plus dans l'opérationnel. J’ai l’expérience, la légitimité que m’offre cette fin de carrière, mais aussi une bonne connaissance du milieu, de son fonctionnement et de ses problématiques. Les conditions étaient donc réunies.

Pouvez-vous, en quelques mots, définir ce qu’est l’intégrité scientifique ? 
C. F. : Ce sont toutes les règles et les valeurs qui régissent l'activité du chercheur et qui en garantissent le caractère honnête et rigoureux. C’est au cœur des unités de recherche que l’intégrité scientifique se met en place.

Comment se concrétisent les dérives et sont-elles nombreuses ?
C. F. : Les manquements à l’intégrité scientifique peuvent prendre différentes formes. Certains sont considérés comme des fraudes, à l’instar du plagiat ou de la fabrication de données. Quand d’autres relèvent d'une « zone grise » de l’inconduite scientifique, comme la dissimulation de liens d’intérêts par exemple.
Il reste que le nombre de rétractations d’articles a connu une hausse exponentielle sur les dix dernières années. C’est un signal fort. La compétition académique accrue qui exerce une réelle « pression à publier » sur les chercheures et chercheurs ou encore l’utilisation de l'IA sont autant de facteurs de risques. C’est donc essentiel d’assurer cette intégrité.

Quelles mesures ont été adoptées pour lutter contre ces manquements et pour favoriser l’intégrité scientifique ?
C. F. : Si l’intégrité scientifique fait partie intégrante de toute activité de recherche, sa reconnaissance et son inscription légale sont assez récentes et ne datent que d’une trentaine d’années. La formation à l'intégrité scientifique des doctorantes et doctorants n’est obligatoire que depuis 2016 par exemple. Quant à la nomination d'un référent ou d'une référente au sein des établissements publics contribuant au service public de la recherche, elle n'a été rendue obligatoire qu’en 2021 (décret n° 2021-1572). Il y a donc eu un réel déficit en matière d’information et de formation qu’il convient de combler.
À mon sens, un levier supplémentaire serait également d’adopter une évaluation de la recherche académique plus qualitative que quantitative.

Quelles sont vos missions en tant que référent intégrité scientifique de l’UBO ?
C. F. : Mon rôle premier est de prendre en compte toute plainte ou tout signalement, de mener les investigations nécessaires, puis de présenter un rapport de conclusions au président de l'université. C’est lui qui a la responsabilité des réponses à apporter qui peuvent aller de mesures d'accompagnement à des sanctions disciplinaires.
J’assure également une mission de sensibilisation et je peux ainsi intervenir à la demande des composantes ou des responsables d’unité de recherche, auprès des équipes ou au sein des écoles doctorales.
J’invite enfin tout membre de la communauté universitaire qui aurait une question, ou besoin d’un conseil sur une problématique liée à l’intégrité, à me contacter.  

Cadre général de la déontologie des agents publics

Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires :

"Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l'exercice de ses fonctions, il est tenu à l'obligation de neutralité. Le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. A ce titre, il s'abstient notamment de manifester, dans l'exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses. Le fonctionnaire traite de façon égale toutes les personnes et respecte leur liberté de conscience et leur dignité. Le fonctionnaire veille à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit d'intérêts dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver."